Publié par Steph le 28th février 2009
Le week-end prochain, stage avec Léo…
Pour découvrir ou redécouvrir sa pratique, retrouvez son interview très intéressante dans le magazine « Arts et Combats » de ce mois et son site web…
A très bientôt…
Ven. 6.03.09 / 19h30-21h30
Bruxelles
Au Suki Dojo
Sam. 7.03.09 / 15h30-18h30
Dim. 8.03.09 / 09h30-12h30
Chaumont-Gistoux
Au Sakura Dojo
Téléchargez l’affiche en .PDF
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Leo TAMAKI
au Suki & Sakura Dojo
Bonjour,
Le week-end du 6,7 et 8 mars 2009
Leo Tamaki animera un stage sur trois jours au Suki Dojo à Bruxelles et au Sakura Dojo à Chaumont-Gistoux.
Elève de Tamura Shihan, 4ème Dan Aïkikai et enseignant professionnel, il vit à Tokyo ou il suit tantôt les cours de l’Aïkikai de Tokyo tantôt les cours d’experts tels Sasaki Senseï, Tada Senseï ou Shimuzu Senseï, dernier élève « historique » de O Sensei. Il poursuit également depuis plusieurs années l’étude du Shinbukan sous la direction de Kuroda Shihan, légende du sabre japonais.
Vous trouverez plus d’informations concernant le stage en téléchargeant l’affiche du stage au format pdf
Pour le cours du vendredi
Afin de faciliter votre accès au Suki Dojo se situant dans l’enceinte de l’école Royale Militaire, nous établissons une liste des participants.
Veuillez dès lors nous communiquer votre Nom/Prénom soit par e-mail soit par téléphone au 0473/63.99.30
Pour ceux qui ne se seront pas inscrits au préalable, veillez à vous munir d’une pièce d’identité. Merci de votre compréhension.
A bientôt.
Les équipes du Suki Dojo et du Sakura Dojo |
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Publié par Steph le 26th février 2009
Ce week-end des 21 et 22 février a vu la tenue d’un stage un peu particulier avec Alain Lapierre. Je vous ai déjà présenté la personne dans un ancien post ...Celà faisait un petit temps que l’idée d’organiser un stage ensemble avait fait son chemin et nous ne fûmes vraiment pas déçus…
Je connaissais Alain des stages enseignants en France mais je me demandais quel allait être le travail proposé. Dès le samedi, j’ai compris que notre invité avait travaillé et travaillait encore « l’anatomie corporelle » pas seulement dans le dojo mais également et surtout chez lui sur ses quelques tatamis privés.

Les enfants s’en sont donné à coeur joie dans une magnifique ambiance, pas énormément de techniques mais surtout des exercices sur le placement et qu’apparamment Alain utilise également pour ses stages seniors, le tout en ronronnant et ne se disant « bonjour »;o))….
Pas mal d’élèves présents malgré le congé de carnaval et n’en ayant jamais assez…
Un bon repas (bien arrosé…) avec évidement les anecdotes de rigueur clotûreront cet agréable samedi.
Le dimanche, un stage adultes avec quand même une quinzaine de partcipants au cours duquel nous percevons encore mieux ce travail du corps, quel muscle bouge lors de tel mouvement.
Voilà l’application au Budo d’une merveille de livre qu’Alain m’avait recommandé il y a quelques temps : L’anatomie pour le Mouvement de Blandine Calais-Germain, une danseuse qui a su décrypter vraiment ce qui se passe dans le corps lorque nous bougeons.
Fidèle aux bases et à l’enseignement de Tamura Senseï, notre hôte nous fera travailler bien d’autres sensations que celles perçues habituellement et le tout souvent de façon très imagée et narré avec un bel accent du sud. Comme par exemple sur Ainhanmi Katate Dori Ikkyo, le fait d’ouvrir une porte et de rester dans l’encadrement (pour ne pas dire sortir du centre…).

Sur Ikkyo Ura, on utilise un Tanto pour placer un atemi dans les côtes d’uke, ce qui nous placera de la meilleure des façons pour la technique en elle-même.
Sankyo sur la même attaque, on ne vrille pas pour provoquer une douleur au poignet mais bien pour travailler sur la colonne vertébrale d’Aite, ce qui fait ressentir tout autre chose. Alain mâtine ses propos de nombreuses références au livre précité que j’ai lu mais pas encore approfondi de manière aussi complète…
Celà me conforte dans l’idée que si l’on veut progresser vraiment, il faut faire un travail sur le côté, ne fut-ce que pour perfectionner ce qui ne va pas trop bien…
Comme disait un autre professeur, toujours travailler dans difficulté, c’est à dire en ce qui vous pose problème…
A très bientôt en Belgique, Alain, car voilà une nouvelle voie qui a séduit les élèves présents…
Quelques photos du stage (merci à Rose…)
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Publié par Steph le 21st février 2009
Le monde est pétri de violence, il suffit de lire les journaux ou de regarder les infos télévisées pour être confronter à ce fléau bien de notre temps mais qui a existé à toutes les époques, simplement l’information circulait beaucoup plus lentement ;o)), les mérovingiens n’ayant pas encore de blog, télé et gsm…
Il est souvent bien difficile de rester zen face à ce débit, les derniers jours j’ai bien réfléchi à tout celà (encore plus que d’habitude) et me suis demandé pourquoi tant de guerres, de terrorisme, de tags sur les trains, tant d’idiots roulant comme des « fangios », pourquoi tant d’irrespect dans les transport en commun, pourquoi ces meurtres horribles dans une crêche envers des êtres si innocents? pourquoi ces attaques dans des écoles? pourquoi un superhéros dans une 4×4 Bmw me coupe la route de façon dédaigneuse…Est-ce vraiment le reflet de la société?

Et je me suis aussi demandé pourquoi quelqu’un avait jugé amusant de griffer le capot de ma voiture de façon bien gravée, je ne roule pas en Maserati et elle a bientôt 10 ans; le tout d’une façon bien lâche certainement sur un parking peu fréquenté, encore un coup d’une branche de la « fine fleur »…. Bien sûr ce n’est que du matériel mais c’est surtout le geste gratuit qui me désole…Il y a bien pire que quelques griffes…
Il n’empêche, je pense que si j’avais pris ces « courageux » sur le fait, mon « zen » aurait fondu et mes « principes » disparus…
Je pense qu’il y a quelques années, mon sang n’aurait fait qu’un tour et je les aurais bien secoué tel un cocotier, heureusement je me suis assagi avec l’âge et les castagnes de jeunesse sont bien loin…aurais-je été efficace pour autant? Comment être efficace dans ce cas? Rentrer dans le tas? Faire semblant de rien? S’enfuir? Non, non, ce n’est pas ma voiture ;o)…J’en ai ressorti une petite réflexion sur l’efficacité…
Bien évidement un des buts de l’aïkido est l’efficacité. Mais que mettons nous derrière ce mot ? Être efficace, cela veut seulement dire atteindre l’objectif que l’on s’est fixé. Et nos objectifs peuvent être multiples et variés, ce qui fait qu’il y a 1000 manières d’être efficaces : un avion qui s’écrase sur deux tours à Manhattan est efficace. Une bombe atomique qui rase une des plus grande ville du Japon est efficace. Mais le bol de riz que vous donnez à l’enfant qui a faim est efficace aussi. Le vaccin qui guérit du sida est efficace également. Il faut donc bien discerner deux types d’efficacités : d’une part l’efficacité qui détruit, et d’autre part l’efficacité qui protège la vie.

Un aïkidoka, par les techniques qu’il possède a la possibilité de choisir entre ces deux types d’efficacité. Il doit donc rester vigilant sur la direction qu’il choisit de prendre, et comment il entend utiliser son potentiel. Ce qui pourrait sauver ces perdus serait peut-être l’étude d’une voie similaire à la nôtre. En effet, la clef de voûte de l’enseignement et de l’éducation de l’Aïkido repose sur l’observation stricte d’une étiquette qui établit les bases de rapports humains fondés sur le respect de soi-même et d’autrui. Ainsi l’on fait du salut mutuel et des remerciements réciproques une habitude saine qui, par le bénéfice de la répétition quotidienne, vient remplacer efficacement toutes les velléités entre personnes et l’usage malheureusement banalisé d’injures au sein de certains groupes ou individus. C’est en quelque sorte l’apprentissage de la diplomatie, mutuellement consentie et appliquée par chaque membre du groupe.
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Publié par Steph le 19th février 2009
Nous apercevons souvent lors des cours, surtout chez les débutants, des positions de pied incorrectes au point de vue Aïkido. Il est évident que ces positions différeront suivant l’art martial pratiqué.
Un arbre ne vit que tant qu’il est sur ses pieds et ces organes sont les plus près de la terre et véhiculent de ce fait l’énergie de notre belle bleue…
En Aïkido, on peut retenir deux positions générales :
La position hanmi ou Sankaku Kamae

L’Aikido est né le jour où O Sensei a décidé d’abandonner la position de pieds en carré (shikaku = 4 angles) du Daito ryu et qu’il a adopté la position triangulaire (sankaku = 3 angles) appelée hanmi (parce que l’on ne présente que la moitié du corps à l’adversaire). Cette position hanmi est à la base de l’Aikido. Elle permet une mobilité très grande dans toutes les directions de l’espace. Elle est utilisée également en Aiki-ken et en Aiki-jo.
La position Hitoemi

Il existe en Aikido une deuxième position de pieds moins connue et tout aussi fondamentale appelée hitoemi. En Aikido, on peut passer en permanence de hanmi à hitoemi et à hanmi. La position hitoemi ouvre le pied avant au maximum. Ce faisant elle permet à l’axe du corps formé par la colonne vertébrale d’effectuer une rotation maximum dans la direction indiquée par le pied avant. Les hanches ne font que suivre, c’est la colonne vertébrale qui est le moteur du mouvement.
Pour que les pieds puissent continuer à être bien placés ;o), il faut aussi les entretenir, ce que beaucoup oublient. Et pourtant, voilà deux éléments, non seulement piliers de la pratique mais également centres de toutes les énergies du corps, en particulier dans la plante du pied, je vous renvoie aux ouvrages traitant de la réflexologie, un pur bonheur pour ceux qui ont déjà testé…
Incroyable mais vrai, nous sommes nombreux à nous désintéresser totalement de la partie du corps qui subit le plus de stress dans une journée. Chacun de nos pieds est composé de 26 os, de cartilages et d’un réseau élaboré de muscles, de tendons et de ligaments….
Les pieds supportent notre poids lorsqu’on se tient debout et en absorbent encore plus lorsque nous bougeons. En résumé, si nos pieds ne sont pas en bonne santé, nous ne le sommes pas non plus car il nous est impossible d’ignorer des pieds endoloris mais ces douleurs peuvent même modifier notre démarche et notre maintien et entraîner une panoplie de problèmes secondaires (crampes dans les jambes, douleurs aux genoux et mal de dos). De plus, la contrainte des chaussures fait que nos pieds sont en permanence mal traités et privés d’aération. Il ne faut donc pas négliger d’en prendre soin afin de limiter les désagréments.
« Le sourire vient des pieds » dit-on en Chine, ce qui en dit long sur l’importance à leur accorder…

Il faut absolument éviter de se déplacer à pieds nus en dehors du tatami et en particulier du vestaire au tapis, non seulement votre hygiène s’en ressentira mais il s’agit là d’un grand manquement à l’étiquette.
Question hygiène, quel bonheur de les passer sous l’eau froide avant de pratiquer
, non seulement celà les nettoyera des affres de la journée et réveillera en stimulant tous les points d’énergie…
Notre position est correcte et nos pieds “souriants”, ils ne nous restent plus qu’à avancer, ce qui peut paraître facile mais l’est beaucoup moins. Il existe une multitude de pas variant suivant les écoles et je laisse celà aux spécialistes…Les pas les plus utilisés dans notre art sont
AYUMI ASHI : La marche simple, un pied devant l’autre.
OKURI ASHI : Le pied avant initie le mouvement et l’arrière suit.
TSUGI ASHI : L’inverse du précédent.
N’oublions pas d’essayer d’être digne dans nos déplacements…Bonne marche…
Un bel article d’Ivan Bel sur les pas en Aïkido : ici
Un article de Léo sur la marche dans les Budo : ici
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Publié par Steph le 16th février 2009
En termes d’ »Héroïnes », je me demande souvent si toutes les pratiquantes ne devraient pas être considérées comme telles. De part ma courte vie de pratiquant et d’enseignant, j’ai croisé la route de dizaines (si pas plus…) de féminines et rares sont celles qui arrivent à continuer et à persister dans la voie martiale. Par rares, je veux entendre en moins grand nombre que les « hommes ». Celà doit être dû à plusieurs facteurs, il y a par exemple l’interruption lors de la grossesse et l’après celle-ci…
Il y a également les difficultés familiales liées à l’engagement dans l’étude. Si le partenaire ou mari n’est pas lui-même pratiquant, il arrive un moment ou des tensions apparaissent dans le couple car le conjoint trouve difficilement compréhensible l’investissement dans l’Aïkido, la participation à des stages, les cours plusieurs fois par semaine et par là-même la « désertion » du domicile…Une forme de jalousie et de rivalité s’installe bien souvent alors envers le Dojo, l’enseignant et les compagnons d’entraînement. Le budo nous change et ces changements sont rarement bien perçus par l’entourage, à moins de vraiment faire preuve d’amour et de compréhension…Pour certains hélas, la place de la femme est encore uniquement « à la maison »…Peut-être que dans les temps reculés, il était plus facile de devenir UNE Sensei…
Traversons la mer et nous voilà en Chine pour un nouvel épisode sur la création de l’art chinois Wing Chun par une nonne chinoise du nom de Ng Mui.

Elle était aussi connue comme faisant partie des cinq Ainés du Temple de Shaolin. Mais bien avant d’être à Shaolin, elle était déjà une experte accomplie en Kung Fu et, avait comme nom Loi Sai Leung. Son père était l’un des huit Généraux qui avaient aidé Yeung Jung Wang à accéder au trône de l’Empire (il fut le premier Empereur de la dynastie Qing (Ching).
Peu longtemps après son arrivée au pouvoir, Yeung Jung Wang qui ne voulait surtout pas partager sa puissance, fit assassiner son propre père ainsi que les huit Généraux qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir. Alors, pour venger la mort injuste de son père, Loi Sai Leung tua elle-même l’Empereur, puis partit se cacher au monastère de Shaolin, où elle prit le nom de Ng Mui.
Avec l’expérience et l’habilité qu’elle possédait déjà dans le kung Fu, elle ne tarda pas à devenir la personne la plus expérimentée au monastère. Antérieurement, Ng Mui avait étudié avec le Sifu Wan Ho Lo Yan de la montagne Mo Dong et s’était par la suite perfectionné avec Dook Bay Sunn Lai.
Les autres Ainés étaient, par ordre Hiérarchique: Gee Sin, Fong Do Duk, Bak Mei et Miao Hin. Parmi ces experts, il n’y a que Gee Sin qui a réellement été moine au Monastère de Shaolin. Ng Mui qui était déguisée en moine ou plutôt en nonne du Temple de Shaolin, aurait été en réalité une pratiquante Taoïste.

C’est en observant marcher une simple souris, que Ng Mui développa un nouveau système de combat qu’elle appela « Siu Bo Mui Fa Kuen » (La marche de la petite souris). Plus tard, après de plus profondes recherches et après avoir longtemps travaillé et perfectionné ses techniques et surtout, suite à une longue observation d’une grue et d’un serpent, elle perfectionna son système qui devint connu sous le nom de « Sei Ho Bak Bo » (Les huit positions du serpent et de la grue). Plus tard elle raffina encore plus profondément le système qui devint alors connu comme le « Ng Bo Mui Fa Kuen » (La Boxe de la fleur de prunier). Ces trois systèmes sont donc à l’origine du Wing Chun.

Ng Mui, faisant désormais partie des maîtres de Shaolin, commença à enseigner ses secrets aux autres. Comme le gouvernement avait fait envoyer de nombreux mercenaires pour les exterminer, ces disciples furent donc obligés de camoufler leurs activités. Ng Mui réalisa qu’elle devait tout faire pour préserver cet art du combat qui originait de Shaolin, car l’Empereur était prêt à tout pour effacer toutes traces de leur existence. C’est ainsi que Ng Mui élabora un nouveau système de défense amélioré basé sur l’expérience de ses connaissances qu’elle avait acquises et maîtrisés au Monastère. Essentiellement, le système utilisait une combinaison de techniques très efficaces et de mouvements en lignes droites et qui pouvaient surtout être appris et perfectionnés dans une courte période de temps.
Elle enseignera à Yin Wing Chun et Hoang Hoa Bao, fondateurs des deux lignées de Wing Chun actuelles.
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Publié par Steph le 12th février 2009
Qu’est-ce qui suit le jour ? Qu’advient-il après la marée haute ? Qu’y a-t-il après une inspiration ?
Que se passerait-il s’il n’y avait jamais de nuit ? Qu’arriverait-il si la mer ne cessait de monter ? Pourrait-on toujours inspirer ? La Nature obéit de manière absolue à la loi universelle du yin et du yang : les contraires y vivent en harmonie : vibration incessante entre les opposés complémentaires. C’est de la mise en application permanente de cette loi que découle cette merveilleuse impression de paix, de sérénité, d’harmonie qui se dégage lorsque l’on observe la Nature, que l’on écoute la Vie.

Si nous voulons trouver en nous l’équilibre et la paix, mettons en pratique cette loi universelle du yin et du yang, laissons-la s’exprimer à travers nos vies, nos actes. La souffrance, les angoisses sont souvent provoquées par des manquements à cette loi. Sachons donner et recevoir, parler et écouter, agir et nous reposer. En chaque instant laissons-nous porter par cette loi universelle, et nous ressentirons alors une sensation de plénitude bienfaisante, nous ne nous sentirons plus coupés, isolés, mais partie intégrante d’un grand Tout qui nous protège, nous nourrit et nous donne la Vie.

Dans notre pratique de l’aïkido, si nous voulons apprécier toute la saveur de cet art, sachons mettre en application cette loi du yin et du yang qui nous conduira vers un travail souple, fluide : écouter l’attaque de l’autre et se fondre dans son mouvement pour que notre défense soit le prolongement harmonieux de cette attaque. Nous marcherons alors dans la voie tracée par Maître Ueshiba, notre geste sera naturel, et nous aurons cet indicible plaisir de sentir le mouvement s’effectuer à travers nous, quasiment à notre insu, sans que notre ego ou notre volonté n’entre en jeu. Maître Ueshiba n’exprimait rien d’autre que cela lorsqu’il prononçait sa célèbre phrase : « Je suis un avec l’Univers, et je ne peux être détruit, car celui qui s’attaque à moi s’attaque à l’Univers ».
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Publié par Steph le 10th février 2009
Nous ne sommes que peu de choses sur terre…on naît, on vit, on meurt…
C’est avec stupeur que je viens d’apprendre par Ivan Bel la disparition de Gil Pham Trong cette nuit. Il est décédé suite à un malaise cardiaque survenu lors du stage de Tamura Sensei à Lyon.
Gil était venu en juin dernier animer un stage dans notre dojo avec son ami Jean-Marc Dessapt. Je garde l’image d’un gars souriant intéressé par de multiples disciplines et qui aimait nous faire partager ses expériences dans divers domaines. Lui qui prenait tellement soin de son corps et de son âme…
Ayons une pensée pour lui…

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Publié par Steph le 5th février 2009
Une des premières choses qu’un nouveau né essaye d’attraper est bien souvent la main ou un doigt d’un proche. Un élément merveilleux que cet organe qui nous différencie de bien des espèces vivantes…

La main est un outil qui dans la vie courante sert à échanger, on donne la main pour dire bonjour ou au revoir (bien que maintenant la bise soit plus d’usage…); on tend les mains pour donner ou recevoir.
De même en aïkido la main est un outil qui nous permet de donner et de recevoir. Mais ce que nous échangeons avec l’autre dans la technique de l’aïki, c’est de l’énergie. Et cette énergie, tout naturellement entre ou sort de notre corps par les mains. Quand nous projetons notre énergie par exemple, il est important que la position des mains soit correcte. L’énergie est stockée dans notre hara, s’écoule à travers les bras puis les mains. Les vieux maîtres comparaient notre bras à une lance d’arrosage. Pour que l’eau puisse jaillir il faut que la lance soit ouverte, donc que notre main soit ouverte, les doigts légèrement écartés. Si le poing est fermé, notre bras se crispe et l’énergie ne peut jaillir (attitude quelques fois observée sur le tatami).

Un muscle contracté est comme un bouchon qui empêche l’énergie de circuler. Un bras plié est comme un tuyau d’arrosage que l’on coude pour empêcher l’eau de passer. Un bras tendu n’a pas de souplesse. La position de la main découle de celle du bras. Quand le bras est dans la bonne position, position appelée « Tegatana » qui vient de « te katana » : « main sabre », il est très légèrement fléchi de façon à ce que les muscles fléchisseurs et extenseurs du bras soient non fonctionnels. La main se place alors tout naturellement dans le prolongement du bras, doigts légèrement écartés. Et l’énergie s’écoule par la paume de la main. Maître Kochi Tohei aimait faire l’exercice du bras impliable : la main du Sensei était posée sur l’épaule du partenaire et celui-ci agrippait ce bras à deux mains pour essayer de le faire plier. Si le poing était fermé le partenaire pouvait faire plier le bras, mais si, la main était ouverte, bras en Tegatana, le bras devenait alors impliable sans l’intervention de la moindre force musculaire.

Si vous voulez prendre conscience de cette énergie qui circule en vous par les mains, faite l’expérience de la « boule d’énergie ». Dans un premier temps, placez vos mains devant votre ventre, face à face, à une dizaine de centimètres l’une de l’autre. Vous ne tarderez pas à sentir une chaleur qui peut être intense se dégager dans la paume des mains. Dans un deuxième temps, imaginez que vous tenez entre les mains une boule d’énergie. Malaxez-la, compressez- la, vous arriverez ainsi à la sentir, quasiment d’une manière matérielle.
Finalement, cette énergie est partout…dans le Shiatsu par exemple, le même principe est appliqué, ce ne sont pas les mains, ni les bras qui travaillent mais…le hara à travers les mains….
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