Anges et Shiatsu
Publié par Steph le 11th juin 2010
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Publié par Steph le 21st décembre 2009
Certains et certaines, à la lecture des posts parlant du Shiatsu, m’ont demandé ce que je trouvais dans cet art et ce que celà pouvait m’amener dans l’Aïkido. Difficile de répondre à celà, simplement c’était quelque chose que j’attendais depuis longtemps…
Une petite analyse de la relation entre nos deux disciplines :
Littéralement Aïkido signifie : Voie de l’unification des énergies. Cela suffit à comprendre que nous sommes dans le même domaine, la maîtrise de l’énergie. Mais allons voir un peu plus loin et reprenons le petit lexique du Shiatsu pour le transposer à l’Aïkido…
Parlons de «Ki», cette énergie interne que l’on propose de rétablir dans des séances de Shiatsu et que l’on retrouve dans tous les instants de la vie. Ce Ki, situé au niveau du Hara, le centre de l’homme, la naissance de la puissance et de la vitalité, l’Aïkidoka en a bien besoin lorsque l’attaque d’Uke arrive. Mais l’on peut parler aussi de Yin et Yang. L’Aïkidoka n’est il pas soumit lors de sa pratique à de multiples changements, Uke et Tori, unifient leur corps et esprit, avancent et puis reculent, pivotent à gauche et puis à droite, jouent avec le haut et le bas, inspirent et expirent. Ne sont-ils pas habillés de noir et de blanc ? La liste est longue et non exhaustive.
Regardons également du côté des 5 éléments. Imaginons une technique partant d’une attaque frappée. L’immobilité de Tori dans l’attente du moment idéal à l’esquive ressemble à la terre, il est enraciné, les pieds vissés au Tatami, l’équilibre parfait. Le mouvement qui suit correspond à une intense émotion car il faut bouger au bon moment, c’est le commencement, la montée du dynamisme, cela demande de l’audace, de l’imagination et une bonne perception visuelle. Tout est clair nous sommes dans le bois.
L’esquive est suivie de la construction d’une technique qui porte Tori dans la sublimation de soi, c’est le point culminant de la technique, la plénitude. Nous sommes maintenant dans le feu. Que cette technique se termine par un contrôle au sol ou une projection, Tori passe à ce moment là dans une phase de terminaison, c’est la descente énergétique, l’expiration, en quelque sorte l’automne, le couchant. Cette fois il s’agît du métal. Enfin, Tori s’éloigne, la technique est terminée, il reprend son calme, c’est la dissolution entre Tori et Uke. La concentration reprend pour une prochaine technique, c’est la fin avant la renaissance, en quelque sorte l’hiver. Nous sommes dans l’eau.
Si nous analysons Kyo et Jitsu (vide et plein), il est évident que les différents temps de construction d’une technique passe par ces phénomènes, nous l’avons vu pour les 5 éléments, des moments forts suivent « le laisser faire ». Keiraku (système circulatoire) correspond bien au mouvement décrit par un Taïsabaki ou un Tenkan, ces moments de grande mobilité ou le corps suit une trajectoire bien définie.
Pour résumé nous pourrions dire que la pratique de l’Aïkido demande, comme pour le Shiatsu, beaucoup de compassion envers son partenaire, et il est remarquablement démonstratif des différents moments de la vie quel qu’elle soit; le calme vers l’activité, de la colère à la sérénité, de la haine à l’amour, de la naissance à la mort et tout recommence infiniment, sans jamais cesser. C’est ce que l’on nomme l’impermanence….
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Publié par Steph le 7th décembre 2009
Ces vendredi et samedi, à nouveau cours de Shiatsu avec Frans Copers, quelqu’un que je considère vraiment comme un maître, pareil à certains rencontrés au cours de ma vie d’Aïkido, j’avais déjà écrit celà dans un précédent article.
Comme à chaque fois, une préparation très intéressante portant cette fois sur des « mudras » effectués en kototama (science des sons japonaise qu’O Sensei utilisait fréquemment dans sa pratique). Ces beaux moments suivis de quelques exercices d’Aïkido, art que notre hôte a pratiqué assez longtemps, allaient nous conduire vers une pratique un peu particulière dénommé le « Sotai ».
Le Sotaï est, en fait, un système assez efficace basé sur des exercices très simples visant, entre autres, à corriger les distorsions dans les postures corporelles. Son action peut avoir comme effet d’éliminer les douleurs dorsales, dans le cou ou dans les épaules, et de libérer les raideurs musculaires ou douleurs dans tout le corps. On commence généralement par les pieds et on termine au niveau du cou. Il peut également être utilisé pour libérer les blocages énergétiques dans les méridiens qui circulent à travers le corps. Suivant la médecine orientale, ces blocages empêchent notre ki de circuler librement et de ce fait seraient source de tensions pouvant conduire à la maladie ou un mal-être.
La pratique se base principalement sur des étirements ou sur des actions donneur/receveur.
Une des grandes particularités est que c’est le « patient » qui dans ce cas travaille en grande partie, le « thérapeute » n’étant que guide ou aidant.
Exemple : Nous avons tous une jambe plus courte que l’autre, ne fut-ce que de quelques millimètres, le receveur tirera la jambe concernée vers son épaule par une action de la hanche, le donneur retenant légèrement le pied (action légère de résistance), le relâchement se fera par la respiration.
Le Sotai a été développé au Japon au milieu du 20e siècle par Keizo Hashimoto, un médecin japonais, à partir des techniques occidentales de kinésithérapie.
Si en Shiatsu, il faut avoir beaucoup de ressenti, ici il faut faire preuve d’instinct et mettre cette maxime japonaise en application :
"Shiatsu no kokora wa haha gokoro" que l’on peut traduire "l’esprit du shiatsu est le coeur de la mère" à comprendre par là : l’instinct d’une mère pour son enfant (merci Léo pour la traduction ;o)…
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Publié par Steph le 2nd décembre 2009
Vendredi dernier, toujours dans le cadre de notre deuxième année de Shiatsu, nous avons eu droit à un cours de réflexologie donné par notre ami Marc Watelet, éminent réflexologue et qui suit la formation avec nous. Comme tout le monde, je connaissais cette discipline de nom mais n’avais jamais vraiment testé.
Cela fait un bien fou, et ce même si l’on est chatouilleux ;o), ce n’est pas mon cas mais les personnes l’étant ne se sont pas senties mal à l’aise lors des exercices. Evidemment, un cours de 3 heures ressemble plus à une introduction qu’à un cursus complet qui dure environ 3 ans…Aussi, c’était un peu condensé mais ce que l’on a vu m’a vraiment donné envie de perfectionner cette approche. Pas beaucoup de techniques, nous avons surtout vu l’échauffement qui dure environ un quart d’heure, rien que çà c’était génial, le reste étant consacré à la théorie. Certains points m’ont bien marqué, tel le point du plexus solaire…en pressant fortement, on ressent distinctement une douleur au niveau du dit plexus.
Petite présentation de la réflexologie :
La réflexologie vise à mobiliser les processus d’autoguérison du corps. Elle se pratique en exerçant une pression soutenue, avec le bout des doigts, sur des zones ou des points réflexes situés sur les pieds, les mains et les oreilles qui correspondent à des organes ou des fonctions organiques. D’autres points réflexes, situés ailleurs sur le corps, peuvent aussi être stimulés selon une nouvelle forme de réflexologie appelée intégrale ou tibétaine.
La réflexologie n’est pas une technique de massage, insistent les praticiens, même si elle peut y ressembler à première vue. Elle serait davantage apparentée au shiatsu ou à l’acupuncture. La réflexologie ne prétend pas guérir des maux spécifiques. Elle cherche plutôt à apporter un certain soulagement à un grand nombre d’affections : des maux de tête ou de dos au syndrome prémenstruel en passant par le stress, les troubles respiratoires.
Des illustrations et des textes anciens permettent de penser que les Chinois et les Égyptiens ont utilisé une forme de réflexologie des pieds durant l’Antiquité. La réflexologie moderne remonte aux travaux d’un médecin américain, le Docteur William Fitzgerald. Tandis qu’il cherchait une méthode d’anesthésie en chirurgie mineure, il découvrit que la douleur éprouvée par ses patients diminuait s’il appliquait une pression sur certains points du corps. Sa théorie, élaborée en 1913, repose sur un modèle anatomique qui divise le corps en dix zones énergétiques, allant de la tête aux pieds, chacune étant liée à des endroits précis du corps : les zones réflexes.
Les points réflexes ne se retrouvent pas exactement aux mêmes endroits sur les différentes chartes de réflexologie. Cela s’explique par deux facteurs, selon les réflexologues. D’abord, puisque l’approche continue d’évoluer, l’identification de l’emplacement des points peut varier légèrement en fonction des recherches et de la pratique clinique. Ensuite, les points sur les chartes seraient indicatifs. Leur emplacement exact pourrait différer un peu, selon la morphologie des individus. Un praticien expérimenté devrait pouvoir trouver les points avec une bonne précision grâce aux réactions de son patient. À titre d’exemple, une personne ayant un problème au foie pourra ressentir une certaine douleur si l’on presse exactement le point réflexe correspondant à cet organe…
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Publié par Steph le 22nd novembre 2009
Notre formation a maintenant atteint son rythme de croisère et les cours aussi différents les uns que les autres se succèdent, tous orchestrés de main de maître par Elisa.
Ce vendredi, nous avons étudié un Do In élaboré par Michio Kushi, très intéressant, j’y ai retrouvé certains mouvements ressemblant au Jikkyo Jitsu, la "gymnastique" traditionnelle japonaise et appliquée par moment par Tamura Sensei.
Nous avons également revu (et c’était nécessaire) les diagnostics des points Shu (ou Bo) et Mu (ou Yu).
Les points Shu sont différents points sur le côté verso (le ventre) et sont reliés aux organes, ils sont plutôt liés à l’état présent.
Les points Mu se situent dans le dos, le long de la colonne vertébrale sur les lignes du méridiens Vessie, ils représentent plutôt le "passé", des aspects héréditaires liés aux organes.
Intéressant également, l’étude des zones Masunaga dans le dos, Masunaga Sensei étant un des grands maîtres du Shiatsu contemporain.
C’était vraiment bien et mieux que le dernier cours que nous avions suivi (ce n’était pas du Shiatsu ;o), enfin c’était juste un sentiment personnel.
Nadia Andries (de l’Institut Lifeforce Shiatsu) nous a donné ce samedi un cours de Oki Yoga, je n’y ai participé que l’après-midi donnant aiki aux enfants le matin. Les exercices étaient travaillés par élément (eau, bois, terre, feu, métal et feu ministre) de façon normale et puis en dynamique le tout entre coupé du makkoho correspondant à l’élément.
Je ne connaissais pas du tout Nadia, juste son école de nom et la réputation de pratiquer un Shiatsu assez costaud…
Un enseignement très dynamique (on n’arrête pas une seconde) non dénué d’humour ce qui toujours agréable. Bon, j’analyse souvent le fait que tout à la même base et que dans les temps reculés, probablement que les Budos étaient associés à des manières de soigner ou de prévenir certains maux.
Ici, j’ai retrouvé à nouveau certains exercices aiki, pratiqués notamment par Sugano Sensei et dont j’ignorais jusqu’à présent la signification (d’autres doivent être dans le même cas ;o). Comme par exemple d’écarter et de ramener les mains vers le sternum, en fait ce ne sont pas les bras qui travaillent mais l’action doit partir du point Renmai 17 lié au méridien du maître du coeur à travers les majeurs, encore une découverte.
Vivement le prochain cours qui portera sur la réflexologie…
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Publié par Steph le 16th octobre 2009
Une présentation des exercices que nous pratiquons en Shiatsu bien sûr mais aussi en Aïkido, plusieurs d’entre vous m’ont demandé le pourquoi du comment, j’espère apporter quelques réponses…
Masunaga, maître de shiatsu et de DO-IN du XXème siècle a créé une série d’étirements spécifiques qu’il appela « Makko Ho », pour chaque paire de Méridien. Pratiqués régulièrement, ils développent le Qi, renforcent le Hara, et la souplesse de toutes les articulations. Ces exercices se font par série. Chaque série est destinée à mettre en mouvement l’énergie de tel ou tel organe et du méridien correspondant. Pour harmoniser l’ensemble, il est recommandé de faire la série complète quotidiennement. Vous faites ainsi votre bilan énergétique « ici et maintenant » : les postures ne présentent pas de réelles difficultés, si vous pouvez y rester sans impatience, sans que votre respiration soit perturbée, c’est que votre équilibre énergétique est bon.
En revanche, une difficulté rencontrée pour réaliser plusieurs postures est le reflet d’un déséquilibre énergétique. Accordez donc davantage de temps à la réalisation de ces postures plus délicates. Vous améliorerez ainsi progressivement confort et surtout vous réharmoniserez votre système énergétique. Toutes les postures sont statiques: une fois que vous êtes installé, restez le temps de sept respirations profondes, sans forcer. Votre respiration guide le geste. Et en prolongeant progressivement vos expirations, vous obtenez une meilleure détente, un meilleur lâcher-prise et donc une progression douce dans la posture, sans esprit de compétition, envers vous-même, ou envers les autres. Ne vous imposez aucun défi…
1. Poumons et Gros Intestin
Pour le Poumon et le Gros Intestin, commencez vos exercices debout pieds écartés à la largeur des épaules. Accrochez vos pouces entre eux dans le dos, expirez et penchez-vous en avant depuis les hanches, en étirant les bras en haut, en dehors. Les genoux seront légèrement fléchis. Respirez et détendez-vous,un peu plus à chaque respiration. Redressez-vous très lentement sur l’expiration.
2. Estomac et Rate
Assis en position de Seiza allez le plus bas possible entre vos talons. Ne forcez pas si vos genoux sont douloureux, restez simplement assis ainsi jusqu’à ce que vous vous sentiez à l’aise. Appuyez vous sur vos mains, ouvrez la poitrine.
Ensuite appuyez vous sur les coudes, et progressivement descendez complètement. Allongez les bras au dessus de la tête si cela vous semble confortable. Expirez à chaque fois que vous adaptez une nouvelle posture
3. Coeur et intestin grêle
Asseyez-vous presque en tailleur, la plante des pieds collées l’une contre l’autre. Attrapez-les et rapprochez-les le plus possible de l’aine, dans une position confortable. Laissez les genoux tomber vers l’extérieur, ensuite servez-vous de vos pieds comme d’une ancre: relevez le buste et expirez doucement. Dans cette position penchez-vous en avant jusqu’à expiration totale. Détendez vous et inspirez plusieurs fois jusqu’à dans votre Hara, les coudes étant à l’extérieur des genoux. Inspirez lorsque vous vous redressez.
Amenez les mains à la hauteur des pieds, mais n’essayez pas de vous agripper à vos jambes ni de tirer vers le bas. Restez simplement penché ainsi, respirez. Détendez dos, nuque, épaules, bras et jambes.
4. Vessie et reins
Asseyez-vous aussi droit que possible. Allongez les jambes devant vous, détendez les genoux et laissez vos pieds tomber vers l’extérieur. Détendez les fesses etbasculez le bassin de manière à être assis sur les ischions. Si cela vous semble difficile asseyez-vous sur un petit coussin. Inspirez et tendez les bras ou dessusde votre tête, paumes vers l’extérieur. Sur l’expiration pliez-vous vers l’avant. Le mouvement part des hanches. Le tronc et le dos restent bien droits.
5. Péricarde et triple réchauffeur
Asseyez-vous en tailleur dos bien droit. Calez solidement le pied intérieur près de l’aine. Croisez les bras et attrapez vos genoux. Expirez et penchez-vous en avant depuis les hanches. Avancez les épaules vers l’avant et détendez le haut de votre corps, la nuque et la tête. Détendez le bassin et appliquez-vous à ce que les fesses ne décollent pas du sol. Respirez dans votre Hara. Expirez en vous redressant, inversez le croisement des jambes et des bras et recommencez.
6. Vésicule Biliaire et Foie
Asseyez-vous au sol, jambes largement écartées. Tournez-vous à partir de la taille vers votre pied gauche. Soutenez et soulevez le tronc et le rachis, de la main gauche appuyée sur le sol derrière vous. Ensuite entourez votre taille du bras droit, et inspirez en relevant le bras gauche. Expirez lentement en penchant le buste et le bras gauche dans l’alignement de la jambe droite. Laissez le bras pendre par dessus la tête, détendez-vous, respirez deux ou trois fois, relâchez la position et recommencez le mouvement du côté opposé.
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Publié par Steph le 15th septembre 2009
Il n’y a pas que les humains qui aiment masser…et être massés….un peu de détente après l’examen de dimanche passé
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Publié par Steph le 9th septembre 2009
Journée Nationale du Shiatsu :
Elle aura lieu le dimanche 20 septembre, de 10h à 18 h, dans le centre culturel Nekkersdal (Blvd E. Bockstael 107, 1020 Laeken, Bruxelles) :
L’idéal pour découvrir, seul(e) ou en famille, cet art merveilleux, l’occasion aussi de se faire masser à l’oeil ;o))
L’Ecole d’Elisa Carpiaux dans laquelle j’étudie modestement y tiendra un stand (www.massotherapie.be).
A ne pas rater…
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Publié par Steph le 7th septembre 2009
Ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas trop la ramener ou avoir un gros cou mais bon, certaines nouvelles font parfois tellement plaisir et vous rendent heureux, je vous annonce donc avoir réussi la première année de formation professionnelle en Shiatsu…plus que quelques dizaines d’années avant de maîtriser un peu mieux cet art merveilleux…
Pour fêter celà, un joli texte sur cette technique encore trop méconnue…
La séance de shiatsu (ou d’autres techniques d’ailleurs) est un échange, un partage, un partage de temps, d’énergie, et d’attention.
L’Attention compte mais aussi l’Intention, autant celle du donneur que celle du "receveur",. Car celui qui reçoit devrait lui aussi tenter de s’ouvrir à ce moment de qui lui est consacré. Je précise car on peut malheureusement trop souvent ne pas se "donner" à cette relaxation, ne pas se décrisper, ni lâcher prise. La pratique aura donc moins de profondeur, d’impact, même s’il portera tout de même des effets. Voilà un aspect important trop peu souvent abordé. Le receveur a son rôle dans cette rencontre donneur/receveur. Il aura un rôle à la fois d’acteur, dans le sens ou il vient pour prendre soin de lui, et de receveur, dans une position la plus proche du lâcher-prise et de l’accueil, en laissant faire le donneur, en se détendant complètement lors de la séance.
La séance, vu sous cet angle, devient donc un moment de rencontre, un "lieu" où chacun devra donner et recevoir. Les Japonais ont d’ailleurs un proverbe qui illustre cela magnifiquement : "Un instant, une rencontre", idée proche de l’adage du Zen (qui a grandement influencé le shiatsu) prônant l’ancrage dans l’instant présent le "ici et maintenant".
Etre présent
Cependant de nos jours, nous avons trop souvent tendance à ne pas être là où nous sommes, projetés dans le passé, …où dans l’avenir, les projets, craintes…Tout cela nous arrache au moment présent, si précieux. De même, dans la séance de shiatsu (ou autre chose d’ailleurs) que l’on s’accorde, nous risquons d’en profiter qu’à moitié, car notre corps serait là, tandis que notre mental serait on ne sait où, à galoper dans ses pensées, empêchant un bref mais salvateur lâcher-prise dans l’ensemble de notre être.
Pas simple me direz-vous. Mais prendre soin de soi est un chemin, un chemin d’ouverture (à soi-même puis à l’autre d’ailleurs). Là je n’invente rien! Observez autour de vous toutes ces méthodes, pour retrouver un peu de calme dans ce monde de plus en plus stressé, inquiet pour son avenir, en pleine transformation…
C’est un chemin à la rencontre de soi même, de ses profondeurs. Je dis "chemin" car tout cela n’est pas de prime abord totalement accessible. Il faut, chez la plupart de gens, du temps, pour se connaître, pour reconnaître certaines tensions en soi et ensuite pour se dire que l’on peut y remédier avant que les choses ne se compliquent, prendre rendez-vous, puis maintenir cette attention dans le temps. Bref il faut du temps pour prendre soin de soi, lâcher prise progressivement.
A travers les âges, le soin corporel a toujours été une réponse de l’âme au corps. Les "sociétés traditionnelles" ont toujours vu dans la palpation, la manipulation corporelle, ou encore l’étirement du corps des moyens efficaces de maintenir un équilibre psycho-physique (Shiatsu, Yoga, Qi gong, Abyangha, Tuina… ). L’âme et le corps sont vus comme un ensemble (Médecine Traditionnelle Chinoise, Ayurvéda…) répondant à une subtile alchimie à la fois entre le corps et l’âme mais aussi entre l’intérieur de soi-même et le monde extérieur. Le soignant intervenait à "l’extérieur" pour que "l’intérieur" du corps soit rééquilibré. Et tout cela se faisait dans une grande écoute de l’autre ….et de soi-même pour ainsi maintenir le concept d’équilibre, si cher à la Médecine Traditionnelle Chinoise, aux Taoïstes.
Le shiatsu héritant de cette tradition ancre ses racines dans ces concepts millénaires pour en faire une pratique tout à fait actuelle, permettant aux Hommes d’aujourd’hui de retrouver leur calme des profondeurs, l’unité de leur être pour un mieux vivre.
Ainsi, si le corps souffre, la tête (ou le coeur!) trouve une solution. Seulement les deux, tête et corps, sont en réalité indissociables (selon le concept oriental), même s’ils sont distincts. Et cette idée que le receveur se doit de faire un chemin en conscience en lui-même se traduira par : pourquoi prendre rendez-vous, s’y présenter l’esprit préparé en ne déléguant pas tout au praticien comme l’on peut le faire parfois mais être aussi acteur. Le "receveur" sentira qu’il devient aussi actif pour son propre bien-être, pour le maintien de sa bonne santé. Ce faisant, il offre la séance à son corps, il s’occupe de lui, et harmonise à nouveau corps et tête, simplement en se présentant dans cet état d’esprit au rendez-vous.
Prendre soin de soi, c’est commencer à s’estimer, à s’aimer. Et s’aimer soi-même est le véritable chemin pour commencer à aimer l’Autre, à s’ouvrir plus, état d’esprit harmonisant s’inscrivant dans une vision altruiste voire spirituelle (toutes ces pratiques sont fortement influencées par le bouddhisme, taoïsme, hindouisme…).
Il est parfois difficile d’apprendre à prendre soin de soi, c’est en cela que c’est un chemin. Mais celui-ci nous mènera peu à peu vers un véritable changement de vie, une vie plus paisible, plus lumineuse…
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Publié par Steph le 27th juin 2009
La belle-mère et sa bru vivaient sous le même toit.
Depuis le début, les deux femmes ne pouvaient se supporter. Le mari, lâche comme la plupart des hommes dans cette situation, se gardait bien de prendre parti.
La vie de la jeune femme était devenue intolérable et elle éprouva une haine sans borne pour son bourreau de belle-mère. Elle résolut de la faire disparaître discrètement et décida donc d’aller consulter une vieille chamane vivant dans une cabane de branches non loin du village.
Sans manifester la moindre émotion, la vieille écoute sa funeste demande.
Elle ferma les yeux un long moment et répondit enfin : « En matière de poison, il faut être très prudent.
Je vais vous donner un mélange d’herbes toxiques qui agissent très lentement.

Pour activer leur effet, vous devrez masser votre belle-mère deux fois par jour. Mais pour qu’elle accepte ce traitement, vous verserez tout d’abord cette préparation dans sa nourriture. Elle sera malade quelques jours.Quand le médecin du village l’aura auscultée sans trouver de remède, envoyez-moi chercher. Je donnerai alors la prescription ».
Le plan se déroula comme prévu.La vieille de la montagne fut appelée au chevet de la belle-mère. Elle prescrivit une tisane et des massages deux fois par jour pour un mois.
Elle montra à la jeune femme comment les exécuter. Par la vertu des massages quotidiens, la belle-mère se détendit et son caractère se bonifia.

Les deux femmes se rapprochèrent, leurs énergies s’harmonisèrent. Au bout de quinze jours, elles étaient devenues comme mère et fille, liées par une véritable affection.
La belle-fille fut prise de remords. Elle courut jusqu’à la cabane de la magicienne pour lui demander un antidote.
La vieille l’accueillit avec un sourire radieux : « Ne vous inquiétez pas ma fille, la tisane est inoffensive. Elle est même bénéfique. Tout s’est déroulé comme je l’avais prévu. La pratique du Tao nous enseigne à transformer le négatif en positif. » Ce fut comme une révélation pour la jeune femme.
A partir de ce jour, elle revint souvent rendre visite à la vieille de la montagne pour suivre ses traces sur les sentiers de la sagesse.
Elle prit ensuite sa succession comme médecin des corps et des âmes, surtout à travers l’art du massage, qu’elle transmit généreusement.
Peut-être est-elle à l’origine de cette jolie habitude familiale en Orient : de se masser les uns les autres au quotidien…
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