Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour novembre, 2008

Aikïdo, Shiatsu…

Publié par Steph le 30th novembre 2008

Harmonie
Voilà une passion dont je parle peu, j’ai nommé le Shiatsu, art de « massage » japonais mais en fait beaucoup plus que cela. La traduction la plus exacte serait plutôt 
« pression avec les doigts ». Le grand principe est de stimuler les méridiens circulant dans notre corps et par là prévenir ou soigner certaines maladies et affections diverses. On retrouve énormément de points communs avec l’Aïkido et j’en découvre de nouveaux à chaque cours, c’est certainement cela qui m’a décidé à m’inscrire pour une année de cours complète après l’initiation donnée par Elisa Carpiaux..

Le premier grand point commun est le centrage, en effet il faut toujours être centré pour prodiguer un bon Shiatsu, un autres aspect qui m’interpelle est le relâchement dont il faut faire preuve pour « subir » les pressions qui sont parfois très fortes et douloureuses, il ne faut pas aller contre la pression mais aller avec, dans l’expiration, on retrouve là le principe d’harmonie de l’Aiki….
On se rend compte également que certaines parties du corps n’ont jamais été approchées (c’est mon cas du moins…), j’en prends comme exemple les pressions à l’intérieur de l’omoplate et sous les côtes de la poitrine, j’ai pensé à ce moment à ces fonds marins abyssaux que certains ont déjà vu en infime partie mais jamais explorés par l’homme. Eh bien oui, notre corps recèle aussi d’endroits non exploités et à découvrir…

Unité
Vraiment un groupe intéressant que les étudiants du vendredi, nous avons prévu de nous voir en dehors des cours, histoire de se perfectionner entre nous, une belle initiative de Patrizia. J’ai rencontré le groupe du samedi lors d’un cours basé sur le ki, vraiment de belles personnes…Nous changeons de partenaire et à chaque cours et les sensations différent à chaque fois. Dès la pose des mains sur le receveur, on perçoit quelque chose, peut-être son énergie, identique à une saisie d’Aiki et dans laquelle on peut ressentir, après quelques années de pratique, le pouls et l’état de notre uke.

Essai
Si vous voulez essayer et profiter des bienfaits de cette merveilleuse discipline, n’hésitez pas à me contacter, je me ferai un plaisir de vous faire partager mes maigres connaissances de cet art plusieurs fois millénaire. Un massage ne coûte rien, excepté un sourire…
A bientôt
Un autre article sur le Shiatsu
: ici

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Stage avec Léo Tamaki

Publié par Steph le 27th novembre 2008

Notre dojo organise un stage avec Léo Tamaki le samedi 06 décembre de 15h30 à 18h30 et le dimanche 07 décembre de 09h30 à 12h30. J’ai rencontré Léo tout à fait par hasard, en surfant sur le net dans ma quête perpétuelle d’infos sur les budos traditionnels et en arrivant sur son blog (ici). A sa lecture, je me suis dit voilà quelqu’un qui a de belles idées…Après quelques échanges courtois par le biais des commentaires propres à ce genre de communication, je l’ai invité à venir donner un stage chez nous en janvier 2008, ce qu’il a accepté sans plus me connaître, belle marque de confiance…et ce fut vraiment génial !

Léo, accompagné de son frère Issei (un autre pratiquant et aussi enseignant de talent), nous ont fait partagé de beaux moments d’Aïkido, des mouvements très dynamiques mais s’adaptant parfaitement à tout le monde…Bien sûr, il y avait la virtuosité technique mais ce qui m’avait le plus frappé fut le travail sur le corps…Les pratiquants présents m’en parlent souvent, il ne se passe pas une semaine sans que ne revienne ce souvenir, à tel point que c’est devenu comme un « gabarit », lorsque j’organise un stage ou que j’informe d’un évènement, on me demande « c’est comment par rapport à Léo ? », preuve qu’il a marqué les esprits…

Leo débute la pratique des arts martiaux à 5 ans par le Judo. Il pratique ensuite le Kung Fu style Shaolin, le Karaté Shotokan puis Kyokushinkaï, le Full contact (boxe américaine), l’Aïkijutsu et enfin l’Aïkido sous les houlettes de Jacques Bardet 6ème Dan et de Toshiro Suga 7ème Dan.
4ème Dan Aïkikai, il suit principalement Tamura Shihan, il vit à Tokyo ou il suit tantôt les cours de l’Aïkikai de Tokyo tantôt les cours d’experts tels Sasaki Senseï, Tada Senseï ou Shimuzu Senseï. Il poursuit également l’étude du Shinbukan sous la direction de Kuroda Shihan.
Kuroda Tetsuzan est l’un des plus grands maîtres d’arts martiaux contemporains. A vingt ans il devient le plus jeune pratiquant de l’histoire à recevoir le titre de Hanshi Hachidan (8ème dan) de Kobudo du Daï Nippon Butokukaï. Pratiquant hors pair il est aussi un théoricien exceptionnel qui a mis en lumière les principes régissant l’utilisation du corps dans les voies martiales traditionnelles.

Leo Tamaki collabore au magazine bien connu « Dragon » par la publication de chroniques très intéressantes et des interviews de grands maîtres que l’on prend plaisir à lire ou à relire.
De par sa culture en partie japonaise, il peut approcher et partager en confiance l’expérience de personnages vraiment historiques comme entre autres les senseïs Tamura, Kono, Hino, Kondo, Shimuzu, Kuroda, Suga etc. (pour ne citer que ceux qui m’ont le plus interpellé…)
En espérant vous y voir nombreux…
Quelques liens pour vous éclairer :
Blog de Leo Tamaki au Japon: ici
Tsubakijournal : Revue d’arts martiaux en ligne : ici
Bio de Kuroda Senseï: ici
Visite de l’Aikikai de Tokyo: ici
Articles sur le stage de Léo au Sakura Dojo : ici et ici
Infos sur le stage :
Au Sakura Dojo
Rue Zaine
1325 Chaumont-Gistoux
Belgique
Un jour : 10€
Complet : 18€
N’hésitez pas à me contacter : ++.32.473.63.99.30 ou info@sakuradojo.be
Possibilité de logement à l’hôtel Mercure de Louvain La Neuve (qqes km du dojo) pour +-65€ la chambre.

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Jaff Raji

Publié par Steph le 25th novembre 2008

A quoi bon une fin si il n’y a pas de début ???
Voilà une belle phrase d’introduction à un petit compte-rendu du stage de ce dimanche avec Jaff Raji (écrite d’ailleurs par un de ses amis poètes). Pour Jaff, les techniques se doivent d’être « présentes » dès le début par le placement du corps et de tous les éléments qui vous nous servir à effectuer le mouvement.

La préparation était basée sur la synchronisation de nos différents membres, par exemple, on monte un bras puis l’autre, les deux, puis on en laisse descendre un seul, puis l’autre…également quelques renforcements au niveau des mains et des poignets qui vont nous permettre de plus grandes facilités de mouvement…
Et la meilleure façon, aux yeux de notre hôte, d’acquérir les mouvements et de préparer notre corps (et notre esprit) à l’aiki passe par « Ukemi » (la chute) qui est présente dès l’échauffement par la « petite »chute arrière en se faisant balancer d’avant en arrière assis sur les fesses, les plantes des pieds jointes, les mains sur les genoux en veillant à ne pas trop descendre le dos (dénommée la chute point zéro..), puis le même « balancier » en croisant les jambes. Voilà l’exploration de l’ « avant » et pour aller voir ce qu’il y a « derrière », nous faisons passer les jambes au dessus de l’épaule pour palper le sol avec nos pieds dans une sorte d’ushiro ukemi incomplète, les deux bras bien écartés, une main paume vers le sol et l’autre vers le ciel. La chute est ensuite effectuée complètement pour arriver accroupi et chuter avant sur l’épaule opposée.

Nous passons ensuite à mae ukemi en partant accroupi une main au sol et l’autre coupant derrière la main posée, on sert de la main « libre » pour pousser le sol et ainsi rester dans l’axe, le tout souplement puis monter les fesses, jambes tendues et main au sol pour passer à la chute « normale » qui nous paraît d’un coup plus facile abordée de cette façon et même en la pratiquant la plus allongée. Jaff, au cours de ses pérégrinations, a pu côtoyer divers groupes de personnes tels que des danseurs, des acteurs de théâtre, des prisonniers, des policiers, etc. ; en bref des personnes utilisant toutes leurs corps de façons différentes. Son œil exercé a pu, apparemment, prendre des éléments lors de ces rencontres et en faire une synthèse que l’on retrouve dans sa préparation, quel travail sur notre corps !!!c’est vraiment très enrichissant !!! Après cette heure consacrée à la chute et durant laquelle nous avons pu tester différents aspects de notre gravité et aussi développer un travail qui finalement nous sera personnel et que nous devons polir pour nous-mêmes et par pour les autres,  nous voilà envolés vers quelques techniques toutes basées sur l’attaque ryote dori.

Tenchi Nage durant laquelle ou peut découvrir l’importance du petit doigt…et d’aller derrière l’uke pour le projeter, Jaff d’ailleurs de nous démontrer le pourquoi en application bokken contre bokken (kumitachi)…
Kokyu nage en allant vers l’épaule inverse, les deux mains travaillent, une main épaule opposée et l’autre à hauteur du hara. L’uke n’a pas le temps de rouler mais doit plutôt effectuer une chute plaquée en remontant avec sa cuisse; là démonstration avec un tenchi qui balaye la jambe d’apui d’uke…
Shiho Nage en absorbant et en reculant la jambe avant, il faut déplacer l’angle de façon à ne pas pouvoir permettre à l’uke de « compenser », il faut se mettre « devant » lui.
Kote Gaeshi en sotokaiten, la « vrille » kotegaeshi est présente dès le départ et on maintient cette pression jusqu’à l’immobilisation qui se fait le bras du partenaire collé contre sa tête à quelques centimètres du sol.
Ikkyo (omote et ura), toujours en absorbant, le bras doit descendre, il faut penser à laisser l’empreinte d’uke dans le sol…

Trois heures de pratique, c’est long me diront certains et sans pause !!! J’ai pour ma part trouvé que le temps a passé bien vite, Jaff fournissant par ailleurs de multiples explications grâce à son immense connaissance des budos japonais et en nous rappelant que notre art est noble de par le port du hakama, vestige des castes nobles guerrières. Nous devons nous en souvenir dans notre pratique en pratiquant avec la noblesse du cœur et de l’esprit…
A très bientôt Jaff, ton enseignement nous a séduit et a ouvert des portes vers un pan de l’Aïkido que nous n’avions pas encore exploré…ces endroits inconnus sont d’ailleurs encore nombreux…heureusement…
Quelques photos du stage : ici (merci à Soumpon et à Lucien pour les clichés ;o))

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De solide à gazeux…

Publié par Steph le 20th novembre 2008

Les techniques de l’aïkido sont comme des pierres précieuses qu’il nous faut polir sans relâche tout au long de notre vie. Jour après jour nos techniques s’affinent, s’épurent, se dépouillent pour se rapprocher de la perfection. Les Maîtres de la calligraphie ne passent-ils pas une vie entière pour arriver à dessiner un cercle parfait ?
Notre technique évolue tout au long de notre vie, et ce qui suit décrit bien le cheminement réalisé:
Mettez un glaçon dans un verre, et faites tourner le verre. Le glaçon se cogne, fait du bruit : c’est le mouvement du débutant, heurté, saccadé.

Maintenant chauffez le glaçon, et il se transforme en eau qui épouse alors la forme du verre, et quand vous faites tourner le verre, le mouvement est silencieux, harmonieux : le débutant, grâce à son travail ( la chaleur) a rendu son travail plus fluide, plus rond. Il est maintenant en harmonie avec son partenaire. Chauffez encore ! L’eau se transforme alors en vapeur, il n’y a plus rien dans le verre. De même que la vapeur s’échappe du verre, Le pratiquant est détaché de l’attaque, il est devenu un expert qui a dépassé le stade de la technique. Le partenaire est absorbé et projeté sans être touché. Ou, mieux encore, son mental est contrôlé, et il n’attaque pas…

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Uke, l’eau et le miroir

Publié par Steph le 15th novembre 2008

Une des difficultés principales du travail d’uke est de permettre à l’autre de travailler et de progresser sans pour autant le corriger ou bien le bloquer. Comprendre le sens du travail d’uke, c’est aussi comprendre les principes mêmes de l’aïkido.  Un des aspects les plus originaux de l’aïkido par rapport aux autres arts martiaux est la nécessité de la relation. Tori et uke sont tous deux acteurs de créativité dans la forme technique et de manière plus générale sont co-responsables de la réussite d’un bon travail. 

 Dans la psychologie humanistique, il y a une idée fondamentale selon laquelle, hors des lois scientifiques, un plus un font trois. C’est-à-dire que la rencontre entre deux individus produit un troisième sujet : la relation même. L’aïkido, par définition, fonctionne de la même manière, et la seule et unique unification possible se trouve dans la relation avec l’autre. La question est : quelle relation sera possible entre deux individus qui mettent au centre de leur travail le fait de montrer à l’autre ses défauts et, pire encore, ce qu’ils jugent être une bonne technique ? Très souvent on voit uke bloquer tori et l’empêcher de développer ses propres erreurs, alors que nous ne pouvons apprendre que de ces dernières. Expliquer une technique avant que notre partenaire ait tout essayé pour la reproduire seul n’est pas une manière intelligente de gérer la relation. On prend la place de l’autre et de sa propre intelligence corporelle : l’équilibre grâce auquel on peut s’unifier à l’autre est cassé par notre ego. De plus, la critique est très facile, donc par définition, hors du domaine du budo : celui-ci n’est jamais composé de choses faciles, mais d’actions simples. Or la simplicité consiste à rester dans la relation avec l’autre, en jouant le rôle de miroir lui renvoyant sa propre image. Un miroir ne bloque pas, n’aide pas, mais suit simplement et montre à l’autre sa manifestation au monde. C’est pour cette raison que dans le budo traditionnel, c’est le plus expert des deux qui sert d’uke, parce qu’il peut tout accepter sans se blesser et peut, en gérant la relation sans intervenir, être le simple reflet de l’autre et de sa manière de travailler. Il y a une grande différence entre montrer une erreur et maîtriser l’art de laisser l’autre la découvrir tout seul. Même dans le travail kotai (un travail plus statique), si on a bien compris le rôle d’uke, on proposera une résistance intelligente et positive, qui n’augmentera pas pour bloquer l’autre s’il se trompe de direction ou s’il travaille en force. Notre saisie sera stable mais souple, et notre corps prêt à bouger et à répondre au moindre signal qui nous sera donné. 

En japonais, cette attitude de disponibilité dans la relation est liée à un état mental qui souvent s’exprime avec les mots mu-ga mu-shin, absence d’ego et esprit vide (ou esprit sans jugement).
無我無心
muga mushin,
Absence d’ego, esprit vide
Quand uke bloque tori, quand il s’occupe de le corriger sans arrêt, de l’empêcher de développer son propre mouvement, il montre qu’il ne sait pas où placer son esprit, qu’il n’est pas vide et donc qu’il n’est capable que de réfléchir sa propre image : la relation est cassée et l’unification impossible. Sur le plan éthique, mu-ga mu-shin trouve sa propre réalisation dans le concept de makoto (sincérité). Quand Uke a nettoyé son esprit (comme un miroir) et, sans jugement, offre à l’autre une vision claire de lui-même, il a acquis la sincérité nécessaire pour créer la relation et donner à l’autre la seule chose utile: la disponibilité. Trop souvent, cette sincérité a été mal comprise. Il n’y a aucune sincérité dans l’attitude vexante des uke qui, pétrifiés, ne permettent pas à tori de bouger (ce qui est encore pire lorsqu’il est débutant). La seule immobilité productive dans l’Aïkido est celle de « l’esprit inamovible » (fudoshin) qui doit toujours contrôler notre ego, mais cette immobilité ressemble plus à celle du lit d’un fleuve, dans lequel l’eau coule sans obstacle, qu’à celle d’une pierre qui en bloque le mouvement naturel. Le lit soutient, accélère ou ralentit l’eau, elle, lentement, en creuse la profondeur. Le fleuve ne peut exister que là où l’eau et le lit ne font qu’un. Tori et uke sont indissociables. L’esprit d’uke doit être similaire à l’eau dans un autre sens aussi, il doit aspirer à mizu no kokoro, « l’esprit comme l’eau ». Celui qui a acquis mizu no kokoro est à la fois dans un état de calme total et sensible à toutes les stimulations, comme l’eau qui est sensible au plus petit des souffles du vent. Aucune montagne ne peut se refléter dans un lac perturbé, quelle qu’en soit sa grandeur. Si l’esprit d’uke n’est pas immobile, donc, il ne sera capable de montrer à l’autre aucune image de soi.  

 

水の心
mizunokokoro
L’esprit de l’eau
C’est le sens le plus profond du travail d’uke : recevoir et redonner sans rien ajouter, si ce n’est la sincérité. C’est l’acceptation inconditionnée de l’autre, sans jugement. Il existe une célèbre calligraphie de Hakuin (1685-1758) où, à côté du visage de Bodhidharma, le grand maître zen a écrit : « Enchanté de faire votre connaissance : je n’ai rien à vous dire ! ». Sans doute Hakuin connaissait-il l’esprit de l’Homme, assurément, il eût été aussi un uke formidable.
 

 

 

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Réflexions pédagogiques

Publié par Steph le 12th novembre 2008

Le problème majeur, lors de l’enseignement et de la pratique, est cette constante relation conflictuelle entre Tori et Aite (Uke), qu’elle soit avouée ou non. Elle est à la fois nécessaire et initiatrice de la technique et source de déviations (Ego). L’enseignement actuel de l’Aikido, ne clarifie pas cette relation, où tantôt il ne faut pas heurter, mais « réussir » sa technique ; être relaxe, sans force, mais stable et puissant ; ne laisser aucune opportunité à Aite mais être en harmonie avec lui. Il faut trancher mais aimer, ne pas blesser mais être capable de tuer.


Cette somme d’ambiguïté ne fait que potentialiser l’incompréhension et donc le « conflictuel » durant l’enseignement et la technique. A un certain niveau, ces ambiguïtés finissent par se lever, mais combien parviennent à ce niveau ? Il est nécessaire, en tant qu’enseignant, de faire preuve de clarté mais surtout d’honnêteté et en particulier ne pas dire une chose et son contraire sous le couvert divin d’un Yin et Yang providentiel ou de je ne sais quelle image orientale, refuge de cette incompréhension précitée. Il est clair que l’Aikido n’est pas qu’un art de combat. Ses techniques dans leurs formes, dans leur mise en pratique et surtout dans leur finalité s’opposent à la résolution du conflit par le conflit. Pour palier cette difficulté permanente dans l’enseignement, il serait intéressant de porter un regard d’étude, non sur la travail de Tori, maintes fois exploré et détaillé, mais sur la fonction d’Aite.
  
 -1-. Cette première fonction (et non pas rôle) est de générer le conflit. C’est la condition essentielle permettant à Tori de s’exercer à l’Aikido. Il lui faut en effet recevoir une véritable attaque ou Atémi que ce soit sous forme de frappe ou de saisie. C’est à partir de ce conflit que Tori va construire et travailler ses techniques. Le but étant de résoudre cette situation de façon non conflictuelle, c’est à dire doucement au long de ses années d’étude de s’acheminer vers la finalité de sa pratique : l’harmonisation. Nous voyons immédiatement l’importance de l’attaque d’Aite qui a elle seule et suivant sa réalité rend fécond ou stérile le travail de Tori. En effet, un mouvement d’Aikido n’a aucune raison d’être, ni d’efficacité éducative, si l’attaque n’est pas sincère. Feindre l’attaque pour inhiber Tori, ou déformer son attaque et ses appuis pour contrer Tori dans une technique connue à l’avance, est un travail qui n’est pas en rapport avec l’Aikido.

Il faut à ce niveau distinguer trois types de génération de conflit : Les frappes, les coupes et les saisies.

  • Les frappes ou les coupes : sont destinées à atteindre l’axe central de Tori et de le détruire. C’est le conflit violent maximum proche du combat réel.
  • Les saisies : elles sont principalement destinées à déstabiliser le centre de Tori. Lever l’ambiguïté des saisies consiste à considérer frappes, coupes et saisies comme des Atémis générateurs du conflit nécessaire à l’étude. La saisie dans cette définition élargie ne consiste donc pas à immobiliser la main, le coude ou l’épaule de Tori, mais bien en l’envoi d’énergie pour déstabiliser le centre de Tori.  

Si Frappes et coupes sont directement issues du combat (Jutsu), la saisie est particulière à l’Aikido. Il y a donc deux façons de travailler sur les saisies :

  • Travailler à maintenir son centre statiquement face à cette tentative d’Aite de déstabilisation. (Travail Ko-taï).
  • Travailler par Irimi et Tenkan à s’harmoniser dynamiquement à cette tentative. (Travail Ju-taï).

Trois conséquences suivent cette interprétation :

  • Le travail Ko-taï n’a donc rien à voir avec un travail d’efficacité. L’objectif de cet exercice est le maintien puissant du centre dans le conflit. (Unification Esprit-Corps). Il sert d’ailleurs de test à cette union. Le pratiquant est dans ce style de travail obligé d’affiner ses axes d’entrée et d’exécution de ses techniques. Ko-taï s’apparente dans ses objectifs au travail des armes.
  • Le travail Ju-Taï ne peut s’effectuer que « centre maintenu ». Il suppose donc la capacité du pratiquant à évoluer en Ko-taï.
  • Les frappes et coupes ne peuvent entrer dans le cadre d’un travail Ko-taï. Si on peut tester une saisie, il est dérisoire de stopper un Yokomen Uchi ou encore un Tsuki. L’entraînement sur les frappes et les coupes ne peut donc être que Ju-taï ou eki-taï ou Ki-taï.

L’originalité de ces saisies doit nous interpeller. Elle consiste en une génération de conflit beaucoup plus proche de ce que l’on rencontre physiquement et psychologiquement dans notre vie quotidienne actuelle que les frappes et les coupes. Ces saisies si déroutantes pour le pratiquant venant à la martialité, sont pourtant le lien pédagogique primordial entre la pratique de l’Aikido et la pratique de la vie quotidienne.

-2- La deuxième fonction d’Aite est de construire avec Tori la technique. Il ne s’agit pas là de construction complice, mais de véritables échanges martiaux. En d’autres termes, Aite ne doit jamais se trouver dans une situation désobligeante. Le but de Tori n’est pas de vaincre (détruire le centre) ni de maîtriser (prendre le centre) mais bien de fonctionner avec Aite (créer un nouveau centre). « Fonctionner avec » cela veut dire que l’un et l’autre, en respectant les lois martiales, doivent construire ensemble un système respectueux de l’intégrité de chacun et favorisant la compréhension et la sensation mutuelle de l’harmonie : l’ultime but.

-3- Il en découle la troisième phase, celle de la finalisation. Suivant la forme d’exécution de la technique, Aite sera soit vaincu : (centre perdu), sera maîtrisé : (prise du centre), ou sera énergétiquement intact : (maintient de son centre). Une technique ou seul Tori maintient son centre n’est pas une technique d’Aikido, mais une technique de combat. Ceci est absolument flagrant et démontré dans les Aikitaiso : Sotai Dosa.
Aite roule chute ou descend au sol non par soumission, mais tout simplement parce que la cinétique du mouvement lui impose ce geste, seul moyen de maintenir son centre face à la situation. Il n’y a alors ni vaincu, ni vainqueur mais deux personnes qui oeuvrent ensemble pour progresser dans l’optique d’une finalité commune. La chute, la roulade, la descente au sol est un acte volontaire de Aite.
Un seul mouvement échappe à cette règle d’or : Koshi-Nage. Il ne semble donc pas être en accord avec l’exercice de l’Aikido comme nous l’avons défini. Il n’est d’ailleurs jamais pratiqué dans l’enseignement de M Tohei, enseigné chez M Tamura, et particulièrement présent dans l’enseignement de M Saito.
Que chacun trouve sa voie !

La pédagogie doit être source de progression et de clarification. Un manque de compréhension de l’art enseigné se traduit par un enseignement flou, générateur de discorde, d’incompréhension, par une progression saccadée ou par une désaffection importante des pratiquants. 

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L’enfant dans la pratique

Publié par Steph le 7th novembre 2008

Dans la pratique de l’Aïkido, l’enfant part à la découverte – à travers les échanges de techniques et les différentes explorations de l’art martial – de lui-même et des autres.
D’abord son corps : les roulades, puis petit à petit les chutes, vont lui permettre d’explorer l’espace, de se situer mais, avant tout, de « rouler sur lui-même » : un peu comme un retour à soi pour se retrouver, se construire dans l’autonomie du déplacement et de l’exploration.
  

L’ECHANGE INTERACTIF DE L’AIKIDO :
Complémentarité et double sens 

 

L’Aïkido permet la découverte de son corps à travers les échanges de techniques dans une dimension proposant une variante dans l’exploration, un peu comme une lecture « en double sens » : l’enfant est tantôt uke, tantôt tori. Cela veut dire qu’il agit et qu’il se laisse agir. Il est acteur de l’action et il subit l’action de l’autre.
Tantôt active, tantôt passive : l’expérience permet d’intégrer la technique selon deux modes comportementaux bien distincts et deux échanges relationnels.
Sur le plan psycho-moteur, il s’agit de deux temps très différents et complémentaires. Sur le plan moteur et physique, le rôle seme (celui qui agit) suppose une action déterminée et un tonus musculaire suffisant dans la tenue du corps et des déplacements. Le rôle d’uke nécessite de se laisser agir (ce qui ne signifie pour autant devenir l’objet de l’autre…). C’est un temps de relâchement du corps, de laisser-faire, de non-force pendant lequel les tensions physiques et psychiques s’effacent. Sur le plan relationnel l’interchangeabilité suppose confiance et rapport à l’autre dans la bienveillance et le respect mutuel. Chez un enfant de 5/6 ans, l’on constate au bout de quelques mois de pratique l’émergence de certaines zones du corps qui semblaient se confondre – sur le plan énergétique et physique – à l’axe médian du corps. C’est comme si le buste commençait à sortir du bassin, comme si les bras se différenciaient petit à petit du buste, etc…
L’enfant peut alors utiliser l’ensemble de son corps pour exécuter les techniques et intégrer un geste entier impliquant toute la sphère corporelle.
 

LATERALISATION DE L’ENFANT :
une contrainte corporelle indispensable à la quête de l’identité et la perception de soi

L’ensemble des techniques d’Aïkido nécessite la mise en place de la latéralité.
Le travail de profil (hamni) est en quelque sorte la « contrainte corporelle » qui permet d’élaborer progressivement la perception spatio-temporelle autour de l’axe vertical.
A partir d’elle, les déplacements s’effectuent dans un espace déterminé et selon un archétype relationnel précis – pour que la technique soit juste sur le plan martial – et ceux-ci ne pourront se faire que lorsque l’enfant sera latéralisé. Cela suppose d’établir une unité psychomotrice, un lien entre verticalité et horizontalité et de poser un acte psychomoteur conscient et volontaire.

EVEIL DES SENS ET DE LA PERCEPTION

« Subir les techniques d’Aïkido – structurées selon les principes du mouvement universel – contribue à reconstruire, à préciser, à développer les voies de circulation de l’énergie et de la sensibilité dans l’être ».
Chez l’enfant, l’éveil des sens et de la perception en général passe par cette expérience psychomotrice où le corps est le lieu tout entier de l’être : son vécu, son histoire, sa mémoire collective et individuelle. En cela, il est le véhicule de l’individu unique et singulier que chacun a besoin de ressentir pour être, exister, communiquer, vivre tout simplement.

LIENS ET FRONTIERES
Une vision systémique du lien en Aïkido

Le lien c’est ce qui unit, réunit, relit mais aussi sépare. Sans lien, on est abandonné. Selon la qualité et la nature du lien, on peut être – à des degrés différents – relié, uni, réuni, ensemble mais aussi étouffé. Le lien trop présent devient étouffant ; de même le lien trop absent devient la seule présence , la seule manifestation du lien sans lien…
Pourtant les liens sains sont multiples et permettent la reconnaissance des affects, des niveaux de relations et d’échanges, d’émois et « des moi… » aussi divers que les sentiments et attachements, promesses et bonheurs partagés…
Les frontières préservent le lien. Elles tissent des espaces, des lieux, des zones de partages et de différenciation.

En Aïkido, le lien s’établit par le contact. Il est souple, ouvert, sans force et le pratiquant essaie de créer un lien (ki nomo subi) de centre à centre. Les frontières, elles aussi, existent, à l’intérieur même des rôles uke-seme mais aussi dans la technique elle-même.
Enfin, la perception du corps de l’autre, dans les échanges à tour de rôle, permet une appréhension de plus en plus fine des frontières interpersonnelles. Elles varient bien sûr dans chaque situation et selon les individus pratiquant.
Dans l’échange incessant des techniques, il y a bien sûr, le risque de la confusion, de l’inversion des rôles, de l’intrusion en soi de l’autre et de son action. La pratique aide à construire le geste dit centré (à partir du centre, du hara) par ce lieu inaliénable, inaccessible, indestructible …la forteresse non pas vide mais pleine d’énergie et de conscience du pratiquant d’Aïkido…  
Bonne pratique à nos jeunes et…moins jeunes…

 

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Budo et olympisme

Publié par Steph le 4th novembre 2008

On pourrait se demander pourquoi il y a peu de compétition en Aïkido et pourquoi cet art n’est pas repris au programme olympique…j’ai trouvé un bel article sur le net à ce sujet…
La caractéristique essentielle de notre discipline n’est-elle pas la non-violence, aussi pourquoi ne pas figurer au rang des disciplines promues par l’olympisme dont la vocation est la paix ?
Puis, on se rend compte que cela va à contresens. L’esprit olympique et l’esprit du budo s’opposent. La pratique olympique basée sur la compétition donc à l’écrasement d’un adversaire s’oppose à la pratique de l’aïkido qui cherche l’harmonie, la relation avec un partenaire. C’est pour cette raison, je pense, que le côté sportif n’existe pas en aiki à l’exception de l’Ecole Tomiki, restant très confidentielle et que je n’ai jamais eu la chance de cotoyer.

Satoru Sensei, Ecole Shodokan Tomiki, France

En privilégiant la compétition sportive, les Jeux Olympiques se présentent comme la continuité de la guerre par un autre moyen que la destruction. Bien que pacifiques, les Jeux Olympiques ne sont pas non-violents et il s’agit bien de vaincre l’autre, non de chercher l’harmonie avec lui. Au cœur des Jeux Olympiques, il y a le sport, plus précisément le sport de compétition. Certains arts martiaux comme le judo, le taekwondo, la lutte ont privilégié l’aspect sportif de la pratique afin de se rendre accessibles et populaires et ont de ce fait aidé à la diffusion par le monde de la pratique des arts martiaux japonais. Le judo notamment est un sport olympique depuis 1964 et la condition pour cela est que des compétitions soient organisées.
L’esprit des Jeux Olympiques, qu’il faut bien sûr distinguer de la médiatisation qui en est faite avec toutes ses dérives, est donc éloigné de la pratique de l’aïkido sur le fond. Toutefois, l’évènement olympique réserve toujours son lot de surprises qui parfois, comme cette histoire vraie du coureur de fond Pyambu Tuul aux J.O. de Barcelone en 1992, ferait penser que l’esprit du budô n’en est pas tout à fait absent. Je ne résiste pas au plaisir de vous la raconter.

Un représentant de la Mongolie courant le marathon aux Jeux Olympiques de 1992 avait de quoi surprendre car ce pays était principalement connu jusqu’ici pour ses prouesses en lutte. Et c’est tout. Mais Pyambu Tuul s’entraîna tant et si bien qu’il fut envoyé aux Jeux pour leur événement vedette le plus épuisant, le marathon.
Dès le départ de la course, il se retrouva lanterne rouge. Tous les autres allaient bien trop vite pour lui. Il dut éprouver vivement le rythme avec lequel les autres coureurs menaient la course en tête. À la fin, quand Hwang Young-Cho, le Coréen, passa la ligne d’arrivée obtenant la médaille d’or avec un temps de 2 heures 13 minutes et 23 secondes, Tuul se trouvait encore à deux heures de l’arrivée.

Les officiels consultaient anxieusement leur montre. La cérémonie de clôture approchait et la configuration du plancher du stade principal devait être changée tout autour de façon à se prêter aux prestations de danse et de fête. Les millions de spectateurs devaient assister à la cérémonie de clôture dans la dignité qui était requise pour un tel événement.
Aussi la décision suivante fut-elle prise : tout coureur arrivant après trois heures de course serait guidé ailleurs que vers l’aire d’arrivée du stade principal et finirait son marathon sur la piste d’entraînement attenante. Au bout du compte, le seul à qui cette règle fut appliquée fut Pyambu Tuul de Mongolie. Il fut dirigé vers la piste d’entraînement et, dans la nuit, à la seule lueur d’un projecteur qu’un officiel lui tendait pour lui montrer la route, il courut péniblement vers l’arrivée. Son temps annoncé officiellement fut de quatre heures passées de quelques minutes.
Les journalistes se pressèrent pour voir Tuul et ce que l’on considérait déjà comme une bonne blague. Ils lui demandèrent : « Comment expliquez-vous qu’il vous ait fallu tant de temps ? », « Est-ce le plus beau jour de votre vie ? »… et des questions de ce genre.
Tuul tint une conférence de presse au cours de laquelle il répondit tranquillement et calmement. Par la voix d’un interprète, il répondit : « Non, le temps que j’ai réalisé n’est pas si mauvais, la preuve en est que vous pourriez considérer ma course comme le record de Mongolie du marathon olympique » Ce fut déjà en soi une excellente réponse.
Il poursuivit : « Et, à la question « Est-ce que cela a été le plus beau jour de ma vie ? », je réponds que non, cela ne l’a pas été. »
Les journalistes grattant leur bloc-notes voulurent en savoir davantage.
Tuul répondit : « Il y a de cela six mois, j’étais totalement aveugle. Lorsque je m’entraînais, je ne pouvais le faire qu’avec l’aide d’amis qui couraient en ma compagnie. Mais un groupe de médecins vint dans mon pays l’année dernière en mission humanitaire. L’un d’eux m’examina les yeux et m’interrogea. Je lui répondis que je ne voyais plus depuis mon enfance. Il me répondit : « Mais je peux vous faire recouvrer la vue par une simple opération. » C’est ce qu’il fit et, après 20 ans, je peux voir de nouveau. Aussi, aujourd’hui n’est pas le plus beau jour de ma vie. Le plus beau jour, ce fut quand j’ai recouvré ma vue, lorsque j’ai pu voir ma femme et mes deux filles pour la première fois. Elles sont magnifiques. »
  

Cette histoire est superbe à plus d’un titre, pas seulement parce qu’elle est vraie, belle et émouvante mais aussi parce qu’il me semble que la performance de Pyambu Tuul, sans rien ôter à la gloire du vainqueur réel de l’épreuve, illustre en quelque manière l’esprit du budô et combien mal récompensé aux Jeux Olympiques est l’effort sur la voie de l’accomplissement d’un athlète dès lors que sa performance ne satisfait pas à la victoire sur les autres concurrents.
Quel exemple….
 

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Michel Becart

Publié par Steph le 2nd novembre 2008

Cela faisait un petit moment que je n’avais plus eu l’occasion de pratiquer sous la direction de Michel Becart, blessure à la cheville et repos un peu forcé obligent…
Ce jeudi, nous avons eu le premier cours « dan » de la saison sous sa houlette, peut-être que le temps avait fait son œuvre mais…j’ai eu l’impression de tout reprendre à zéro et de découvrir l’immensité de ses connaissances dans de multiples domaines tels que l’Aïkido bien sûr mais également sur le Do in, les méridiens et la respiration, ce qui m’a intéressé au plus haut point devenu maintenant un étudiant lambda en Shiatsu…

Après une préparation basée comme à chaque fois sur le placement du corps et respiratoire avec en plus un martellement des points « yonkyo » (intéressant, ca..) , Michel de nous expliquer en joignant les mains en prière à hauteur du sternum qu’il s’agit là du chakra du sentiment et que l’on doit prendre conscience de cet état, qu’un aikidoka doit donner du bon sentiment dans sa pratique, discours bien utile à notre époque si agitée…j’identifie ce chakra au kami tanden, le centre sacré dont déjà parlé lors d’un post antérieur.

  

Le thème du jour, les attaques…ce qui peut sembler anachronique pour les ceintures noires que nous sommes ;o)) et pourtant…nous avons tendance à oublier et à attaquer automatiquement sans trop tenir compte de notre protection en tant qu’uke, preuve en est qu’il faut toujours garder un esprit de débutant (le soshin…), intéressant et celà remet les idées en place, nous ne sommes jamais arrivés, seulement en chemin…
L’aspect technique aura pour base Tenchi nage effectué de multiples façons en katate dori et ryote dori….
Vraiment un enseignant à decouvrir ou à…redécouvrir dans mon humble cas!

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