Publié par Steph le 24th octobre 2008
J’apprécie de flâner dans les bouquineries et librairies, parfois sans rien acheter, juste pour parcourir quelques livres et également ressentir l’ambiance du lieu. Il y a peu, j’ai fait la découverte d’un ouvrage intéressant appelé « Pachi Pachi » reprenant 180 kanjis et aussi pas mal de vocabulaire. Ce cahier s’adresse à tous et si, comme nos juniors lors des stages, vous avez suivi l’enseignement de Omata Takako Sensei, cela vous ravira.

Une méthode simple et ludique…vous pouvez n’apprendre que le tracé des 180 kanji présents dans cet ouvrage. Vous pouvez également aller un peu plus loin si vous le souhaitez et mémoriser quelques mots de vocabulaire. Quelque soit votre but, laissez-vous guider ! Il suffit de repasser avec votre crayon les kanji en grisé, et le tour est joué ! Vous écrivez harmonieusement, en respectant le bon tracé et les proportions correctes des signes. Les idéogrammes sont présentés par type, 1 trait, 2 traits, et ainsi de suite et se constuisent de manière progressive.
Voici les indications sur le livre, il ne coûte pas trop cher: 8 euros.
• Broché: 63 pages
• Editeur : Ellipses Marketing (30 novembre 2007)
• Langue : Français
• ISBN-10: 272983690X
• ISBN-13: 978-2729836900
Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »
Publié par Steph le 22nd octobre 2008
Un élève m’a passé quelques Dvd du génial Kurozawa. Je suis vraiment fan de ce cinéma et j’ai vraiment pris un grand plaisir à les visionner.
Outre le légendaire « Sept Samourais » que je ne vous ferais pas l’insulte de vous décrire, deux autres films étaient à l’affiche…
Le Garde du corps avec le fameux Toshiro Mifune (dont on peut retrouver une très complète biographie dans la revue de l’AFA) date de 1961 et est filmé en noir et blanc.
Au milieu du XIXe siecle le samourai Sanjuro loue ses services a une des bandes qui règnent sur un village au détriment des villageois. Voyant qu’on veut se débarrasser de lui après qu’il eut accompli la salle besogne, Sanjuro va décimer les deux bandes qui se déchirent le village. Le plus intéressant n’étant pas les scènes de combat (assez rares à vrai dire…) mais plutôt les stratagèmes utilisés pour monter les malandrins les uns contre les autres, un régal…
Pour l’anecdote, Toshiro Mifune (plus de 170 films à son actif !) était un expert dans le combat à mains nues et également 7ème Dan de Kendo….
Mon préféré des trois fut vraiment « Après la pluie » traduction de « Ame agaru », film tourné en 1999 dont Kurozawa écrivit le scénario et réalisé par Takashi Koizumi. L’acteur principal est, à mes yeux, assez inconnu, il s’agit de Akira Terao, né en 1947 et à la filmographie assez courte (7 films..), plutôt reconnu comme musicien mais qui campe ici un personnage original…

Tout commence par une après midi pluvieuse. Ishei Misawa et sa compagne souhaitent traverser le fleuve mais les mauvaises conditions climatiques les en empêchent… Obligés de s’abriter dans une auberge, le couple se repose et laisse défiler les heures d’attentes. Ishei Misawa passe son temps alors à aider les personnes dans le besoin, faisant preuve d’une extrême bonté, voire même de mansuétude. Un jour, alors qu’il se promène paisiblement dans la forêt en attendant la décrue de la rivière, il s’interpose dans une rixe entre deux jeunes samouraïs. Sa maîtrise du sabre et de l’art du combat réussit à dissuader les combattants à s’affronter. Plus loin en haut de la colline, un des gardes du seigneur Shigeaki à regarder cette magistrale démonstration du rônin. En quête d’un nouveau maître d’armes, celui-ci l’incite à rencontrer son seigneur afin de peut être devenir le nouvel homme fort de la petite cité.

Alors qu’il n’était plus rien sans son maître et que sa femme était malheureuse de le voir vivre sans passion, Ishei Misawa accepte cette rencontre….
Le reste est à découvrir, je ne vais pas vous livrer la fin…si vous désirez le voir.
Ce film sort vraiment de l’ordinaire car le Ronin, à l’inverse de Mifune qui a toujours l’air menaçant, est lui souriant et toujours prêt à aider son prochain.
En somme, l’idéal du Budo résumé en 88 minutes dans une belle poésie donnant une leçon d’humilité et d’humanité….
Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »
Publié par Steph le 20th octobre 2008
Les objets ont-ils une âme? A cette question étrange et saugrenue, vous me répondrez que la folie me guette, c’est possible…mais on peut ressentir certaines choses à travers un objet, une arme en bois par exemple.
Il y a peu, j’ai reçu un bokken en cadeau, un bokken du style Shinkage Ryu venant d’un artisan japonais excellant dans la région de Kyoto.

Dès le déballage et la prise en main, quelque chose s’est produit, je ne peux expliquer la sensation mais j’ai eu l’impression que ce « bout de bois » était devenu un ami…Etait ce du au fait que cette arme venait de l’archipel nippon ou que la personne qui me l’avait ramené avait fait preuve de tant de gentillesse…Peut-être qu’une certaine énergie s’en dégageait finalement??
Michel Becart nous avait expliqué lors d’un stage qu’il convenait d’inspirer lors de la prise du bokken afin d’aspirer son énergie. Le bois provenant d’un arbre, être vivant, garderait-il une mémoire de son « géniteur », un peu hollistique comme théorie…Certains objets « matériels » nous sont chers car ils nous ramènent à des souvenirs liés à sa présence, par exemple la maison de votre enfance, un bracelet reçu de votre grand-mère, un bol à thé reçu d’un être cher…
J’ai longuement pensé à ce fait et il m’est revenu l’histoire de Luis Ansa, décrite dans les 7 plumes de l’Aigle d’Henri Gougaud. Ce récit retrace le cheminement d’un garçonnet indien quechua rencontrant un chamane gardien du site inca de Sacsawaman (aux environs de Cuzco et du Macchu Pichu) et qui lui inculquera son art et notamment…la mémoire des pierres…
Les pierres en question…
Luis Ansa deviendra maître de laque à Paris, il a d’ailleurs publié lui-même quelques ouvrages. J’ai un jour assisté à une de ses conférences sur..le vent..assez fascinant.
Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »
Publié par Steph le 16th octobre 2008
Ce mercredi avait lieu le premier cours Bokken de la saison donné par notre ami Jean Burnay.
C’était vraiment intéressant, outre la préparation habituelle à de tels cours comme les suburis (coupes répétées), nous avons eu droit au « ramassage de bokken », cela consiste à poser le bokken au sol les jambes tendues, d’abord près du pied ensuite de plus en plus loin, avec main gauche main droite main inversée et ensuite avec un partenaire face à soi, cela a bien échauffé nos muscles et assoupli dos et épaules. Quelques exercices permettant de dissocier les différentes parties du corps utilisées lors des coupes furent également de mise, tenir le bokken pointe vers le bas sur la droite ensuite monter uniquement le poignet, puis avec le coude, puis le bras entier pour terminer en mobilisant jusqu’à monter au dessus de l’épaule, ensuite la même chose à gauche. On sent là tout l’enseignement reçu de Michel Becart (ceci est d’ailleurs très bien décrit dans son dernier Dvd).

Lors de la dernière saison, nous avions surtout travaillé les applications de l’école de Saito Senseï, cette fois léger changement avec mise en place des suburis de l’école de Chiba Senseï.
Chiba Sensei est né le 5 février 1940 à Tokyo. À 14 ans, il commence la pratique du Judo en recevant une formation à l’Académie de Judo Internationale puis le karaté Shotokan à 16 ans. Peu satisfait avec ces arts martiaux, il découvre l’Aïkido en 1958 et devient Uchideshi de O’Sensei tout en poursuivant l’étude du Iaido. En 1960, Chiba Sensei reçoit le grade de 3ème Dan et est assigné à Nagoya en tant qu’instructeur à plein temps. En 1962, il reçoit le 4ème Dan et commence à enseigner au Hombu Dojo. Chiba Sensei enseignera également dans nombre d’universités locales et terminera sa formation d’uchideshi au titre de 5ème Dan. Il part ensuite pour Sunderland en Angleterre en 1966 pour y développer l’Aïkido en crééant l’Aikikai de Grande-Bretagne.

En 1970, il est nommé 6ème Dan et reçoit le titre de Shihan. En 1975, il retourne au Japon et travaille en tant que Secrétaire du Département International au Hombu Dojo. Il se retirera aussi pendant quelques temps dans un temple zen pour y étudier la méditation ce qui, au dire de certains, aurait encore augmenté sa puissance énergétique déjà colossale à cette époque. En 1981, Chiba Sensei est invité par la Fédération Américaine pour enseigner à San Diego en Californie, il créée le San Diego Aikikaï et est nommé 8ème dan Shihan. Connu pour sa pratique assez rude, il a maintes fois annoncé sa retraite mais…est toujours là et ce malgré un assez grave accident survenu il y a quelques années (attaque cérébrale). .
Chiba Sensei a développé un système d’armes vraiment original et enseigné au sein de son organisation internationale : Birankai (site web : ici).
Le premier enchaînement compte 96 mouvements subdivisé par séquences de 6, nous en avons étudié 24 hier, la difficulté réside surtout dans le fait que 6 coupes se font en reculant et ensuite les mêmes mais en avançant, notre cerveau fut grandement mis à contribution et nos hémisphères ont bien chauffé…Intéressant aussi les parallèles faits avec le stage de Donovan Waite la semaine passée, en particulier sur la position des mains et des hanches.

Je mettrai les mouvements très bientôt dans notre espace membres et ceci sera revu lors d’un cours spécial en novembre avant de revoir Jean en décembre pour la suite de nos aventures. Ce cours se veut évolutif ; aussi nous ne reprendrons pas depuis le début à chaque séance, le but étant d’essayer d’acquérir un programme établi sur une année.
L’enseignement des armes prend du temps, beaucoup de temps, il faut être patient mais votre régularité, finalement, sera votre meilleur atout…
« Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement d’arrêter un jour… »
Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »
Publié par Steph le 14th octobre 2008
Je ne suis pas vraiment un féru de Facebook, j’y vais rarement et ne suis pas vraiment les évolutions de mes quelques contacts…je reçois d’ailleurs pas mal de messages de gens totalement inconnus qui veulent être mes « amis » et auxquels (je m’en excuse auprès d’eux) je ne réponds pas.
Un Dojo virtuel…
A croire que nous sommes dans une course effrénée à l’amitié, à celui qui aura le plus d’amis et qu’importe si l’on connaît la personne ou pas alors qu’il s’agit quand même de quelque chose de précieux (à mes yeux) et que l’on ne distribue pas à la légère….Je m’y étais mis comme cela par curiosité sans plus et je ne pense pas y rester éternellement. Tout ceci ne relève que d’un avis personnel et ce qui ne me convient pas conviendra à d’autres qui trouveront cela utile et agréable…
Second Life…
J’ai parfois l’impression que les relations virtuelles prennent le dessus sur le réel, il suffit de voir « Second life » ou chacun peut s’inventer une nouvelle vie complètement différente de celle vécue.
Le seul point positif fut la retrouvaille avec quelqu’un que je n’ai plus vu depuis au moins 25 ans et qui a connu mes laborieux débuts en Aïkido à Braine l’Alleud en…1977. Il m’a laissé un message sur le « mur Facebook » reprenant à peu près ces mots « tu en as fait du chemin dans l’Aikido, moi qui croyais que tu faisais juste cela pour défoncer la tronche des gens… »
Et c’est vrai qu’à cette époque, c’était un peu ma motivation première, bercé par les exploits de l’idole de l’époque, Bruce Lee, qui arrivait à vaincre le monde entier.
Nous voulions être les plus forts et prêts à se défendre lors des soirées du samedi soir ;o))
Je me suis souvenu être arrivé dans une salle avec une chemise militaire (période punk oblige..) et être accueilli par le secrétaire du club, monsieur Nickelmans, me demandant si je connaissais l’Aïkido, ce à quoi j’avais répondu avoir vu des films de…Bruce Lee…quelle ignorance…
Bruce Lee dans Opération Dragon…
Le professeur s’appelait René Vanhenten et était un pionnier de notre art…toujours en recherche, c’est lui qui amena Christian Tissier vers notre plat pays (un article sur son itinéraire : ici). Il y eu les nombreuses pompes de diverses façons et aussi la dureté de l’apprentissage des chutes. Je me suis également rappelé qu’il y avait une salle de musculation « faite maison » juste à coté du tatami et que pour un petit supplément nous pouvions faire de la « gonflette » avant les cours, ce qui avait pour effet d’encore plus nous raidir mais bon, je pense que les profs venaient surtout du Judo ou cela était pratique courante. Il y avait aussi un jeune pratiquant arrivé du Maroc, vraiment impressionnant devenu un des piliers de l’Aïkido belge et que je retrouverai bien des années plus tard comme enseignant.

Puis, il y eu ce premier stage avec Suzuki Sensei (je ne sais pas ce qu’il est devenu..) et puis un autre avec un certain « Tamura » ou nous avions fait un nombre incalculable de « suburi », mille disait certains et durant lequel j’ai acquis le livre « Méthode nationale » devenu pièce de collection et que je feuillette encore régulièrement. Du dojo de ce temps, il ne reste plus (je pense) beaucoup de monde en activité, hormis Christian, fils de René qui enseigne à Namur et mon ancien professeur enseignant l’Aiki professionnellement à Bruxelles.
Après quelques temps de ce régime, l’appel des voyages et d’une certaine liberté m’amènera vers de lointaines contrées me faisant délaisser quelque peu cet art merveilleux mais j’étais atteint par le virus de l’Aïkido et je savais au fond de moi que je reprendrais un jour…Nostalgie…
Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »
Publié par Steph le 8th octobre 2008
Voilà plusieurs années que je nourrissais l’espoir de travailler avec Waite Sensei, professeur déjà aperçu et connu à travers de nombreux articles et vidéos. Finalement grâce à notre fédération, cela s’est concrétisé ce lundi 06 octobre avec la venue de cet enseignant d’exception et renommé de par le monde entier dans notre modeste dojo. Waite Sensei a débuté l’Aïkido à l’âge de huit ans et a passé son Shodan Aïkikai devant Chiba Senseï un peu avant ses…14 ans. Il a travaillé par la suite avec Tamura Senseï jusqu’à son départ pour les Etats-Unis à 24 ans, il étudiera là bas avec les Senseïs Yamada et Sugano. Il enseigne à Philadelphie et le week-end au New York Aïkikai quand il n’est pas sur les routes pour dispenser son enseignement (6 à 7 mois par an en voyage!).

Quelques 35 personnes avaient fait le déplacement, ce qui était bien assez pour notre petit tatami et à nouveau un mélange de diverses écoles (Ubea, Afa, Epa), preuve que nous pratiquons tous le même art…
L’échauffement était basé sur de nombreux étirements durant lesquels nous avons pu admirer le souplesse de notre hôte…impressionnant…grand écart de diverses façons, fruit d’un travail vraiment intensif sur le corps. La pratique en elle-même fut des plus agréables à travers des techniques paraissant faciles et pourtant…un enseignement vraiment sans esbroufes et dans la simplicité qui a conquis tout le monde. L’accent fut surtout mis sur la position du centre mais également (et cela est plus rare) sur le travail des mains qui doivent suivre le travail du corps suivant que l‘on se trouve en omote ou en ura, très intéressant et des explications très claires.

En kakatedori ikkyo omote, nous devons descendre le bras d’uke et ne pas le pousser devant nous, ce que parfois nous avons tendance à oublier, la même chose en ura, sans oublier l’extension des bras (souvent précisé lors des cours).
Nous avons également étudier Kotegaeshi sur katatedori de deux façons :
En ura : le poids du corps vers le bas, ne pas tirer le bras mais continuer l’extension, l’idée d’un tsuki avec le bras d’uke (aussi vu lors des cours), les mains restant devant le centre durant le tenkan (pivot).
En Sotokaiten : on saisit par-dessous (un peu comme lors de la préparation kotegaeshi) et projection accompagné d’un tenkan.

Vint ensuite un kokyunage toujours sur la même attaque en déplacement mawari (changement de direction) et là, projeté par Waite Sensei, je me suis demandé ou était le mur que j’avais percuté…
Nous terminons par un traditionnel kokyuho toujours sous les précisions de notre hôte.
Le repas qui s’ensuivit fut des plus agréables, nous permis de faire plus ample connaissance et de découvrir une personnalité hors du commun doublée d’un excellent musicien (saxophone et piano) mais également d’un grand amateur de…nos bières belges.
Rendez-vous est déjà pris pour l’an prochain….
Quelques photos du stage : ici
Publié dans Sakura Dojo | 1 commentaire »