Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour mai, 2009

Aïkido Aid 2009

Publié par Steph le 31st mai 2009

Pour la deuxième édition de ce stage "humanitaire" au profit du Home Reine Astrid de La Hulpe, nous avons pu à nouveau compter sur un magnifique soleil et…un peu plus de 60 enfants venus d’un peu partout.
Belle réussite pour cet évènement mis sur pied sur l’idée de Rose d’aider les enfants défavorisés…

 Aikido Aid 2009 par vous

Les "3 mousquetaires", à savoir Marie-Thèrèse, Marc et moi-même étaient à nouveau bien là, en plus d’avoir la visite de Monsieur Albert Poelspoel qui à près de 85 ans est toujours là, présent, pour être juste parmi nous et passer du temps avec les plus jeunes.
Cette année, pas de couac lié à la circulation et la centaine de tatamis placés (merci aux aidants ;o)), Thèrèse peut commencer le stage après le petit mot d’introduction traditionnel. Après quelques mouvements "gymniques" pour un peu réveiller nos têtes blondes, les techniques s’enchaînent, beaucoup de projections ce qui donne une belle dynamique.
Nous sommes un peu distraits par la présence de Tv Com venue faire un reportage sur le stage et de nous interviewer ainsi que deux jeunes élèves, celà passera normalement le we prochain dans le journal télévisé (d’autres infos suivront).

 Aikido Aid 2009 par vous

J’essaierai ensuite d’inculquer le sens des déplacements mawari, tenkan, et taisabaki mais pas tellement facile pour les tous petits, peut-être que ces graines plantées là germeront un jour…
La fatigue s’installe et nous passons au fameux jeu du serpent, une belle rigolade et qui permet d’un peu décompresser.
Marc termine par une "surprise" (qqun(e)s étaient au courant ;o)), nous voilà parti dans le travail au tanto, les enfants aiment beaucoup le travail aux armes, celà leur fait croire qu’ils sont subitement devenus samourais.., nous n’en faisons pas beaucoup car il faut qd même une petite expérience et aussi des armes en suffisance. Marc au grand coeur a d’ailleurs passé la nuit d’avant a confectionner des faux tantos en mousse.

 Aikido Aid 2009 par vous

De belles explications imagées captivent les mirettes qui commencent parfois à un peu se fermer…j’ai bien apprécié l’image du nutella :-)
Notre ami Albert termine par un beau discours sur le thème du hakama nous remémorant les vertus des 7 plis de l’habit et aussi de nous gratifier d’une belle réflexion, avec son élève Sacha, sur l’impatience, poison de notre pratique et aussi de nos vies. Quelques techniques sur attaque bokken permettront certainement aux plus jeunes de prendre conscience du long chemin à parcourir…
Merci pour votre présence et aussi aux aidants de toute sorte (les poseurs de tatami par exemple ;o).
Merci aux sponsors qui nous ont permis de récolter pas loin de 1000 € pour le home dont le directeur Mr Caby nous a à nouveau fait l’honneur de sa présence : L’Union Belge d’Aïkido, l’ASBL Omnisports de Chaumont-Gistoux, l’école de Shiatsu de notre amie Elisa, Afidico, l’eau de Spa qui a offert une casquette à chaque enfant présent et aussi certains dons particuliers comme notre amie Ghislaine…(vous pouvez les retrouver sur le site www.aikidoaid.be).

P1000922 par Aikido Aid

Et un merci particulier à Laetitia qui a tenu l’entrée avec son efficacité habituelle et à Rose, qui est vraiment à l’origine de ce stage et a accueilli les gens avec le sourire en plus d’être présente sur le tatami flanquée de son bel hakama…
A l’an prochain…
Les photos du stage  :
ici
Le site du stage :
ici

 

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Abdelslam Bouilfani

Publié par Steph le 26th mai 2009

Ce vendredi 15 mai, le Suki Dojo accueillait Abdel Bouilfani dans le cadre du chouette concept Open Door créé par mon ami et collègue prof Arnaud. Pour ceux qui ne connaissent pas l’idée, il s’agit d’inviter de "jeunes senseis" sans tenir compte du clivage de fédérations, groupements, etc.
Abdel est un élève de Louis Van thiegem, 6ème Dan Aïkikai qui a formé et continue à former de nombreuses ceintures noires de talent. Non content de suivre cet enseignement de haut niveau, il suit également Sugano Senseï dans tous ses déplacements en Belgique mais aussi à l’étranger, il a même effectué un (ou plusieurs…) séjour(s) au New York Aïkikai pour parfaire sa pratique.
J’ai fait sa connaissance en 1996, nous avions présenté un examen ensemble et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a vraiment pris de l’envol dans le monde de l’Aïkido non seulement par une pratique très dynamique et une connaissance technique impressionnante mais également par une grande gentillesse et de la disponibilité pour autrui.

 Abdel Bouilfani
Photos Helene Rasse ©

Pas de grandes envolées philosophiques et une simplicité dans les explications qui fait vraiment du bien, à commencer par un discours dans lequel est mis l’accent sur le fait qu’il existe plusieurs styles et que ce qu’il montre n’est pas l’évangile mais sa façon de voir l’Aïkido.
Je n’avais plus eu de contact avec l’école de Sugano Shihan depuis sept à huit ans (hormis quelques cours par ci par là) et le moins que l’on puisse dire est qu’il faut quand même une bonne condition physique pour suivre le rythme de ces grands mouvements démarrant quasiment tous en rectiligne, absorber puis avancer…peut-être un souvenir des années d’escrime du plus haut niveau suivie par Sugano Senseï…
Abdel commence justement par un mouvement de ce type dans lequel on absorbe uke sur katate dori, les bras en extension et en passant dessous pour continuer en tenkan. Le même travail suit pour passer en ikkyo, toujours la même attaque mais une absorption pour projeter très loin en kokyu nage et en descendant sur les genoux. Une autre projection qui enroule littéralement uke nous donne l’occasion de travailler en groupe, notamment avec Nabil et Karim, deux pratiquants et également enseignants de grande valeur. Suit un travail sur Shomen uchi très inspiré du travail bokken de l’école, on coupe par-dessus pour descendre en pivotant les hanches.

 Abdel Bouilfani
Photos Helene Rasse ©

Après quelques autres techniques, nous terminons par un intéressant Jyu Waza sur Shomen Uchi mais les mouvements doivent être effectués au plus court, projeter uke à ses pieds. Que retirer de cette soirée ? Que l’Aïkido n’a pas de frontières et qu’il y a des richesses dans chaque école, qu’une bonne ambiance de travail émane des attitudes de chacun à respecter l’autre même si il travaille différemment et que malgré la grande publicité faite, les pratiquants venus en nombre ne provenaient que des dojos des professeurs présents (Abdel et Nabil) et du Suki Dojo…on a l’habitude ;o), dommage mais comme le concluait Abdel « on continue notre chemin… ».

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Vers le sommet

Publié par Steph le 23rd mai 2009

La Connaissance Absolue, celle qui donne toutes les clés de l’univers et de son fonctionnement, qui apporte toutes les réponses aux questions que l’homme se pose depuis la nuit des temps, cette Connaissance Absolue, si elle existe, est unique. Un des buts les plus sages de l’humanité est de découvrir cette Vérité Ultime. Les principaux chemins qui essayent d’y conduire sont les religions et les philosophies.
On peut considérer cette Vérité Ultime comme étant placée au sommet d’une pyramide. Et les chemins constitués par les religions et les philosophies étant représentés chacun par une arête de la pyramide. Si l’on observe cela en restant au niveau du sol, on voit un grand nombre de chemins, tous différents les uns des autres, sans voir où ils débouchent, et l’on peut alors se poser la question de savoir quel est le bon chemin. Mais plus on regarde cette pyramide en prenant de la hauteur, plus on s’aperçoit que les chemins, au fur et à mesure que l’on monte se rapprochent les uns des autres pour finalement converger tous au même point.

L’homme sage, quand il choisit de s’élever emprunte celui des chemins qui lui convient le mieux, en fonction de son éducation, de son origine culturelle ou raciale, et de critères personnels. Et il respecte la démarche de ceux qui choisissent un autre chemin, car il sait qu’en haut, tous se retrouveront.
Mais d’autres, en revanche, pour des motifs qui ne sont pas toujours louables, essayent de convaincre le monde entier que leur chemin est le seul, l’unique voie de salut. Ils utilisent parfois des moyens pacifiques : le porte à porte, deux par deux, par exemple, mais trop souvent des moyens beaucoup plus violents qui génèrent la haine et la guerre. Ce faisant, ils restent au niveau du sol, trop préoccupés qu’ils sont de faire passer tout le monde par leur voie.
Les chemins de montagne ne sont pas des autoroutes, mais des sentiers tortueux, difficiles, étroits, ne laissant passer qu’une personne à la fois, ils sont aussi souvent très beaux. Ce cheminement vers le sommet est un voyage individuel, on peut y être guidé, de même que les guides de haute montagne aident l’alpiniste, mais c’est avant tout l’affaire de chacun dans le silence de son cœur. Respectons donc ceux qui, parce qu’ils sont différents de nous empruntent des voies qui peuvent nous sembler étranges, laissons à autrui le choix de son chemin. Si le chemin est différent, la démarche est similaire, alors respectons les autres dans leurs choix en attendant de se retrouver tous en haut….

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Estimer sa propre valeur

Publié par Steph le 19th mai 2009

Une jeune femme a une promotion dans son travail. Les commentaires commencent et vont bon train.
"Elle a eu le poste parce qu’elle est mignonne. Elle a dû taper dans l’œil de la hiérarchie." " Avec le peu d’expérience qu’elle a, elle ne mérite vraiment pas ce poste." "Savez-vous qu’un jour, elle s’est trompée…" etc…
Elle rend visite à son père antiquaire pendant le week-end. Elle lui raconte sa promotion, son stress, les moqueries des autres, et tous ses doutes après toutes ces attaques sournoises.
"Mais pourquoi te laisses-tu atteindre par ces collègues ?" demande le père
"Ils connaissent bien le travail, ont plus d’ancienneté que moi…"
"Écoute, j’ai un service à te demander, et qui va te changer un peu les idées. Pourrais-tu aller au marché demain matin vendre cette théière en faïence ? Je viens de la récupérer dans une vente et j’aimerais m’en débarrasser. Mets-la en vente à 90 euros minimum s’il te plaît."
"90 euros, ce n’est pas excessif, comme prix ?"
"Écoute, compte tenu du prix que je l’ai payée, il me faut cela. Çà te fera un petit exercice de vente."

Le lendemain, elle passe sa matinée à essayer de vendre la théière, mais rien à faire. Quelques personnes s’y intéressent, mais aucune ne se décide pour l’achat.
Elle raconte cela à son père, qui lui dit : "Maintenant prend cette théière et visite 5 de mes confrères de la rue Notre-Dame, mais cette fois-ci, demande leur seulement ce qu’ils seraient prêts à payer, mais tu ne vends pas la théière.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le premier antiquaire lui propose 400 euros, d’autres plus et l’un va même jusqu’à 1000 euros !!!
Elle n’en revient pas. Elle raconte cela à son père qui lui demande :
"Pourquoi n’arrivais-tu pas à la vendre 90 euros ce matin ?"
"Parce que je me suis adressé à une clientèle de gens qui ne connaissaient pas le "Staffordshire", et ignoraient sa vraie valeur".
"Et selon toi, pourquoi mes confrères antiquaires t’ont proposé autant pour la théière ?"
"Parce qu’ils sont des professionnels. Ils ont vu tout de suite que ce pot date de 1760 et qu’il a une grande valeur."
"Bien maintenant, pense à tes collègues.
pourquoi leur confies-tu le droit de juger ta propre valeurs? Sont-ils des experts?
"Non"
"Vois-tu, ne te laisse jamais atteindre par les jugements de ceux qui ne sont pas des experts. Écoute seulement les jugements des professionnels ou des experts en nature humaine. Et tu verras que ta valeur est bien plus grande que tu ne l’imagines."
Ne vous laissez jamais atteindre par les jugements des autres.
Votre valeur est bien plus grande que vous ne l’imaginez !

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Alimentation et Aïki

Publié par Steph le 15th mai 2009

Si pour la plupart des pratiquants, la durée et l’intensité de l’effort ne sont pas comparables à des sports d’endurance ou aux rythmes soutenus, vous avez pu parfois approcher de vos limites lors de stages, d’examens ou de circonstances particulières.
Peut-être avez-vous ressenti les prémices du malaise de l’hypoglycémie, ou l’inconfort digestif provoqué par un repas trop proche, trop copieux ou déséquilibré ?

Voici donc quelques conseils diététiques :
Il est tout d’abord nécessaire de respecter un délai entre le repas et l’activité afin de ne pas avoir les désagréments d’une digestion perturbée par l’effort.
Il est conseillé d’attendre 3 heures après un repas normal et une demi-heure après une collation d’avant séance.

Le seul aliment du muscle dans l’effort est le sucre. Ce sucre est puisé tout d’abord dans le sang, puis dans les réserves musculaires et enfin dans le foie. Dans l’organisme, le sucre est stocké sous forme de glycogène pour une utilisation rapide. L’essentiel d’une collation doit donc se composer de sucres lents qui fourniront la quantité d’énergie nécessaire à votre activité. Ces sucres lents (pâtes, pain, céréales, riz, semoule, pomme de terre, biscuits, banane…) sont libérés progressivement pendant l’effort tandis que les sucres rapides (boisson sucrée, fruits, jus de fruits, confiture, miel, confiseries…) vous rechargent rapidement mais brièvement. Il faut donc se méfier de ces glucides rapides, car s’ils sont pris seuls, ils peuvent souvent provoquer un contre coup d’hypoglycémie dans la demi-heure qui suit. Ce malaise par manque de sucre dans le sang , l’hypoglycémie, se manifeste généralement par une fringale, une diminution de la force physique et de la concentration, des sueurs, de légers vertiges, voire même une certaine confusion mentale et des maux de tête.

 

Les aliments trop gras (frites, fromages, beurre, sauces, charcuterie…) n’ont pas d’intérêt énergétique dans un effort peu prolongé. De plus ces lipides augmentent le temps d’assimilation des autres aliments.
Quelques protéines peuvent être consommées (viande, lait, produits laitiers, poisson, œuf, légumineuses…) pour compenser l’usure musculaire, mais comme les lipides elles n’ont pas un intérêt immédiat. Lipides et protéines doivent lentement être dégradés avant d’être transformés en glucides utilisables dans l’activité physique.

Si l’effort se prolonge, il est possible de se recharger avec des glucides rapidement utilisables par l’organisme (pâtes de fruit ou d’amandes, fruits secs, barres de céréales, pain d’épice, boissons sucrées…)
L’eau est la seule boisson physiologique indispensable. Une bonne hydratation avant l’effort est nécessaire afin d’éviter nombre d’inconvénients musculaires ou tendineux. Un échauffement correct de début de séance est tout aussi conseillé. Les boissons énergétiques ou enrichies en sels minéraux et vitamines ne sont utiles que pour des efforts prolongés. Pour la récupération après l’effort, il est important de bien se réhydrater. Evitez un repas riche en protéines, car l’organisme doit d’abord éliminer les déchets métaboliques liés à l’activité. Les lipides n’ont de même que peu d’intérêt, car ils n’ont pas d’utilisation immédiate. Prenez donc un repas léger à base de féculents, légumes, fruits et laitages pour recharger vos réserves en glycogène, vitamines et minéraux.
En résumé :
Buvez un grand verre d’eau avant et après l’effort.
Prenez beaucoup de sucres lents, peu de lipides et quelques protéines.
Ou alors passer vers un mode macrobiotique…ce sera un prochain sujet ;o)

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L’accélération du temps

Publié par Steph le 13th mai 2009

Tout le monde est d’accord pour dire que le temps passe de plus en plus vite, que les journées paraissent de plus en plus courtes, bref, que l’on court après le temps.
Ceci est-il une illusion ou une réalité ?
La nature physique du temps, de même que la nature physique de la pensée, sont des sujets que la science ne s’est guère aventurée à aborder, par crainte de déraper dans la métaphysique dont elle a très peur. En fait, le temps et la pensée ont un lien étroit. Plus l’activité cérébrale est intense et plus notre activité demande de concentration, plus le temps paraît court. Par contre, lorsque nous sommes contraints à ne rien faire, par exemple dans un contexte d’attente ou l’ennui, le temps paraît désespérément long.
Le temps psychologique est donc bien une réalité qui existe en dehors du temps biologique et chronologique. Mais allons plus loin. Il a été scientifiquement établi que nos rêves qui semblent durer des heures se déroulent en réalité en quelques secondes.

Par ailleurs, tous ceux qui ont vécu un accident violent (collision, chute…) ont pu constater une démultiplication, une dilatation incroyable du temps pendant la seconde de l’évènement ; ce phénomène est d’ailleurs régulièrement reproduit dans les films d’action. Enfin il est bien connu qu’au moment d’un accident violent pouvant aboutir à la mort, le film accéléré de toute notre vie se déroule ou se rembobine en une fraction de seconde.
Il ressort de tout cela que le temps peut se dilater ou se contracter en fonction de niveaux de conscience. Notre problème actuel est que l’ambiance vibratoire générale de notre planète augmente trop rapidement dans cette phase de mutation due à la pénétration du système solaire dans des couches photoniques à haute énergie cosmique, par rapport à l’élévation du niveau de conscience planétaire de l’humanité qui a du mal à suivre ; il est donc normal que le temps paraisse s’accélérer, et cela va aller en se précipitant, tous les érudits en parlent et s’inquiètent de ce fait…
Alors pourquoi ne pas profiter de ce temps qui passe encore et encore en réalisant de belles choses non seulement pour soi mais aussi et surtout pour les autres…

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Façon d’être

Publié par Steph le 10th mai 2009

Un comportement courant est de répondre à la violence par la violence. Cette solution aux conflits ne peut être qu’une solution à court terme, car la violence n’engendre que la violence, le désir de revanche, la soif de vengeance. L’aïkido nous offre une élégante façon de sortir de ce cercle vicieux. Il y a dans la technique d’aïkido une exigence élevée et d’une noblesse louable. A savoir que l’on veut se préserver mais pas à n’importe quel prix. L’ aïkidoka cherche à préserver sa vie, certes, mais aussi celle de son partenaire. Le mouvement d’aïkido n’est pas une sanction. L’aïkidoka ne juge pas, et son attitude est empreinte du respect de l’autre. La technique, même si elle est assez tonique est toujours appliquée avec compassion. Il se passe alors quelque chose qui peut paraître magique, c’est que l’agresseur ne ressent lors de la réalisation du mouvement aucune agressivité et de ce fait il n’a plus envie de réattaquer. Il est contrôlé, désarmé, mais son attaque n’a pas été bloquée, elle a pu s’exprimer, à la nuance près qu’elle n’a pas atteint sa cible. Ce coup qu’il a porté dans le vide a permis a son agressivité de s’extérioriser, et en même temps lui a fait prendre conscience de l’inutilité de son attaque. Le mouvement de l’aïkido est fait pour transformer le mental de l’agresseur, pour le pacifier, pour retirer en lui l’agressivité.

En cas d’agression dans la rue, une simple esquive suffit parfois à dissuader le partenaire de revenir à l’assaut. Il existe l’exemple d’un pratiquant qui s’est fait attaquer par quelques personnes, il s’est contenté de faire un randori d’esquives. Les agresseurs, voyant la mobilité de leur cible, et lassés de frapper dans le vide se sont arrêtés spontanément au bout de quelques attaques, et tout c’est fini le mieux du monde : ils ont fait connaissance puis sont allés boire un pot ensemble !
Mais tout ne se passe pas aussi bien. L’aïkidoka a alors toujours l’opportunité de réaliser une projection un peu plus dissuasive, et en cas de besoin il nous reste toujours la possibilité d’immobiliser. Les immobilisations d’aïkido sont redoutables…. Mais il n’est pas toujours nécessaire d’aller jusque là…

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Spartiate…

Publié par Steph le 8th mai 2009

Il y peu notre ami Léo Tamaki a publié un post narrant des affrontements visibles sur le net et mettant en scène différents styles de combat. Quelques commentaires relataient les exploits des spartiates, farouches guerriers que l’on rattache à l’histoire de la Grèce ancienne. Ne connaissant pas trop le sujet, je me suis lancé dans une petite recherche et j’ai trouvé cette narration sur l’éducation des combattants spartes, le moins que l’on puisse dire est, qu’à humble avis, peu de peuples cultivaient une telle idée de la formation martiale…Même pas au Japon ou il existe les légendes d’enlèvement d’enfants pour les transformer en Ninja d’élite mais cela n’a jamais été prouvé. Et dire que certains se plaignent quand les enfants sont un peu poussés au-delà de leurs limites ;o))

 

« Manifester un esprit hardi et belliqueux, supporter sans sourciller la plus grande douleur corporelle, endurer la faim et la soif, le chaud, le froid et la fatigue, fouler nu-pieds le plus mauvais terrain, porter le même vêtement l’hiver et l’été, supprimer toute manifestation extérieure de sentiments, et montrer en public, quand l’action n’était pas exigée, un maintien réservé, silencieux et immobile comme une statue, voilà quelles étaient toutes les vertus d’un jeune Spartiate accompli. Souvent on opposait deux troupes égales l’une à l’autre pour combattre (sans armes) dans le petit espace en forme d’île appelé le Plataniste, et ces luttes étaient poussées, sous l’oeil des autorités, jusqu’à la dernière limite de la fureur. Ils ne mettaient pas non plus dans leur rivalité moins d’obstination à supporter sans murmurer les cruelles flagellations infligées devant l’autel d’Artemis Orthia, traitement que l’on supposait être très agréable à la déesse, bien que parfois il se terminât même par la mort du patient, qui ne faisait entendre aucune plainte. Outre les divers genres de luttes gymnastiques, les jeunes gens étaient formés à des danses choriques en usage dans les fêtes des dieux, danses qui contribuaient à leur donner des mouvements méthodiques et harmonieux. On encourageait la chasse dans les bois et les montagnes de la Laconie, comme moyen de les endurcir à la fatigue et aux privations. La nourriture fournie aux jeunes Spartiates était à dessein insuffisante, mais on leur permettait de compléter ce qui manquait non seulement en chassant, mais encore en dérobant tout ce qu’ils pouvaient saisir, pourvu qu’ils ne se laissassent point prendre sur le fait, auquel cas ils étaient sévèrement châtiés.

 

Il faut se rappeler, pour comprendre la raison d’être de ces institutions extraordinaires, quelle était la position de Sparte au milieu des populations de la Laconie. Les Spartiates proprement dits tenaient sous leur dépendance un certain nombre de villes voisines, dont les habitants étaient réduits à la condition de sujets (les périoekes) ; et ils avaient en outre des serfs, les ilotes, qui cultivaient pour eux la terre ou étaient employés au service domestique. La communauté Spartiate formait, par rapport au reste des Laconiens, une véritable aristocratie ; pour maintenir son pouvoir, il lui fallait s’assurer une grande supériorité militaire : tel était le but de cette rigoureuse discipline qui, saisissant le Spartiate à sa naissance, endurcissait son corps aux fatigues, pliait sa volonté à l’obéissance passive, l’assujettissait à des repas communs, lui enseignait à mépriser les discussions de l’agora et les arts qui charmaient les autres Grecs, et faisait de lui une sorte de sauvage brutal, taciturne, sournois, cruel, parfois héroïque.
L’enfant n’avait droit à la vie qu’à la condition d’être d’un tempérament robuste et sans difformités. Sur la sentence du conseil des anciens de la tribu, le nouveau-né déclaré trop faible était mis à mort. Jusqu’à l’âge de sept ans, l’enfant restait auprès de sa mère, qui le laissait jouer en liberté, l’habituant seulement à ne pas craindre les ténèbres ou la solitude, à se montrer indifférent quant au choix des aliments, et cherchait à développer la vigueur de ses membres.

 

A sept ans, le jeune garçon était enrôlé dans la troupe (agélê), formée par toute la jeunesse de Sparte, et que dirigeait un maître ou paidonome désigné par les éphores(les cinq éphores — c’est-à-dire les «surveillants » — étaient des magistrats qui exerçaient un pouvoir absolu et pouvaient même faire emprisonner les rois et les condamner à mort). Les enfants composant la troupe logeaient, en commun dans des espèces de casernes, où ils étaient entretenus aux frais de l’Etat. Ils étaient divisés en trois classes, comprenant les âges de sept à douze, de douze à quinze, et de quinze à dix-huit ans. Chaque classe se subdivisait en groupes appelés ilê ; à la tète de chaque ilê était placé un ilarque, jeune homme plus âgé que ses compagnons, qui servait de lieutenant au paidonome. Tout citoyen, en outre, était autorisé à réprimander et à punir les enfants qu’il trouvait en faute ; s’il eût négligé de le faire, il se serait exposé à être puni lui-même.
De l’âge de sept ans à celui de douze, le jeune garçon, dont les cheveux étaient coupés courts, et qui devait marcher nu-pieds en toute saison, n’avait d’autre vêtement qu’une tunique. A douze ans, la tunique était remplacée par un manteau, pièce carrée de drap, qui devait durer une année avant d’être renouvelé. Les enfants couchaient sur un lit de paille ou de foin, sans couverture, et plus tard (depuis l’âge de quinze ans) sur des roseaux secs qu’ils devaient aller arracher eux-mêmes au bord de l’Eurotas. Sous la direction de l’ilarque, les jeunes garçons se livraient aux exercices gymnastiques, qui leur étaient enseignés avec méthode. Ils débutaient par apprendre à courir et à nager ; puis venaient divers exercices destinés à fortifier les bras ; puis les jeux du pentathle, comprenant cinq « combats » : la course, le saut, la lutte, le jet du disque, le jet du javelot. Le pugilat et le pancrace (combinaison du pugilat et de la lutte) n’étaient pas admis, parce que ces exercices, fort en honneur dans d’autres cités, pouvaient avoir pour conséquence de défigurer ou d’estropier ceux qui s’y livraient, et que par conséquent ils étaient plus nuisibles qu’utiles. Les évolutions militaires et le maniement des armes formaient aussi, dans les deux classes supérieures, une partie importante de l’enseignement.

La danse, non point entendue au sens moderne du mot, mais désignant un exercice à la fois religieux et militaire, jouait un grand rôle à Sparte. Les jeunes gens apprenaient à exécuter en cadence, aux sons de la musique, divers mouvements rythmiques, entre autres les figures de la pyrrhique, une danse guerrière. On sait que, dans certaines fêtes, la population tout entière de Sparte exécutait des danses mêlées de chants : les vieillards, les hommes d’âge moyen, les jeunes gens, les matrones, les vierges étaient répartis en différents choeurs: et les rois eux-mêmes chantaient et dansaient à la place qui leur était assignée, sous les ordres du chorège. Il était donc important de former les enfants à un art qui occupait tant de place dans la vie publique.
La musique, naturellement, était aussi cultivée : les enfants apprenaient à chanter et à jouer de la cithare. Les Spartiates avaient repoussé obstinément les innovations et les perfectionnements que des musiciens du cinquième siècle (avant l’ère chrétienne), Phrynis et Timothée, avaient introduits dans l’art musical : ils conservaient religieusement l’ancienne cithare à sept cordes, et s’en tenaient à l’emploi du mode dorien, dont lés sept notes étaient ré, mi, fa, sol, la, si, ut.
Les Grecs, on le sait, distinguaient dans l’éducation deux branches, la gymnastique et la musique, l’une exerçant le corps, l’autre cultivant l’esprit. A Athènes, le mot musique avait été entendu dans son sens le plus large : il désignait tout ce qui vient des Muses, et comprenait non seulement la poésie, mais la grammaire, la rhétorique, la géométrie, l’astronomie, etc. A Sparte, au contraire, on s’en tint au sens le plus étroit ; tandis que des soins extrêmes étaient donnés à l’acquisition des avantages corporels, l’enseignement de quelques chants était en général tout ce qu’on accordait aux besoins intellectuels. Peu de Spartiates savaient lire et écrire, parce que ces connaissances ne faisaient pas partie du système général d’éducation ; beaucoup d’entre eux savaient a peine compter ; leurs idées ne s’élevaient pas au-dessus du cercle étroit où les enfermait leur existence cloîtrée ; ignorants, mais plus forts sur le champ de bataille que les autres Grecs, ils se croyaient en droit de mépriser tous ceux qui ne leur ressemblaient pas.
Le côté moral, cependant, n’était pas négligé, et la façon dont on s’y prenait pour inculquer aux enfants les sentiments en honneur parmi les citoyens constituait une des parties les plus remarquables du système d’éducation. Après le repas du soir, raconte Plutarque, le jeune chef qui dirigeait un groupe ou ilê posait à ses élèves des questions destinées à former leur jugement. « Quel est, leur demandait-il, le plus honnête homme de la ville? Que pensez-vous de telle action? » La réponse devait être précise et motivée ; ceux qui parlaient sans avoir réfléchi étaient châtiés. En outre, les enfants étaient admis à assister, mais sans y prendre part, aux repas communs des citoyens, afin de profiter des conversations qui s’y tenaient.

 

Lorsque le jeune Spartiate avait atteint l’âge de dix-huit ans, son éducation était loin d’être achevée ; il avait encore un temps presque aussi long à passer sous la discipline du paidonome avant de devenir un citoyen émancipé. De dix-huit à vingt ans, il était placé dans la classe des adolescents ; à vingt ans, il passait dans celle des irêns, ou jeunes gens ayant le droit de parler. Les irêns logeaient dans des casernes comme les enfants, et exécutaient régulièrement des exercices gymnastiques et militaires sous la direction du paidonome et de cinq surveillants préposés à chacun des cinq quartiers de la ville. A trente ans seulement, l’irên était licencié, pouvait quitter la caserne, se marier, et entrait dans le service militaire actif. Les jeunes filles Spartiates étaient soumises à une éducation physique analogue à celle des jeunes gens : les exercices gymnastiques, la course, la lutte, leur étaient aussi imposés. Contrairement aux habitudes des autres cités grecques, les deux sexes étaient constamment mêlés, tant dans les exercices journaliers que dans les cérémonies publiques ; et il en résultait une vive émulation. Une fois mariée, la femme Spartiate vivait dans une liberté très grande, formant un contraste marqué avec la rigoureuse discipline qui pesait sur les hommes.
Et dire que l’on pensait que "300" n’était que du cinéma… 

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Force vitale

Publié par Steph le 7th mai 2009

 Tout au long de leur existence, les animaux s’activent pour leur survie. Il en va de même pour les êtres humains tant que la vie réside en eux. Chacun puise au fond de lui-même la force nécessaire pour se mouvoir et accomplir chaque action.
Quand on observe la façon dont une personne se déplace, il faut tenir compte de la capacité que son corps a de s’étirer et de se contracter. Mais il faut également tenir compte de la rapidité à laquelle les mouvements s’enchaînent.
Si quelque chose d’effrayant apparaît brusquement devant vous, votre corps se contracte instantanément. Ce même réflexe existe aussi dans le monde animal. Prenez l’exemple d’un lion qui part à la chasse


 
 

Il marche de façon détendue, mais dés qu’il aperçoit une proie, il se fige, se ramasse sur lui-même et se met à l’affût. À cet instant, tous les animaux dans les parages sont sur leurs gardes. Cependant, une fois repu, le lion se détend. Même les proies faciles peuvent passer à proximité sans crainte.
Voilà comment les choses se passent dans le monde animal. Afin de se protéger, les animaux s’observent beaucoup. Ils sont attentifs aux comportements des autres et adaptent leur conduite en conséquence. Ils ont ce réflexe dans la peau.
Quand un prédateur part chasser, il respire doucement, en marquant des pauses. Il stoppe presque sa respiration pour ne pas faire de bruit, et attend patiemment le bon moment. Puis, quand vient l’instant propice, ayant pris soin de ne pas se faire repérer, il se jette d’un coup sur sa proie. Il a arrêté pratiquement tout mouvement de son corps, avant de laisser jaillir toute sa force en un éclair.
Quand un être humain se concentre sur une tâche, quand il se prépare à réaliser d’un projet, ou quand il se tourne vers une action précise, toute son attention se reflète dans ses mouvements et dans sa respiration.
On peut également distinguer d’un simple coup d’oeil quand quelqu’un ne va pas bien. Mais comment peut-on en être sûr ? Que regarde-t-on vraiment ? Il y a bien des signes familiers qui nous avertissent, comme la façon de bouger, l’attitude voûtée, le regard éteint. Mais ce que nous observons sans y penser, c’est l’axe qui passe par le milieu du corps, notamment le milieu du visage. Plus précisément, nous observons inconsciemment la façon dont les traits du visage se rassemblent autour du centre.
Au repos, nos traits sont détendus. Mais ils se rassemblent instantanément, dés que notre attention est attirée par quelque chose. Le mouvement des traits commence par le centre. On peut dire que le milieu du visage agit à la façon d’un pôle. Ceci explique pourquoi une personne attentive et concentrée paraît toujours un peu tendue à cet endroit du visage. Sa vitalité est prompte à agir.


 
 

Maintenant, il faut faire la distinction entre être "détendu" et être "sans force". Être détendu signifie que même s’il n’y a pas de tension apparente en surface, la vitalité intérieure est prête à se rassembler pour agir. Être sans force signifie que la force vitale n’est pas disponible. Elle ne réagit aux stimulations que de façon insignifiante.
Quand nous nous trouvons en pleine conversation, concentrés sur une tâche, ou dans une situation qui demande toute notre attention, les traits du visage sont naturellement tendus vers le centre. Si quelque chose intervient, à cet instant même, nos traits se crispent davantage. L’expression du visage devient encore plus sérieuse.
Lorsque nous bougeons, tous nos mouvements partent du centre. Cependant, le corps réagit différemment lorsqu’il est tendu ou stressé. Une épaule se dresse, le dos se tord et se raidit. Des tensions se répartissent de manières inégales à travers tout le corps, soulignant ainsi nos manies et nos habitudes.
Lorsque nous nous dressons, pour réagir à un stimulus, une suite de mouvements mécaniques s’animent à travers tout notre corps, traversent le bassin, l’abdomen, les épaules et le cou. Chacune de ces parties s’étire ou se comprime. Au-delà de tous ces mouvements, l’élément important à observer est le temps de réaction comme suite à chaque stimulation.
Connaissez-vous l’anaphylaxie (hypersensibilité de l’organisme) ?
L’anaphylaxie  correspond à un niveau de tension extrêmement élevé, où le corps réagit instantanément aux moindres stimulus qu’il perçoit. Mais cette condition ne peut durer indéfiniment.
Constamment sous tension, le corps finit par se fatiguer. Il devient lourd et engourdi. Il devient incapable de s’activer.
 

 
 

Quand le corps s’engourdit de la sorte, il est incapable de percevoir ses propres anomalies et n’intervient plus pour se protéger. Est-ce l’engourdissement qui l’empêche de ressentir ses troubles, ou bien est-ce l’incapacité de percevoir ses troubles qui fait qu’il s’engourdit ? Quoi qu’il en soit, le corps ne se rend pas compte de son état. Nous n’avons pas l’air malade, et pourtant, sans comprendre pourquoi, on se retrouve face à une maladie incontournable. Lorsque le corps se durcit, l’être humain perd sa flexibilité et son adaptabilité. Son esprit devient hypersensible aux moindres stimuli. Il devient pointilleux pour des choses simples. Il se déprime et s’épuise facilement quand il n’obtient pas satisfaction. Enfin, il se laisse dominer par le premier obstacle venu. Son caractère s’affaiblit. Sa force de résistance, son endurance et son pouvoir de concentration diminuent. Cela finit par le rendre impatient et il bascule vite dans la colère.
Quand le corps est raide, on peut avoir l’air gai en apparence, mais au fond de nous se cache une grande zone d’ombre.
  
Lorsque le corps ne peut plus se soumettre à notre volonté, l’esprit prend une autre direction. Finalement, les sens s’engourdissent. On retrouve ces raideurs caractéristiques chez les personnes prédisposées à la dépression, à la névrose, et même à certaines formes d’intoxication.
Notre corps laisse apparaître toutes nos tendances. Que nous ayons un ou de son état d’engourdissement. Toutes ces aptitudes constituent les points forts et les faiblesses de chaque individu.caractère trop sensible, que nous soyons sujets à l’indolence, que nous soyons lents ou vifs à percevoir les choses, tout apparaît dans les attitudes du corps. Dés que notre perception est sollicitée,  il y a une réaction instantanée. Le temps de réaction témoigne du niveau de perceptibilité du corps, de sa souplesse.

 

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Un stage avec Fabrice

Publié par Steph le 4th mai 2009

Ah, le week-end du 1er mai, fête du muguet, du soleil, du travail…beaucoup de gens aiment à fêter cet évènement par des barbecues prolongés le dimanche sauf…quelques irréductibles venus se baigner dans les vagues de l’Aïkido génial et dans le sourire et l’humour de notre ami Fabrice Somers, professeur de talent de notre fédération sœur l’Association Francophone d’Aïkido. Des vagues ?? il s’agit non seulement d’un aphorisme utilisé par Fabrice lui-même mais également la façon dont je conçois modestement son Aïkido car il emporte littéralement uke dans un tourbillon semblable à cet élément maritime (une houle comme le dirait une chère lectrice ;o)). Le thème du jour se basait sur…la relation avec uke dans une pratique très inspirée de l’enseignement d’Endo Senseï, le maître inspirant le plus notre hôte (je pense), ne jamais perdre le contact et agir par ces mouvements semblables à un poisson descendant vers les grands fonds…
La relation avec l’autre, chose qui devrait venir de soi mais que nous oublions quelques fois, pollués par nos habitudes et attitudes…

Fabrice Somers Mai 2009 par vous

Aussi, pas beaucoup de techniques (j’en ai compté…deux y compris un jyu waza avec mon cher ami Richard) mais des exercices de préparation et de comment agir en tant que tori et en tant qu’uke. Dans ce concept, uke attaque mais dès qu’il est mis en mouvement, il reste dans l’idée d’attaquer en étant toujours relié à tori par l’ « axe du nœud de ceinture ». De cet appui d’attaque (cette poussée), le mouvement décrit plus haut va se mettre en action et amener le partenaire en situation de déséquilibre sans à coup mais par de petits mouvements légers ou plus appuyés variant suivant le placement de notre vis-à-vis ; ce qui va permettre (j’aime bien l’expression) au « lapin de retourner le chasseur… ».
Un bel exemple est le mouvement de la "vague", uke vient saisir le bras en katate ou katateryote et le monte, tori doit dégager son épaule et descendre sans force mais avec ce mouvement de vague impliquant dans ce cas de figure de mettre la main en action en "papillon"…Il existe d’autres façons de faire dont une, très magistrale, que vous pouvez voir ici.
Dès qu’il y a perte de contact, de poussée ou un mauvais placement, on se retrouve à la merci d’un atemi ou d’un balayage de la jambe mal placée (j’en ai fais l’expérience ;o)). Cette façon de faire est assez perturbante au début mais par la suite devient très enrichissante et reste vraiment à travailler encore et encore, pour cela nous avons maintenant une belle palette de mouvements fournie par notre hôte du jour que nous travaillerons lors des prochains cours.

 Fabrice Somers Mai 2009 par vous

C’est bien fourbu et transpirant que nous prenons congé de nos visiteurs dont Angelo Gentile qui nous a fait l’honneur de sa visite toujours muni d’une coiffure anticonformiste (on ne le changera pas)…Pour les quelques uns qui ne le connaissent pas, Angelo est enseignant à La louvière, 5ème Dan Aïkido et 3ème Dan Iaido et vraiment un ancien des tatamis ayant lui aussi pas mal bourlingué de par les tatamis du monde entier et passant par les écoles les plus variées.
Fabrice inaugurera son propre dojo les 05 et 06 octobre avec la présence exceptionnelle d’Endo Senseï 8ème Dan, je vous invite à y participer, d’autres infos suivront.
Merci Fabrice pour ce partage et ce temps passé avec nous…
Quelques photos du stage : ici
Le site du dojo de Fabrice et Angelo si vous voulez leur rendre visite : ici

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