Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour décembre, 2008

Réflexion sur les grades

Publié par Steph le 28th décembre 2008

Le stage de Noel pour enfants s’est très bien passé et nous avons maintenant la chance d’avoir un nouveau 2ème Kyu promu parmi nous en la personne de Charles-Antoine. Voilà un élève qui a vraiment connu une belle évolution, du garçon timoré et timide de ses débuts, il s’est transformé en un pratiquant puissant, précis et audacieux, la preuve en est avec le travail libre au Jo dans lequel il a démontré un enchainement contre deux partenaires, il fallait oser et je ne m’y attendais vraiment pas….Bravo à lui ainsi qu’à tous les autres participants tel Walerian ayant démontré une connaissance technique que je ne lui connaissais pas…

J’ai entendu pas mal de discussion au sujet des grades et des passages de ceinture les derniers temps, du tyle « pqoi je ne passe pas? » ou « tu ne présentes pas d’examen? »…Les causes sont multiples, chaque cas est différent.. et puis vous verrez qu’avec le temps, cela prend moins d’importance…
La pratique des arts martiaux se conçoit suivant son art, suivant son cœur et non suivant les yeux de ses voisins. L’essentiel doit résider dans le fait que seule compte la définition de chacun. Sachez que pour ma personne, du moins, il n’y a pas 1, 2, 20, 49 élèves : il y a 1, 2, 20, 49 fois UN élève.
Avant d’aborder une réflexion sur les grades d’usage dans l’Aikido, il serait utile de faire un bref résumé historique de la notion de grades au sein des pratiques martiales japonaises.

A l’époque où les diverses disciplines avaient obligatoirement une raison d’être pratique (applications en situations réelles combatives) il est évident que le pratiquant remplissait son devoir de guerrier soit en gagnant et en restant en vie, soit en sacrifiant sa vie pour gagner, soit en perdant. Les choix n’étaient pas particulièrement grands en ce qui concernait son efficacité combative.
La notion d’un système de grades base sur un évaluation de capacités combatives aurait été, pour ainsi dire, un non-sens. En revanche, chaque école avait besoin d’un système pour reconnaître les capacités d’enseignement du pratiquant en tant que transmetteur des structures techniques, philosophiques, ethiques et autres de l’école. C’est ainsi que fut institué le système Menkyo-Kai den.
Celui-ci, je le répète, n’était absolument pas basé sur l’efficacité personnelle du pratiquant mais constituait, plutôt, un certificat assurant qu’il avait accompli une certaine étude au sein d’une école et qu’il pouvait retransmettre (selon les règlements intérieures propres à chaque école) la partie du curriculum de l’école qu’il avait maîtrisée et qu’il était autorisé à enseigner. Aujourd’hui, la confusion est né du fait qu’un pratiquant, possesseur d’un diplôme d’enseignant de haut niveau de l’école, devait forcément être très efficace sur le plan combatif. Cette distinction est fondamentale si l’on veut comprendre le problème des grades historiques ou actuels.

Dans le système Menkyo, il existait, généralement, 3 à 5 certificats, donc 3 à 5 niveaux d’enseignant. Le premier certificat s’appelait « Oku-Iri » et avait pour but de certifier que l’élève avait accompli son étude des bases et pouvait être considéré comme véritablement membre de l’école. Ceci exigeait une dizaine d’années d’apprentissage (à raison de plus de 3 heures par semaine!) durant laquelle il se familiarisait avec le curriculum de base. Si on devait faire une comparaison avec les grades Dan, on pourrait dire que Oku-Iri correspond au niveau de connaissance d’un 4eme ou 5eme Dan, alors que dans le système classique il est la toute première qualification décernée. En principe, ce certificat comprenait très peu de qualifications à l’enseignement

Venait, ensuite, deux certificats de qualification d’instructeurs : le Sho-Mokuroku et le Go-Mokuroku. Ces deux niveaux correspondaient respectivement à Assistant-Instructeur et Instructeur soit dans le système Dan, aux niveaux se situant entre 5ème et 7èmeDan. Ils devaient être parfaitement familiarisés avec le curriculum technique de l’école, et ils jouaient un rôle important dans la formation des jeunes élèves et dans la vie de l’école.
Le certificat de Menkyo ou Menkyo-Kaiden signifie la maîtrise et son détenteur était pleinement qualifié pour tous les aspects de l’enseignement de l’école. On peut dire qu’il correspond symboliquement au 8em Dan actuel. Je n’en dirai pas plus concernant les qualifications du Menkyo sauf qu’il pouvait, à ce stade et si l’école l’estimait nécessaire, ouvrir son propre dojo ou école. En effet, la maîtrise impliquait une certaine liberté d’action.

Le système KYU-DAN est une invention relativement récente dans les disciplines dites Shin-Budo; il date de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème. Nous devons sa popularisation surtout au Judo et au Kendo. Ce système de grades s’inspire d’une philosophie Neo-Confucianiste qu’on appelle Chu-Hsi. Le concept central du Confucianisme Chu-Hsi est base sur la dualité « yukei-mukei », littéralement : « ce qui a la forme et ce qui n’a pas de forme ». On dit, par exemple « Yudansha-Mudansha », c’est à dire : « les pratiquants à grade Dan et les pratiquants n’ayant pas de grade Dan. D’ailleurs nous retrouvons partout dans les disciplines modernes ces concepts dualistes que le pratiquant doit faire transparaître au travers de sa pratique tant sur le plan « mentale » que sur le plan « physique ». Ce mariage « de l’action et de l’inaction » s’appelle « Sei to Do ». On trouve d’autres aspects de ce dualisme dans : « l’engagement et le non-engagement »- « yuken to muken »; « l’essence et la fonction »- « tai to yo » ou dans « l’energie et la raison »- « ki to ri », etc.

Dans les arts martiaux extrême-orientaux, et notamment l’Aïkido, les grades d’apparition récente, ne sont pas une fin en soi. Ils constituent simplement des étapes à franchir dans l’étude du Do. Pour un yushanda (détenteur d’un grade dan) digne de ce nom, arborer tel ou tel nombre de dan ou s’en prévaloir, quelle qu’en soit la raison, ne peut avoir aucun sens dans la mesure où c’est toujours le chemin qu’il reste à parcourir dans la quête martiale qui importe.
Obtenir un grade kyu ou un grade dan, ce n’est pas tant avoir réussi une épreuve technique qu’avoir tout simplement été en mesure d’accéder à un niveau supérieur de pratique, niveau à partir duquel tout reste encore à construire. En effet, tout grade passé avec succès est à confirmer par l’étude sans relâche des principes de l’art martial pratiqué et par la recherche d’un perfectionnement continu. Il n’y a jamais d’arrivée et d’aboutissement mais toujours de nouveaux départs, de nouveaux élans. De ce fait le pratiquant d’un art martial traditionnel, en particulier l’aïkidoka (ou aïkishugyosha), doit sans cesse avoir à l’esprit que le palier qui vient d’être atteint est loin d’être maîtrisé et qu’il lui faudra encore faire ses preuves en avançant dans le nouvel espace de pratique qui s’ouvre devant lui une fois le grade préparé obtenu. L’assiduité aux cours, la participation aux différentes sortes de stages qui lui sont proposés, la recherche incessante du perfectionnement, une réflexion personnelle sur l’Aïkido, la transmission de ses propres connaissances aux pratiquants moins avancés, tout ceci doit concourir à ce que le pratiquant soit et demeure en mesure de progresser sans relâche.

Un grade, quel qu’il soit, n’est jamais « acquis » pour toujours, quand bien même il est décerné une fois pour toutes, et les progrès effectués sur le plan technique comme sur le plan personnel peuvent très bien cesser, le niveau atteint régresser. Si passer des grades successifs correspond bien à monter des marches – c’est d’ailleurs le sens du terme dan : marche ou degré -, il faut bien penser, comme le disait naguère Tamura Sensei, qu’un escalier sert non seulement à atteindre les niveaux supérieurs mais aussi à descendre les niveaux inférieurs : il fonctionne dans les deux sens. Passer des grades successifs, c’est avant tout s’investir dans une pratique martiale qui nécessite de perpétuelles remises en question.
C’est pourquoi il est utile d’être en mesure de se juger soi-même avec objectivité afin d’éviter de tomber dans l’illusion d’un ego surdimensionné, source d’erreurs et d’échecs cuisants. Ainsi toute course aux grades est à proscrire car il faut avant tout se sentir intérieurement prêt à postuler pour un nouveau degré de pratique, ce qui implique que tout ce qu’il y avait à connaître du niveau déjà détenu a été étudié avec sérieux. L’Aïkido est et demeure une école d’humilité (geza no gyo = s’entraîner à l’humilité). Dans cette perspective, tout candidat ayant réussi son examen de grade kyu ou dan se doit en premier lieu d’aller remercier son professeur puis ses sempaï, car ce sont eux qui, par leur aide et leurs conseils, ont bien évidemment contribué à son succès.

C’est en ce sens que, contrairement à ce que pensent bien des débutants (mukyu) dans la pratique, l’obtention de la ceinture noire (niveau shodan) n’est pas un aboutissement mais correspond bel et bien à un véritable commencement (sho) de l’étude de l’art martial et du do. Tout le travail qui précède ce moment ne constitue en effet qu’un nécessaire dégrossissage du corps et de l’esprit en vue d’entreprendre par la suite un polissage (remma) sans fin de soi-même. Celui qui obtient son shodan doit donc se considérer comme un véritable « novice » engagé dans la pratique martiale. Le chemin vers l’expertise, parcouru étape après étape, est donc bien long.
Le Shihan lui-même n’échappe pas à ce principe et c’est pourquoi, le 8è dan obtenu (chiffre de l’accomplissement), il redevient comme un débutant pour qui tout est à reconstruire. Ainsi la boucle est-elle maintenant formée pour un nouveau départ, un nouveau cycle. La ceinture qui avait remplacé la ceinture blanche cède à son tour la place à celle-ci, du moins sur le plan symbolique. La voie vers l’accomplissement est infinie et c’est, à chaque moment de la pratique, que par la transmission du savoir que tout se perpétue, du Shihan aux enseignants ainsi formés et de ceux-ci aux pratiquants de base.

« Quand le maître montre la lune, l’imbécile regarde le doigt du maître » affirme un dicton oriental bien connu. Il ne faut donc pas s’attacher à l’apparence des choses (le grade arboré, la reconnaissance publique recherchée), à ce qui n’est qu’illusoire et vain, mais bien oeuvrer avec coeur (kokoro) en fonction du but qui est montré à travers telle ou telle direction de travail ou d’étude proposée. Ces axes de recherche sont diffusés ensuite à l’occasion des différents stages par les chargés d’enseignement aux enseignants des clubs afin que ces derniers puissent dispenser un enseignement de qualité aux pratiquants de base. C’est avant tout cela, cette structure pyramidale, qui donne du sens à l’Aïkido que nous pratiquons au sein de notre fédération.

Au Japon, l’obtention d’un grade, quelle que ce soit la discipline pratiquée, martiale ou non, est fonction d’un faisceau de critères qui forment un ensemble cohérent. Non seulement les connaissances techniques acquises (le degré d’expertise) sont prises en compte dans la délivrance d’un grade dan, mais aussi ce qui constitue la personnalité même du pratiquant concerné (les fruits de son expérience, ses accomplissements personnels), et enfin tout ce que ce dernier est en mesure de consacrer en retour à sont art (prises d’initiatives et de responsabilités, dévouement…). Il est ainsi possible de se voir décerner un 5è dan de jeu de Go, un 6è dan de Shiatsu, un 4è dan d’Ikebana, etc., au même titre qu’un 6è dans d’Aïkido, qu’un 5è dan de Iaïdo ou qu’un 3è dan de Kyudo.
Quoi qu’il en soit, le grade obtenu ne reflète jamais qu’une part du niveau technique, de la personnalité et de l’engagement de celui qui le détient, tout être humain étant par nature bien trop complexe pour pouvoir être réduit au seul niveau qu’il a atteint à un moment donné de sa pratique personnelle.

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Fabrication du saké…

Publié par Steph le 25th décembre 2008

Bientôt le Kagami avec notre traditionnelle dégustation de Saké, voilà un post qui va en intéresser plus d’un ;o))…
La fabrication du Saké, un processus vraiment naturel, ce qui confère à cette boisson des vertus hors du commun….
Le riz est tout d’abord lavé et traité à la vapeur. Il est ensuite mélangé à la levure et au koji. Le mélange entame sa fermentation durant laquelle, sur une durée de trois jours, on rajoute trois fois du riz, du koji et de l’eau. La fermentation a lieu dans un grand réservoir (le shikomi). La qualité du riz, les conditions dans lesquelles le koji se développe, les variations de température et encore bien d’autres facteurs sont différents pour chaque shikomi. Dans les 18 à 32 jours qui suivent, le shikomi peut continuer à mûrir. Il sera ensuite pressé, filtré et éventuellement coupé d’eau pure (un saké non-coupé est appelé ki-ippon).

Le broyage du riz:
En ce qui concerne les meilleures brasseries de saké, on n’utilise que des variétés de riz destinées à cet usage, et dont les grains sont plus grands que celui que nous mangeons. Ce riz, le sakamai, coûte 4 à 10 fois plus cher que le riz utilisé en cuisine, mais il contient plus de fécule, moins de protéines et moins de graisses. La plus grande partie de la fécule se trouve dans l’amande grain, tandis que la graisse et les protéines se trouvent à l’extérieur de celle-ci. C’est cette amande blanche qui nous intéresse.
Le riz est d’abord « poli ». La partie externe de la graine est éliminée de façon à ce que l’amande si riche en fécule se retrouve complètement dénudée. En fonction de la qualité du saké, le grain perdra jusqu’à la moitie de ses dimensions d’origine, parfois même plus encore. Ceci n’est pas aussi facile que l’on pourrait le penser : tout ceci doit se passer avec beaucoup de délicatesse.

Lavage et macération :
La poudre blanche (nuka) qui subsiste dans le riz après le polissage est ensuite éliminée, ceci constituant un acte essentiel pour la qualité finale du riz après sa cuisson à la vapeur. Le riz est ensuite mis à macérer pour l’amener à un taux d’humidité optimal avant de passer en vapeur. La mesure dans laquelle le riz sera moulu à l’étape suivante sera déterminant pour le degré d’humidité exigé. Le temps d’infusion est plus court en fonction du degré de polissage du riz, car au plus il est poli, au plus vite il absorbe l’eau. Ainsi, le temps de macération peut varier d’une seule minute à une nuit entière.
Cuisson à la vapeur:
Le riz n’est pas mis à cuire dans de l’eau portée à ébullition. On produit de la vapeur qui, via le fond d’un récipient approprié (le koshiki) remonte tout naturellement vers le riz. Le résultat est une consistance plus robuste, un extérieur du grain plus dur et une amande plus tendre. En général, une portion du riz ainsi traité est séparée et refroidie. Sur cette partie précise du riz sont ajoutées des spores de moisissure afin de provoquer la formation du koji. L’autre partie du riz est directement placée dans le fût de fermentation.

Fabrication du koji (seigiku):
C’est une étape cruciale du processus de fabrication, car le koji est l’élément qui va provoquer la mutation de la fécule du riz en sucres, qui vont ensuite fermenter. Le ferment de koji est produit naturellement. C’est une fine poudre sombre que l’on répand sur le riz après son passage à la vapeur et après qu’il ait été refroidi. Le tout est ensuite mis dans un kojimuro, une chambre aux parois de bois où règnent un fort taux d’humidité et une température élevée. Au cours des 36 à 45 heures suivantes, le koji est mélangé en permanence et minutieusement tenu à l’œil. Le riz-koji est d’aspect légèrement givré et son goût rappelle vaguement la douceur des châtaignes. Pendant toute la durée du procédé, il est fait usage de koji au moins à quatre reprises. Il est à chaque fois préparé frais et aussitôt intégré au mélange. Chaque shikomi revient donc au moins quatre fois au centre du procédé.

Fermentation (shubo ou moto):
Tout comme pour le vin, il existe bien des sortes industrielles de levures. Les meilleurs brasseurs de saké ne jurent que par les levures indigènes, qui donnent au produit une bien plus grande sensation de terroir. Le koji et la levure travaillent simultanément pour transformer la fécule du riz en glucose, puis ce glucose en alcool. Cette fermentation couplée et parallèle est unique et propre à la fabrication du saké.
Pâte (moromi):
Lorsque le moto est à maturité, on le dirige vers une cuve plus grande. On ajoute ensuite, dans les quatre jours suivants et en trois étapes successives, le riz simplement cuit à la vapeur, le koji et l’eau. À chaque étape, le volume de brassin est multiplié par deux. Le résultat est la pâte principale du moromi, qui peut alors fermenter durant les 18 à 32 jours suivants. Durant ce laps de temps, certains contrôlent et mesurent la température et d’autres paramètres afin d’amener le produit au profil gustatif désiré. D’autres font le choix de laisser la nature accomplir son œuvre, tout simplement.

Pressage (joso):
Lorsque tout est en ordre, le saké est pressé. Par l’une des innombrables méthodes, la lie blanche (kasu) et les parties solides non fermentées sont éliminées, après quoi l’on récolte enfin le pur saké. Cela se passe le plus souvent mécaniquement, mais les anciennes méthodes sont encore et toujours en usage: le moromi est alors pressé dans une sorte d’étamine, ou encore on laisse le saké s’écouler de lui-même en dehors de ces sacs.
Filtrage (roka):

Après que le saké ait reposé quelques jours, afin d’éliminer les quelques particules solides restantes par sédimentation, le breuvage est filtré. Dès ce moment, notre saké est prêt.

Namazake:

La plupart des sakés sont pasteurisés. Seule une poignée de brasseries jurent fidélité au namazake, la version non-pasteurisée, laissant ainsi des enzymes et les bactéries en vie et donnant au saké le pouvoir d’évoluer.
Bonne dégustation…

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Kagami Biraki

Publié par Steph le 21st décembre 2008

Comme chaque année, nous organisons cet évènement au sein de notre Dojo. Le Kagami Biraki était à l’origine un des rites qui ponctuaient l’année dans les familles de la noblesse japonaises et par la suite dans les familles des samourais. Le 20 janvier, les hommes ouvraient le coffre qui renfermait les attributs de leur appartenance à la classe des guerriers (armure, casque, armes) et les déployaient. Les femmes plaçaient sur leur coiffeuse, en guise d’offrandes, de la bouillie de haricots rouges et des gâteaux de riz appelés Kagami Mochi. On appelait cela, à l’origine, le Kagami Wari, à cause des Mochi, forts durs, qu’il fallait rompre à la main ou au marteau pour pouvoir les manger.

Le 20 janvier 1651 mourut le shogun Iemitsu, troisième de la lignée. On changea donc, dès 1652, la date de la cérémonie pour qu’elle ne corresponde pas à l’anniversaire de cette mort.
On la fixa au 11 janvier, l’associant à un autre rite, le Kura-Biraki. Le Kura étant le grenier à riz, il s’agissait en fait de la reprise officielle du travail pour la nouvelle année. Naissait alors la cérémonie du Kagami-Biraki qui célébrait symboliquement le renouveau de la vie, de la clarté, de la naissance, en cette période de froid et de ténèbres.
Cette cérémonie débute par diverses démonstrations effectuées tout d’abord par les enfants, les ados, les invités et adultes. Il ne faut pas être effrayé à l’idée d’y participer, les démos se font en groupe et sont un peu répétées durant les quelques cours avant l’évènement…personne n’est obligé mais c’est l’occasion de montrer votre progression d’année en année…

Des cadeaux sont ensuite remis au professeur et aux plus anciens en remerciement, cette marque de gratitude signifie symboliquement que l’on est satisfait des enseignements reçus et en fait on peut faire des cadeaux à tout le monde… Des mets sucrés sont apportés par les pratiquants et parents de pratiquants et de préférence confectionnés par eux-même (nous avons été gâtés ces dernières années ;o)), saké chaud et boissons non alcoolisées sont de la partie.
Lieu : Sakura Dojo Rue Zaine 1325 Chaumont-Gistoux
Date : Samedi 10 Janvier 2009
Horaires :
16h00 : Répétition
17h30 : Démonstration
18h30 à …..et plus ;o) : Saké, gâteaux et autres…

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Remastérisation…

Publié par Steph le 17th décembre 2008

De temps en temps, je parcours l’ancien blog du dojo et je me dis que j’en ai écrit des…bêtises en quelques années ;o)). Heureusement, certains articles paraissent avoir une petite valeur que je vais à nouveau confier à vos yeux au fil du temps… il y en a déjà eu un mais l’avez-vous vu?
Certains seront « remastérisés » au goût du moment, à l’évolution dans notre pratique et dans la vie, d’autres paraîtront « bruts ».
Donc deuxième essai : Aller en stage (voir ci dessous)

 

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Aller en stage

Publié par Steph le 17th décembre 2008

Sortir de la zone de confort, c’est aussi accepter de se remettre en question perpétuellement et de pratiquer avec d’autres professeurs et donc de participer aux…stages.
Il y a un clivage très net entre deux genres de pratiquants d’aïkido. Il y a ceux qui se contentent de suivre l’enseignement qui est donné au sein de leur club, sans jamais s’ouvrir vers l’extérieur en participant à des stages, que ce soient des stages sur un week-end ou des stages d’une semaine, qui ont lieu en général en été. Et puis il y a les autres. Attention, il n’est pas question ici de porter un jugement ou d’incriminer ceux qui ne vont pas en stage, chacun gère sa vie, chacun fait ses choix, et chacun a ses impératifs qui ne regardent que lui. En Aïkido un professeur n’est pas là pour juger, mais seulement pour donner, ce qui en soit est du bonheur pur. Parfois des élèves tiennent le raisonnement suivant : « mon professeur est excellent et me donne tout ce dont j’ai besoin, pourquoi aller en stage ? ». On peut objecter à ces personnes que s’ils ne connaissent que leur professeur, ils n’ont pas de comparaison possible, donc il leur est difficile de savoir si leur professeur est réellement excellent….
La participation à des stages, quelque soit la personne qui le dirige, vous permet de rencontrer d’autres aïkidokas, de confronter des expériences, de partager du vécu, et aussi de vous faire des amis.Cela vous donne le sentiment d’être « relié », de n’être pas isolé et de faire partie de la « famille » de l’Aïkido. C’est une formidable bouffée d’oxygène dans un monde où il est parfois difficile de respirer.
Pour ma  part, j’essaie de partciper à plus ou moins un stage par mois afin de continuer à affuter ma modeste pratique mais aussi de rencontrer des gens intéressants.


Rencontrer des gens intéressants…

De plus, vous ne pratiquez plus avec les mêmes personnes du Dojo et sortez de vos habitudes, on se fait vite à la pratique de gens cotoyés très souvent au point de connaître exactement les réactions Tori/uke de ses partenaires et par là même anticiper le mouvement.
Un autre avantage des stages est que c’est une occasion donnée de découvrir les personnes qui pratiquent au sein même de votre club. Dans nos cités modernes les vrais dojos n’existent pratiquement plus. On pratique dans des gymnases sans âme, et à la fin des cours chacun prend sa douche et s’en retourne chez lui. Un quart d’heure après le cours la place est déserte (pas tout le temps heureusement). Comment dans ces conditions connaître ceux là même que vous côtoyez chaque semaine sur le tatami ? C’est vrai que le temps est maintenant devenu un luxe ; finie l’époque où à la fin de chaque cours on traversait la rue pour aller boire tous ensemble un pot au bistrot du coin, sauf dans les villes où les gens ne dédaignent pas de « refaire le monde » après le cours. Vous pouvez venir essayer le Suki Dojo, notre autre dojo sur Bruxelles, là on revisite la pratique et nos vies autour d’un bon verre et parfois d’un bon cornet de frites ;o)).
Bon, il est vrai que dans notre village, les endroits pour cela ne sont pas légion.
 

C’est donc en partant en stage avec quelques pratiquants de votre club que vous allez apprendre à les découvrir, à les aimer, à les apprécier. A mon humble niveau, en tant que professeur, je ne découvre jamais mieux mes élèves que dans les stages que je partage avec eux. Ce qu’il faut savoir aussi c’est que lorsqu’on a goûté à des stages, en général on y prend goût, et c’est la raison pour laquelle on retrouve à chaque fois quasiment les mêmes qui sont partants pour l’aventure. C’est ainsi que ce crée un « noyau dur » de pratiquants qui deviennent l’âme et le ciment du club. C’est à partir de ce noyau que s’installe un climat dans le Dojo, que partent les bonnes idées qui animent la vie du club : sorties, restaurants, fêtes, etc…
Un club dans lequel il fait bon vivre, on le doit avant tout aux élèves, pas au professeur. Un des buts de l’Aïkido est de nous ouvrir aux autres, donc à ce titre, la participation aux stages devrait être une évidence si l’on comprend l’essence même de l’Aïkido.

Recherche constante même pour les plus jeunes…

Nous avons la chance, au sein de notre fédération, de pouvoir bénéficier de l’enseignement de plusieurs professeurs de renom tout au long de l’année, ces stages sont même gratuits pour la plupart, que demandez de plus? On peut même pousser le bouchon (pour les vraiment motivés) en participant aux stages des autres groupements qui sont aussi de qualité avec des experts tels que Sugano Shihan, Christian Tissier Shihan, Endo Shihan et d’autres experts japonais (comme Kobayashi Shihan). Et parfois, il ne faut pas aller très loin car de formidables enseignants (tel Jean, Léo, Fabrice, Jean-Marc…) visitent notre dojo régulièrement. A ce propos, c’était vraiment agréable de rencontrer les pratiquants d’Herblay venu en nombre le temps d’un week-end pour suivre Léo et Issei, un bel exemple d’unité et de magnifique ambiance au sein d’un dojo…
Un élève qui ne va pas en stage me fait penser à un poisson rouge dans un bocal…Un aïkidoka devrait être un poisson libre et heureux qui joue dans les vagues de l’océan…
 

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Charles et l’hakama

Publié par Steph le 14th décembre 2008

Souvent, nous nous plaignons des « malheurs » de nos existences alors que finalement peu de choses nous arrivent ou peuvent nous arriver. Certains ont beaucoup plus de mal à s’intégrer dans notre monde basé sur les performances et les capacités de chacun, certains éprouvent, dans notre art, des difficultés à se déplacer ou à simplement effectuer un mouvement qui pourrait s’avérer anodin pour d’autres…
D’autres nous donnent des leçons de sérénité, de progression, d’abnégation et ce même si l’on est enseignant…

Aussi, j’aimerais vous parler de mon ami Charles, Charles fait partie d’une fratrie de triplés (une fille et deux garçons en fait ) et est né ce qu’on appelle grandement prématuré. De cette naissance précoce, il a parfois quelque mal à exécuter tel ou tel mouvement et finalement, je me rends compte que je connais très peu de sa vie car je ne l’ai jamais considéré comme quelqu’un avec un handicap ou avec des difficultés mais comme un…élève, tout simplement…
Les autres enfants aussi d’ailleurs, tout le monde le voit comme un pratiquant d’Aïkido…vous allez me dire « c’est normal » mais je trouve cela très beau…et à entendre ses proches, tout le monde ne se conduit pas de la meilleure des façons à son égard à l’extérieur du dojo, le monde de l’enfance est souvent pareil à une jungle où les prédateurs guettent…

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce post car je n’apprécie pas vraiment de mettre tel ou tel élève en avant mais il n’a pour but que de rendre hommage à quelqu’un avec du courage car la voie n’est pas facile…
J’ai rencontré Charles , il y a maintenant plus de six ans, son frère Louis venait de s’inscrire à l’Aiki avec Pierre-Louis, notre plus ancien pratiquant encore en activité. A l’époque, je me souviens que ses parents m’avaient demandé si Charles pourrait un jour faire de l’Aïkido, j’avais répondu par l’affirmative mais qu’il devait encore attendre un peu n’ayant pas encore l’âge. Quelques temps plus tard, Charles faisait ses premiers pas sur le tatami, ses parents m’avaient gentiment demandé si celà me posait un problème d’accepter un enfant différent, ce à quoi je répondis « pas d’inquiétude, on en fera une ceinture noire… »
Directement appliqué et plein de gentillesse, il m’étonna par sa mémoire incroyable, un jour lors d’un stage je lui parlais des dinosaures et c’est ainsi qu’il me cita des noms de ces créatures pendant…plus d’une heure, je ne savais pas qu’il y en avait autant ;o). Je me remémore également son application à s’habiller et à faire de merveilleux noeuds de ceinture que je montre toujours comme exemple même aujourd’hui…

Le temps et les années ont passé, Charles a bien grandi, il est dans une école dans laquelle il est respecté; très studieux et devenu presque un adolescent, il va sur le chemin de la vie.
Et maintenant, Charles porte l’hakama, son hakama…et pour ceux qui ont vu son examen, c’était vraiment incroyable de placement et de précision. J’ai été très ému et touché par sa présentation, tout y était…même le travail aux armes, le kata 31, les suburis…et lors de la remise de sa ceinture, de voir son visage rayonner était vraiment la plus belle des récompenses.
Ses parents m’ont demandé comment j’avais fait…et en fait c’est Charles qui a tout fait…
Je me suis longtemps demandé si je devais faire des examens adaptés et je ne regrette vraiment pas de ne pas avoir suivi cette voie, Charles est sur le même niveau que les autres et se fait autant bousculer par son professeur lorsque les mouvements ne vont pas dans le sens ;o)) Il vit pleinement son art…ce samedi, nous avons fait les respirations chères à Tamura Senseï, les exercices terminés, Charles, les yeux fermés continuait, imperturbable, à voyager à l’intérieur de lui-même;  la phrase lancée plus haut n’est vraiment pas une chimère, un jour il sera au sommet de la montagne…

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Langages du tatami

Publié par Steph le 12th décembre 2008

Prenez une bouteille vide, plongez la dans l’eau, elle fait « glou glou »
Prenez une bouteille pleine, plongez la dans l’eau, elle se tait
Ainsi en est-il des humains. Méfions-nous du bavard qui ne cesse de tout expliquer à tout le monde. Son attitude trahit souvent un vide intérieur. Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait ne parle pas disait Lao Tseu…
De cet aphorisme, voici une petite réflexion relative à certains « langages » utilisés sur les tatamis, bien sûr, il y en a d’autres donc ce sera peut-être un post à épisodes…

Parler ou ne pas parler, telle est la question que l’on pourrait se poser lorsque l’on foule un tatami, il est certain qu’en tant qu’élève, il ne faut pas trop agiter son appendice lingual mais plutôt se concentrer sur le travail proposé, et ici, je parle bien de « proposé » car nous devrions toujours suivre les explications de l’enseignant présent, ce même si ce n’est pas notre façon coutumière de faire. J’observe souvent des personnes présentes lors des stages qui ne suivent pas vraiment la forme présentée, ils la regardent mais ne la voient pas; passé le salut envers un uke, ils appliquent exactement ce qu’ils font dans leurs dojos respectifs. Bon, si cela leur convient, pourquoi pas ??, nous sommes en démocratie. Mais là, ou le bât blesse, c’est lorsque ils essayent d’influencer la personne (qui comme par hasard est débutante ou moins avancée) avec laquelle ils travaillent et de la saouler de paroles pensant être touché par l’esprit d’O Senseï. Cette attitude me paraît incorrecte à plus d’un titre, elle fait preuve d’irrespect envers l’enseignant et relève d’un grand manque d’ouverture même si on affirme être intéressé par les formes présentées. Un langage de dénigrement en somme…
Ils en oublient le précepte édicté en son temps par Maître Ueshiba lui-même :
« Ne corrigez pas un partenaire si vous n’avez pas atteint le niveau Yudansha (ceinture noire), vous pouvez le guider dans la technique mais en aucun cas le corriger.. »

Une histoire m’a été racontée à ce sujet tout récemment, une jeune élève travaillait avec un « ancien » qui n’arrêtait pas de lui dire que ce qu’elle faisait n’était « pas bon » et du « qui lui avait montré cela ? », excédée la demoiselle ayant du caractère finit par lui dire que c’était son professeur qui lui avait enseigné cette manière et que si cela ne lui plaisait pas, il pouvait lui demander conseil car…il se trouvait juste derrière lui étant…le maître du stage…l’histoire n’a pas lu les pensées de l’ « ancien », victime de son égo et de cette fable proche de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf…
Un autre animal des tatamis est celui dénigrant son partenaire par des paroles assassines du genre « tu n’as pas fait beaucoup de progrès depuis…, pas passé de ceintures ? », lui a plutôt rétrograder pour tenir de pareils propos, un vrai retour vers le jurassique ! Langage préhistorique que voilà !
Il est possible également de parler sans…parler, en bloquant systématiquement le moins avancé …faisant passer un signal bien détestable, celui dans lequel on pense dominer l’échange…, là on n’a pas compris grand-chose à l’Aïkido qui reste un art d’étude, d’harmonie et de relation avec une personne, un être humain et on ferait mieux de se mettre à la pétanque ;o)
Ces gens se trouvent bien dépourvus lorsque qu’un plus expérimenté est leur tori, là le blocage n’est plus de mise car, à ce moment, comme par enchantement le courage ne les étouffe plus trop.

Heureusement, le fait de travailler en silence nous permet parfois de faire passer un message à notre partenaire, rien que par exemple par une saisie souple sans serrer, ni brusquer qui pourrait signifier « content de travailler avec toi », avez-vous déjà eu cette sensation ?
Langage de discrétion…
Sur le chemin de notre art ainsi que dans la vie de tous les jours, nous ne manquons pas de rencontrer des personnes qui attirent notre attention par des procédés divers : par l’excès de parole, le comportement ou l’apparence physique. Mais il nous arrive aussi de passer à côté de personnes de grande qualité que nous ne voyons pas du fait de leur discrétion. Restons vigilants et sachons regarder au delà des apparences.
«Au delà du visible se cache l’invisible…»     

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Léo Tamaki, un chemin à suivre…

Publié par Steph le 9th décembre 2008

Certains trouveront un peu pompeux le titre de ce post mais c’est vraiment le ressenti de ce week-end aux paroles entendues dans les vestiaires et ailleurs.
Après la bonne expérience de janvier, notre dojo accueillait à nouveau Léo Tamaki. Trente six pratiquants ont fait le déplacement au cours des 2 jours dont des pratiquants français du dojo d’Herblay (belle surprise bien gardée ;o)) où enseigne son frère Issei (également présent) et d’Amiens, le dojo de Jean-Pierre Horrie, secrétaire général de la FFAB.

Chemin à suivre, oui, car nous pouvons retrouver dans sa pratique l’enseignement reçu de Tamura Senseï mais également d’autres formes et façons de faire qu’il tient certainement de ses recherches martiales auprès de maîtres aussi réputés que Kuroda et Hino Senseï, le tout dans un relâchement et un sens du mouvement tout en sensation vraiment peu communs. J’ai eu l’impression que le peu de mes connaissances avaient fait tout un cheminement pour arriver enfin à destination, comme si tout était passé dans un entonnoir pour arriver à un condensé…j’ai déjà vu quelques enseignants et maîtres mais je n’ai pas souvenance de quelqu’un dont la pratique m’a « scotché » à ce point…une pratique hypnotique comme le dirait une chère amie…Bien sûr, il y a tous les grands maîtres tels Tamura Shihan mais que nous voyons souvent au delà d’une marée verte et parfois inaccessibles tant les prétoriens sont nombreux…Ici, accessibilité et gentillesse sont au rendez-vous quelque soit le niveau ou l’état de la personne, c’est important, tout le monde est traité avec le même égard et celà se ressent dans le regard et les dires des élèves.

Et puis, j’apprécie énormément cette façon d’enseigner, pas des tonnes de paroles, juste ce qu’il faut…Les préparations reprenaient un grand nombre de mouvements pratiqués lors des stages de Senseï et que d’ailleurs nous appliquons chez nous tel le Chi Qong et Do In.
Ce qui m’a grandement interpellé fut à nouveau le travail de la chute arrière (vu déjà la dernière fois) dans lequel nous démarrons en position couchée pour rouler vraiment sans aucune contraction, tout en lenteur, puis le même mouvement mais avec un partenaire posant une main sur le ventre afin de vérifier que nous sommes relâchés le plus possible, pas facile, nous devrons encore travailler afin d’être au point pour le prochain stage ;o).

En bon belge, la saisie Katateryotedori se doit d’être très puissante…tandis qu’ici on ne tient quasiment pas, les mains sont juste posées pour ne rien donner au partenaire, ne pas lui laisser d’appui…légèreté quand tu nous tiens…celà demande beaucoup plus d’application, croyez-moi!
A partir de là ,ous allons travailler plusieurs formes de Kokyu Nage puis toujours sur la même attaque Ude Kime nage sous deux façons, une en direct l’autre en tenkan en évitant vraiment de déranger l’uke, en coupant vers lui pareillement à une action de dégainer le sabre.
Par la suite, un essai de Nikkyo ura « classique » avec Issei comme partenaire (un vrai plaisir de travailler avec une personne de cette qualité même si je pense qu’il m’a bien épargné ;o), là on ne sent vraiment aucune contrainte, tout se fait en sensation, en déséquilibre, prise du centre, real Aïkido..envahissant nos corps et âmes…pour passer dans une forme en départ Ikkyo Ura et amener le bras sur l’épaule.
Irimi nage, en « disparaissant » comme Léo, il est là, plus là puis envolé en une fraction de seconde, celà nous a rappelé avec Philippe (le gentil barde) quelques épisodes vécus avec Tamura Senseï au cours duquel nous le serrions comme des « malades » et l’instant d’après nous avions l’impression de tenir de l’air alors qu’il était déjà loin…
Juji Garami, technique que nous avions connue assez dure et cassante est effectuée tout en souplesse en amenant le bras vers le haut, sans heurts…
Quelques coupes bokken viennent terminer ces trois heures passées à la vitesse de l’éclair…
Katadori menuchi le dimanche, même leitmotiv, on saisit à peine, Léo de nous expliquer que dans les arts traditionnels, il y juste une couture sur la manche, si nous tirons trop fort, le tissu s’arrache et notre attaque devient vraiment inutile…la frappe menuchi, contrairement à ce que l’on m’a enseigné, est faite sans avancer le pied arrière et tout se tient…si on avance, on est trop exposé, ouvert et donc…mort…
Le premier éducatif est juste l’attaque, souple, l’uke est un miroir….
 

Un autre exercice consiste à relâcher le bras totalement en travaillant avec un partenaire pour vérifier qu’il n’y a pas de contraction au niveau de la poitrine.
Les techniques s’enchaînent : Ikkyo omote en ramenant la main, en prenant le centre du partenaire, travail sur le bras kata; Ikkyo ura, sur le bras men uchi, très direct; Kokyu nage, en se déplaçant latéralement, en coupant par-dessous; Koyu nage, en contrôlant le partenaire, descendre le corps et couper le bras men uchi
Nous changeons ensuite de forme d’attaque en passant en Chudan tsuki, là l’attaque se fait vers le pied avant…quelques exercices de sensation nous permettent de rentrer dans le vif du sujet…Il faut être très près de l’attaque et accepter d’être touché…de temps en temps…
Pas de travail bokken ce dimanche mais application Tanto dori sur chudan tsuki en passant par udekime nage et koykyu nage. Un hachi undo nous remet le dos en place avant de prendre congé de nos hôtes, le coeur gros…ce n’est que partie remise…
Merci à Léo, Issei, à nos amis français et à tous les pratiquants présents de nous avoir permis de vivre ces superbes moments…
Quelques photos du stage : ici 
Les photos prises par nos amis d’Herblay : ici        

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Kata 48 et vidéos…

Publié par Steph le 4th décembre 2008

Ca y est, nous y sommes arrivés à la fin de notre kata, ceux qui étaient présents du moins ;o), c’est assez cocasse, j’ai parfois l’impression d’avoir deux dojos au même endroit, ceux qui viennent le lundi ne viennent pas le mercredi et vice-versa…Bon, je ferai le cours armes un lundi une de ces prochaines fois…
Il est vrai que parfois la vie nous empêche de pratiquer comme on le voudrait…
Pour revenir à nos moutons,
nous avons effectué ce mercredi l’entièreté des 48 mouvements issus de l’école de Chiba Senseï, le tout orchestré par notre ami Jean Burnay, présent malgré verglas et givre…
Bien sûr, il nous faudra encore travailler, nous n’avons que l’épure, le polissage perdurera et comme je disais hier, encore un travail de toute une vie ;o), des sujets d’étude à l’infini mais…une seule vie…hélas.

Cet enchaînement est vraiment intéressant et enrichissant, je pense le revoir encore quelques fois avant une nouvelle venue de Jean, histoire de progresser et de ne pas reprendre depuis le début à chaque stage…
Pour rappel, vous trouverez dans notre espace membres un explicatif « écrit », je suis en train de rédiger un autre document reprenant point par point, j’ai déjà commencé cette nuit (mais quand dort-il??? ;o)), peut-être prendre quelques photos pour avoir un bon support..Bien qu’un support ne reste qu’un…support, ce qui qui compte c’est la pratique encore et encore….
Je retourne à mes écrits…n’oubliez pas le stage avec Léo ce week-end (voir page stages si vous vivez sur une autre planète et n’êtes pas au courant ;o))
En parlant de Léo, celui-ci a rencontré et travaillé avec Hino Senseï, personnage des arts martiaux très connu au Japon, il a pu tester son tsuki, voir ces deux intéressantes vidéos dans lesquels on peut voir clairement Léo surpris par tant d’énergie dans le mouvement (et qui intéressera nos fans de karaté ;o))
ici et ici
Et je ne résiste pas à vous faire découvrir 2 autres vidéos désopilantes et aussi impressionnantes sur le travail de Hino Senseï, bien que je ne comprenne rien j’adore le présentateur…
ici et ici
Ps : je n’ai pas encore trouvé le moyen de mettre des vidéos dans WordPress mais je cherche…
 

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Aikido compté…

Publié par Steph le 2nd décembre 2008

Je n’ai jamais été très doué pour le calcul étant plus attiré par la littérature et l’histoire, enfin le calcul çà allait encore mais les maths dites modernes, grrr…une sinécure…
Il n’empêche que l’on retrouve ces « méchants » concepts dans chaque recoin de notre vie, en faisant des emplettes, en recevant notre fiche de salaire, notre feuille d’impôts (dur, ca à comprendre ;o)) et même dans l’Aïkido…
Avez-vous remarqué qu’il y a des chiffres qui vont bien ensemble comme par exemple 2 et 4 et d’autres qui sont opposés, par exemple 1 et 8…on ne sait pas vraiment pourquoi, peut-être est-ce du au fait des pairs et impairs ou explicable par leur symbolique….

L’aïkidoka, lui, ne devrait pas raisonner en termes d’opposition, mais plutôt en complémentarité. Imaginons que votre partenaire et vous-même totalisiez à vous deux une certaine quantité d’énergie, disons 10 unités. S’il vous attaque avec 6 unités, vous en mettez 4 et réalisez ainsi l’harmonie. S’il vous attaque plus fort, 7 unités, mettez-en 3. Plus il attaque fort et moins vous avez besoin de mettre d’énergie, pour la simple raison que vous utilisez celle qu’il vous donne. La force qu’il vous donne est un cadeau qu’il vous fait pour vous permettre de vous exprimer. Si son attaque est timide, 4 unités, vous mettez alors 6 unités, c’est le sens du mouvement positif. Ces notions d’unités vous permettent de comprendre s’il faut choisir de réaliser une technique sous forme positive (omote) ou négative (ura). Plus l’attaque est puissante, plus il vous faut l’absorber, donc utiliser une technique négative. Cette approche de la relation à l’autre conduit à un mouvement naturel, en harmonie avec le rythme de la Vie. Vous ressentez un sentiment de plénitude, d’équilibre, les choses découlent d’elles-mêmes, sans effort. Alors que si vous choisissez de vous opposer à l’autre, vous devez être plus fort que lui, et de ce fait vous vous inscrivez alors dans un autre schéma. Le doute s’installe en vous.

Qui peut prétendre être plus fort que tout le monde ? Un jour où l’autre on rencontrera plus fort que soi. S’il met 6 unités vous devez en mettre au moins 7 pour l’emporter, mais ce faisant vous dépassez ce quota naturel d’énergie de 10 unités dont vous disposez, et pour trouver cette énergie supplémentaire vous faites appel au surentraînement, aux séances de musculations intensives. Mais votre partenaire aussi, et lors de votre prochaine rencontre il vous attaquera avec 7 unités et vous devrez aller à 8, cette escalade génère des comportements en disharmonie avec les rythmes naturels, et ce qui conduit le « sportif » à faire appel à des procédés de plus en plus dangereux, recours au doping et autres méthodes pour le moins suspectes.

Toujours du mal à compter ;o))…. 

Au final qu’observe-t-on ? Que les sportifs de haut niveau sont non seulement très rares…Par définition il n’y a qu’un champion du monde par discipline à un instant donné, mais surtout que leur carrière est très courte. Leur corps, leur esprit sont épuisés en quelques saisons et l’âge moyen de la retraite avoisine les 25 ans … Contrairement à l’aïkido, qui vous permet de progresser tout au long de votre vie, en améliorant votre santé et en vous épanouissant sur tous les plans….il suffit de voir des « vieux » tel Tamura Senseï pratiquer pour s’en rendre compte… 
 

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