Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour septembre, 2009

Ma petite pratique…

Publié par Steph le 28th septembre 2009

Bashung chantait « ma petite entreprise connaît pas la crise »
En voici une nouvelle version « ma petite pratique connaît la crise»
Bon, je la trouve bénéfique mais ce n’est pas le cas de tout le monde…
Après quelques 25 ans de tatamis, je commence seulement à percevoir le pourquoi de l’Aïkido, j’écris bien « commence » car je suis encore bien loin d’avoir la connaissance.
Depuis un petit temps, certains peuvent se sentir déconcertés par un changement dans mon humble façon d’enseigner et de pratiquer. Cela n’est que la résultante d’avoir à peu près perçu le pourquoi du relâchement dans le travail, chose que je n’avais jamais vraiment apprise, ni appliquée, occupé pendant des années à faire de l’ « aiki gladiateur » en entendant « relâche-toi » « relâche tes épaules » mais on n’expliquait pas vraiment et puis ca « marchait » d’une certaine façon car il y avait une « masse » qui appliquait le mouvement. Aujourd’hui, cela me fait sourire, cette attitude, et comme disait quelqu’un il n’y pas si longtemps, « lorsque l’on travaille en force, on a l’impression d’être agressé », c’est vraiment le cas.

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Je pense également de travailler « relâché » permet une préservation plus grande du corps surtout si, comme dans mon cas, on n’est plus tout jeune. D’ailleurs, en voyant Tamura Sensei travailler à 76 ans, je me dis que ce serait bien d’être encore avec le dixième son âge atteint.
Voilà le fruit de réflexion de diverses rencontres ces dernières années qui ont bien chamboulé mon petit art, des personnes bien sûr mais aussi d’autres disciplines comme le Shiatsu qui a beaucoup de points communs avec l’art martial et qui se pratique également sans force aucune.
Bon cela ne reste encore que de l’ « à peu près » car on peut comprendre de par l’esprit sans que le corps ne suive, je n’en suis pas encore au niveau ou l’on attaque un keikogi vide…ou à disparaître….

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Et puis, il y a encore des scories qui peuvent se réveiller…Dernièrement, un jeune élève du cours adultes m’a dit « dis Stéphane, pourquoi on ne fait pas des techniques qui marchent, genre coup de genoux », il n’en fallait pas plus pour retomber dans le « Ninja » ;o) et de distribuer atemis et clés de 13 ;o). Après quelques mouvements, je me suis dis que j’étais bien bête…et me suis senti bizarre comme si j’avais été à l’encontre d’un remède naturel en prenant des solutions chimiques…la preuve par neuf que le relâchement n’est pas encore total. C’est un peu, finalement,  comme quelqu’un ayant connu des problèmes de drogue et qui peux replonger à tout moment ;o).
Certains m’ont parlé du changement et ne sont pas trop pour car, pour eux, l’"efficacité" passe toujours par la force et le broyage. Je respecte celà et j’essaierai d’aller dans leur sens…d’une certaine manière.
Je prie donc les personnes, dont je ne broie plus les poignets et que je ne jette plus par terre, de m’excuser…

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Tamura Shihan

Publié par Steph le 25th septembre 2009

Le week-end du 09 ocotobre se tiendra le congès annuel de la Fédération Européenne d’Aïkido. Un grand stage sous la direction de Tamura Shihan aura lieu à cette occasion à Woluwe les samedi 10/10 et dimanche 11/10 (le vendredi 09/10 pour les professeurs).
Un évènement à ne pas manquer même si vous venez en spectateurs…ou en pratiquants… A ce sujet, les débutants ne doivent pas être "effrayés" et les enfants qui ont atteint 10, 11 ans peuvent y participer.
Selon l’idée du Maître, l’Aïkido doit être pratiqué par tous, enfants, dames, hommes, seniors…

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Tamura Sensei et Michaël Martin

Une petite bio de Tamura Shihan pour les débutants qui ne le connaissent pas encore (tirée du site de l’ENA) :
Sensei est 8ème Dan de l’Aïkikaï de Tokyo, Délégué de l’Aïkikaï So Hombu pour l’Europe, Directeur technique de la FFAB (fédération française).
Nobuyoshi TAMURA Sensei est né le 2 mars 1933 (76 ans…) à Osaka. Fils d’un professeur de Kendo, il commence très tôt la pratique des arts martiaux. En 1953,  il intègre l’Aïkikai de Tokyo en tant qu’uchi deshi et devient rapidement l’un des disciples les plus proches du fondateur O Senseï Moriheï UESHIBA.
Après 11 années passées au côté de Maître UESHIBA, il arrive à Marseille pour diffuser l’Aïkido en France et en Europe.
TAMURA SHIHAN a consacré sa vie depuis 1964, date à laquelle il s’établit en France, à construire l’Aïkido européen ; il est aujourd’hui le délégué de l’Aïkikaï de Tokyo pour l’Europe. C’est un grand privilège pour ce continent et plus particulièrement pour la France de bénéficier de son enseignement. Le classicisme de sa technique est apprécié dans le monde entier.
Nul autre ne pouvait tracer voie plus authentique. Sa réputation en Aïkido n’est plus à faire. Son efficacité hors du commun, malgré une frêle silhouette, provoque chez tous ceux qui l’approchent un profond respect. Respect pour son Aïkido noble et élevé, mais aussi pour sa façon de l’enseigner avec coeur et justesse.
 

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Kote Gaeshi par Tamura Shihan

Stage Nationaux et internationaux
Maître TAMURA enseigne dans le monde entier. En France il donne un stage tous les mois de la saison en alternant les régions. Un stage annuel international à lieu en île de France au mois de mai depuis plus de dix ans. Réunissant environ huit cent pratiquants venus de toute l’Europe, il s’agit du stage fédéral le plus important.
Durant l’été TAMURA SHIHAN donne depuis trente ans trois stages internationaux d’une semaine qui réunissent plusieurs centaines de pratiquants à Lesneven (en juillet), Saint Mandrier (fin juillet-début août) et à La Colle sur Loup (en août).

Publications
TAMURA Sensei est l’auteur de trois ouvrages. Les deux premiers "Méthode nationale d’Aïkido" et "Aïkido" sont des ouvrages techniques, aujourd’hui épuisés. Le troisième "Etiquette et Transmission" est un ouvrage sur l’esprit et le coeur de l’Aïkido. 
 

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Débuter en Aïkido

Publié par Steph le 24th septembre 2009

Celui qui se tourne vers le Do ressent, au fond de lui, un appel : le besoin de connaître son être profond, de découvrir sa vraie nature. Commence, alors, pour lui, un long cheminement. La voie, c’est nous relier à la dimension de sagesse qui nous habite. Mais avant tout, il faut la confiance, d’elle découle tout le reste. Sans elle, rien n’est possible. C’est un lien sans lequel on ne peut grandir. Le témoignage de ceux qui sont plus loin sur la route, est là pour nous éclairer. Les croire, c’est d’abord les écouter. Confusément, nous pouvons déjà pressentir la réalité de notre dimension spirituelle, mais l’aide d’un enseignant est nécessaire pour nous guider sur ce chemin d’intériorité. La position juste consiste, alors, à donner sa confiance pour être prêt à recevoir l’enseignement.  

La Voie est progressive Dans la Voie, il faut donner le temps au temps ! Tout comme on ne peut pas arracher les racines d’un arbre pour qu’il puisse grandir plus vite. Ce retour sur soi nécessite du temps, de la patience et de la persévérance. C’est un long travail, un champ à cultiver sans relâche, mais sans forcer. Tout est question de dosage. Ce n’est pas par la force que l’on franchit le seuil qui mène au cœur de soi-même ! Peu à peu, la prise de conscience de cette dimension intérieure commence à s’installer de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps. Les rechutes sont toujours possibles, si la vigilance n’est pas toujours soutenue. Et comble de l’ironie, dans tout cela, nous ne sommes pas assurés du résultat. En plus de cela, il faut savoir que les fruits produits par cet enseignement quotidien seront abandonnés. Nous attacher à la découverte facile, au bonheur passager, à la paix goûtée de temps en temps, est un piège. Si nous voulons coûte que coûte les garder et les posséder il faut si dire « voyagez léger, vous aurez plus de chance d’arriver », si l’on trébuche sur un obstacle, il faudra se soigner, se relever, continuer et recommencer en utilisant tous les moyens qui sont à notre disposition, car l’essentiel c’est de continuer… 

Les moyens pour avancer Les arts du Budo sont des outils précieux aux multiples facettes. Les techniques, la maîtrise du souffle, la concentration, la méditation et l’étude des textes classiques, c’est le chemin obligé, qui se dirige vers un seul but : la découverte de notre être le plus profond. Notre véritable nature est là, au creux de nous même, en germe, en attente d’être développée, d’être délivrée. Mais les obstacles rencontrés sont nombreux et encombrent le chemin. Notre travail consiste à les ôter ou à les contourner. La pratique est le dépoussiérage nécessaire à faire régulièrement, car la poussière obscurcit cette lumière intérieure et nous empêche de voir clair. Nous trouvons dans le Budo différents moyens, beaucoup de variétés, différents styles, et cela heureusement ! Car nous sommes tous différents et le Budo tient en compte les individualités. Chacun cherchera, puis trouvera les directions qui l’intéressent, qui lui plaisent, qui le feront progresser et les proportions dans lesquelles il introduira telle ou telle activité dans la pratique.  

L’importance de la lecture Si la pratique n’a pas un support d’étude de textes, pour le chercheur cela ne sera pas suffisant. Pour la majorité de nos pratiquants, cela semble inutile et dénué de sens. Et pourtant, dès le début nous nous retrouvons face à nous-mêmes. D’abord, dans la confusion, et de nouveaux repères sont à trouver. Certains iront combler ce vide dans un apport technique, changeant de style, d’école… Mais avec le temps ils se trouveront sur un « parking ». Changer de techniques sans se changer soi-même est une erreur ! Car, celui qui n’a pas une intention pure n’évoluera pas. L’ego sera roi et obscurcira encore plus sa vraie nature. Dans la voie, tout est apprendre, tout est difficile. Grâce à l’expérience, on comprend mieux le débutant et il faut penser plus judicieusement aux mécanismes d’apprentissage qui doivent lentement se mettre en place. Puis, pas à pas, nous sortons de la confusion, comme nous le dit le Zen : « Au début la rivière n’est plus la rivière, la montagne n’est plus la montagne ; après l’étude, la rivière redevient la rivière, la montagne redevient la montagne ». Les choses s’éclaircissent, un début de sens se dessine à l’horizon. La pratique devient « lâchez prise ». Lorsque nous sommes reliés à nous-mêmes, c’est bien du Budo que nous pratiquons. La lecture, les textes nous habitent. Ils deviennent disponibles pour nous aider à comprendre le monde, à agir avec discernement, à choisir la Voie qui nous guide S’il est vrai que le chemin apparaît quelque fois long et tortueux, il n’en est pas moins vrai que certains bénéfices arrivent très tôt : amélioration physique et bien être se font sentir. Profitons de ces instants savoureux, où le corps se détend, se tonifie, se déploie, se libère. Mais les beaux jours ne sont pas toujours là. Et de temps à autre, quelques problèmes de santé viennent rompre l’harmonie. Pourtant, si nous plongeons en notre centre, ce qui s’agite à l’extérieur perd de son influence. Nous retrouvons un endroit à l’abri des tourmentes extérieures, un lieu de paix inaltérable. Il y a en chacun de nous une intériorité profonde à découvrir, un espace interne, le lieu de l’Etre… Chacun trouvera le nom qu’il désire lui donner, car cette réalité où tout est serein, inchangé, éternel dépasse les mots. Saviez-vous qu’au centre du son il y a un cœur ?! 

Quand le dérèglement physiologique est mineur et passager, cet endroit peut sembler accessible. Mais quand la maladie est grave, inversible, est-il possible d’atteindre la paix ? On peut être atteint d’une maladie grave, un cancer par exemple, et dire paisiblement : « Moi, je vais bien, mais ce corps a passé de mauvais moments… » « Se placer là au centre de soi-même permet de mieux accepter les pathologies que l’on ne peut pas faire disparaître. » Dans le Budo, tout comme pour le Yoga, le moyen proposé pour atteindre l’état de paix intérieure, consiste à faire de son mieux, à se détacher des résultats de l’action entreprise et à accepter ce qui nous dépasse. Cette attitude quotidienne d’ouverture profonde, suppose l’abandon de l’ego à une force supérieure. Au niveau des tensions psychologiques, la recherche de ce lieu, habité par notre être profond, est une façon de prendre du recul face aux agressions, souvent répétitives de l’environnement. La prise de conscience de ce « Principe Intérieur » permet de relativiser les événements, de dédramatiser les situations quotidiennes et pourquoi pas, de développer l’humour sur soi au regard de nos réactions parfois inadéquates. L’amélioration de nos relations avec les autres devient tangible. Au lieu de foncer dans nos actions intempestives, un temps d’arrêt s’impose afin d’entrer en soi-même. Là, une évidence apparaît : « je suis libre de faire autrement. » Dans cet espace de liberté et de vérité, jaillit une attitude, une action, une réponse avec plus d’amour qui permet d’évaluer et non d’enfermer. Une réponse qui me libère de mes automatismes. 

Se tourner vers l’intérieur réduit les obstacles, change notre regard, notre écoute et met en lumière ce qui est vraiment important : cet espace où nous faisons l’expérience du permanent et de l’inaltérable. Progressivement, nous pouvons vivre de plus en plus souvent dans la conscience de notre profondeur, qui est disponible à tout instant, en toutes circonstances. Il suffit d’être attentif, de tenter de s’y ouvrir. Chemin faisant, nous comprendrons que la vie intérieure a une grande importance, et sera une démarche plus approfondie. L’unification de notre être est en cours . Pour qui le désire, il ne restera bientôt plus qu’un seul objectif à poursuivre : la découverte de soi. Comment décrire ce plan profond qui nous caractérise en tant qu’individu ? Une présence spirituelle ? Est-ce que c’est vivre l’instant présent sans être parasité par le passé et l’avenir ? Est-ce que c’est différent pour chacun ? 

Dans la voie, on dit, qu’il existe autre chose que le mental. Cette autre réalité est supérieure au mental et en est le maître. Elle perçoit toujours tout, c’est un témoin qui nous habite. Les textes sanskrits anciens le nomment « drashtr  - celui qui perçoit ». On dit : « c’est comme deux oiseaux sur la même branche, il y en a un qui mange et l’autre qui le regarde. » Cette compréhension n’est pas de l’ordre d’un savoir, mais d’une expérience psycho spirituelle ; elle s’enracine dans sa propre mutation, dans les conflits que l’on a connus et dans les réponses à la fois empiriques ou personnelles et collectives ou traditionnelles que nous avons su y apporter. La pratique du Budo conduit dans un sens juste, nous mène à prendre conscience de notre véritable nature. « Je ne suis ni mon corps, ni mon mental avec son cortège d’émotions et de réflexions. JE SUIS ! » L’état ultime est la capacité de distinguer le mental en paix, qui fait partie du plan matériel (monde manifesté), de l’entité qui perçoit ; qui fait partie du domaine spirituel (non manifesté). Arrivé à ce niveau de conscience pure, s’épanouit un état de bonheur et de paix. La libération, la sérénité, peuvent éclore. Cet état unifié est le véritable état du Budo :  mushin en japonais. Pour le travail difficile qui accompagne la pratique, toute une vie y suffit à peine. Mais quelle merveilleuse perspective !

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Alain Lapierre

Publié par Steph le 21st septembre 2009

Ce week-end avait lieu le premier stage de la saison dans notre Dojo. Pour ouvrir les papilles "akidoesques", notre ami Alain Lapierre avait quelque peu délaissé ses abeilles et ses seniors pour venir nous faire partager son travail plus qu’intéressant.
Le samedi matin, un beau succès de foule avec quelques 45 enfants qui avaient fait le déplacement.
A nouveau, les concurrences "louveteaux" et "rentrée des classes" ont un peu déforcé les troupes mais bon c’est comme ca…
Peu de techniques mais beaucoup d’exercices destinés à "placer" l’Aïkido, le tout sous la suveillance de Thèrèse venue de Bruxelles et de Laetitia, un grand merci à elles pour leur aide, leur gentillesse et leur disponibilité envers les enfants.
Soit dit en passant, Thèrèse est responsable de la Commission Juniors au sein de la fédération AFA,l’"autre" fédé, un peu anachronique alors qu’il n’y avait pas un seul représentant Ubea…hormis 2 élèves de Jodoigne…

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Les enfants…

Le samedi après-midi et le dimanche matin, peu d’élèves (c’est un euphémisme…), c’est dommage car le travail proposé est vraiment bien, fruit d’un magnifique travail sur le corps effectué chaque jour dans son dojo privé, ce que l’on nomme Tandoku Dosa. Bon, je l’ai déjà dit, Alain a bien assimilé les concepts du travail de la "danse"  à travers les ouvrages de Blandine Calais-Germain, ce qui nous donne des préparations spécifiques faisant bouger et bousculer des endroits jusqu’ici insoupçonnés.

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Amitié…

Alain a également un très grand bagage technique de par la fréquentation assidue de stages de qualité. Jugez plutôt, rien que cet été il a fait Lesneven, La Colle sur Loup et Barcelone avec Stéphane Benedetti, enseignant qu’il suit pas mal et que hélas nous n’invitons plus par chez nous pour je ne sais quelle raison…
Ce qu’il en résulte, c’est un beau sentiment d’amitié envers quelqu’un en recherche permanente et qui ne ménage pas son temps pour nous faire partager sa passion, la recherche d’une vie et la connaissance de cet art merveilleux, que l’on soit 10 ou 100…

 

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La montagne

Publié par Steph le 20th septembre 2009

Découvrir l’aïkido est une des plus belles aventures que nous puissions vivre. N’hésitons donc pas à la comparer à l’ascension de l’Everest. 8800 mètres à gravir. 1000 mètres franchis, on peut comparer à un dan de passé … en haut, le 9ème dan…ou l’objectif que vous vous êtes fixé dans votre pratique (ceux -ci peuvent varier…) Les débuts sont aisés, on progresse sur des sentiers bien balisés, en chemisette et en baskets, en devisant gaiement avec ses compagnons d’ascension, tout comme le débutant qui parle sur un tatami. Passés 1000 mètres, il faut commencer à se couvrir. Passés 2000 mètres, les baskets doivent être remplacées par des chaussures plus adaptées. Mais on est encore dans la facilité. On s’élève encore, et notre regard peut se porter plus loin. Nous découvrons avec bonheur un paysage dont nous ignorions jusqu’à l’existence quand nous étions au début du chemin. Mais les difficultés que l’on rencontre dans l’ascension vont en grandissant, on rencontre la neige, la glace, des parois abruptes.


 

Chacun se tait pour rentrer en lui-même et mettre toute son énergie dans l’ascension. La technique doit être maintenant plus fine, les gestes plus précis, car une erreur peut être lourde de conséquence. Notre regard peut maintenant apercevoir des sommets plus lointains. Ce paysage que l’on découvre en s’élevant, c’est la réalité physique, à savoir la technique. Plus on monte, plus l’on s’enrichit au niveau technique. Et puis un jour, notre vue ne peut plus se porter plus loin. On aperçoit la ligne de courbure de la Terre. C’est la maîtrise de la technique, qui correspond à peu près au 5ème dan. 5000 mètres. La vue est superbe. Et pourtant on n’est pas arrivés au sommet. Encore 3800 mètres d’efforts. Depuis le début de l’ascension plus l’on monte plus les difficultés augmentent. De même les délais augmentent entre chaque grade. Deux ans du 1er au 2ème dan, trois ans du 2ème au 3ème, etc. Au 5ème dan vous maîtrisez la technique (ce qui reste à démontrer…). Mais le chemin qui vous reste à parcourir est immense, car l’essentiel du travail à fournir, l’essentiel des difficultés à vaincre, n’est plus du domaine de la technique, mais du domaine de l’esprit. Et là, on rencontre les vraies difficultés.


 

Quand on dépasse 5000 mètres, l’oxygène se raréfie. On ne parle plus, on cherche à économiser ses mouvements. Plus de précipitation ou de gestes brusques. A partir du 6ème dan les mouvements se dépouillent de plus en plus. La technique s’épure. Les gestes deviennent de plus en plus sobres. Les mouvements se font avec le minimum d’efforts. Et puis un jour nous posons le pied sur le sommet. Mais il est une chose que nous avons apprise pendant notre ascension, c’est combien la montagne est plus forte que nous. Et nous savons que si nous sommes arrivés là, c’est au prix d’efforts personnels, certes, mais aussi parce que la montagne a été clémente avec nous et nous a acceptés. C’est la raison pour laquelle notre premier geste est un geste de remerciement et d’humilité….tout comme le premier pas sur le tatami lors du salut vers le kamiza finalement…

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The power of one

Publié par Steph le 19th septembre 2009

Il suffit parfois d’une personne…. 

 

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Les huit immortels

Publié par Steph le 18th septembre 2009

Les huit génies ou immortels taoistes appelé Pa sien (en japonais Has-sen, les noms japonais sont entre parenthèses…).
Ces êtres, sortes de demi-dieux, sont des humains, parvenus par leur sagesse et leur vertu à posséder quelques pouvoirs surnaturels, principalement celui de se rendre invisibles.
Tous ces personnages sont des imitateurs de Lao Tseu (ro-shi) qui se retirèrent dans les solitudes des montagnes et des cavernes, ce qui les fit appeler "Shen" ou "hommes des montagnes". Il sont très souvent représentés dans l’art chinois en peinture, en sculpture, sur des panneaux en laque et sur la céramique.
"Les huit immortels rassemblés sur le rivage de la mer et se préparant à la traverser pour arriver au paradis taoiste" est une scène fréquemment figurée, elle s’appele en chinois "Pa sien king shou".

huit-immortels 

Dans l’art chinois, on reconnaît les huit génies aux attributs dont ils sont généralement porteurs :
1. le chef du groupe est Chong-li kwan (sho-ri-ken), il tient un éventail de plumes qui lui sert à ranimer les âmes des morts.

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2. lu t’on pin (ryo-to-hin) est considéré comme l’élève du précédent, il reçut un sabre miraculeux avec lequel il est toujours figuré. Né en 755, il parvint à l’âge de 400 ans. Sa principale occupation était de parcourir la Chine en prêchant et en détruisant, avec son sabre magique, les monstres et les fantômes.
Il est considéré en Chine comme le dieu de la littérature.
3. li t’ieh kwai (ri-tek-Kai) est le mendiant boiteux à la béquille de fer, il a comme attribut une gourde magique de laquelle il fait parfois sortir des nuages.
4. lan t’sai ho (ran-sai-kwa) est représenté tantôt comme un vieillard avec un crapaud à trois pattes, tantôt comme une femme tenant un panier de fleurs.
5. han siang tseu (kan-sho-shi), il joue de la flûte, patron des musiciens.
6. ts’ao kwoh-ts’iu (sokok-kyu), il manie une sorte de castagnettes. Protecteur des acteurs.
7. han siang-tseu (ka-sen-ko) est un génie du sexe féminin et porte comme attribut une fleur de lotus.
8. chang kwoh lao (cho-kwa-ro), le dernier des huit génies est un vieillard représenté avec un tube ou un bâton de bambou.

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Statue représentant les immortels

Tous ces immortels sont également des sujets très fréquents dans l’art japonais, cependant l’artiste nippon les traite d’une façon plus conventionnelle et plus naturelle, on pourrait dire avec moins de respect pour leur rang. Les attributs dont ils sont porteurs, dans la légende japonaise, sont plus nombreux et diffèrent parfois de ceux qui les font connaître comme ‘Pa sien" dans leur représentation chinoise…

 

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Léo en démo…

Publié par Steph le 17th septembre 2009

Une vidéo de la démonstration effectuée par Léo Tamaki à la Maison de la Culture du Japon à Paris. Un évènement auquel ont pris part plusieurs grands noms des arts martiaux devant un parterre trié sur le volet…Sur les tapis et scrutant les protagonistes, rien de moins que le Doshu Moriteru Ueshiba et Christian Tissier…
Léo animera deux jours de stage chez nous le samedi 31 octobre et le dimanche 01 novembre. Plus d’infos :
ici
Bienvenue à tous… 
 

 

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Colère, colère…

Publié par Steph le 16th septembre 2009

Colère et violence, voilà deux paramètres à ne pas trop consommer ;o))…

 
 

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Leçon de Shiatsu

Publié par Steph le 15th septembre 2009

Il n’y a pas que les humains qui aiment masser…et être massés….un peu de détente après l’examen de dimanche passé :-)

 

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