Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour novembre, 2009

Dance for the climate

Publié par Steph le 30th novembre 2009

Plus que quelques jours avant la conférence cruciale de Copenhagen sur les dangers climatiques. Histoire de vous faire prendre conscience que nous pouvons tous fournir une pierre à l’édifice aussi petite soit-elle, un chouette clip…tourné en Belgique avec une équipe belge… 

 

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Tradition/modernité

Publié par Steph le 27th novembre 2009

A voir les pratiquants impeccablement alignés, avec leurs kimonos immaculés et leurs hakamas dans un silence impressionnant, à contempler les longs saluts cérémonieux, on se croirait revenu à une autre époque, dans un autre lieu. C’est du moins ce que pense le spectateur non initié. Pour lui, l’Aïkido semble englué dans le passé, la tradition. Un art martial, certes, mais de quelle utilité en cas de conflit, à l’heure de la bombe et de la mitraillette ? Ramener l’art martial à l’efficacité défensive est une erreur qui dénature la discipline.

 modernite

Face aux agressions du monde moderne dans tous les domaines : bruits, concurrence, pouvoir de l’argent, agitation, environnement, atteintes corporelles, etc., l’Aïkido propose une autre solution que l’écrasement du plus faible : construire un homme à la force sereine, sans agressivité, mais prêt à réagir grâce à son équilibre mental, corporel et relationnel.
Le but n’est pas la compétition, la victoire sur l’adversaire, mais la mise à l’épreuve de soi-même et de l’aptitude à remonter la pente pour retrouver l’équilibre un instant menacé.
C’est le sens même de la chute. Toujours tomber et toujours se relever.
Se connaître soi-même et s’améliorer, sans violence. C’est la raison pour laquelle l’Aïkido peut convenir à tous : enfants, hommes, femmes, personnes âgés.

 preparation

Aïkido et Seniors débutants
Ayant lancé depuis peu l’Aïkido pour les seniors grands débutants (certains débutent à plus de 70 ans), j’ai été fasciné par le changement qui s’est opéré. Face aux rieurs qui comprennent mal cette démarche, Maître TAMURA, que je suis fidèlement, a répliqué "On peut pratiquer l’Aïkido de la petite enfance à la mort".
Au lieu de se recroqueviller, les anciens se redressent (shizei), ils osent à nouveau sortir, entreprendre (irimi) et adopter leurs comportements à l’environnement en un coup d’oeil (ma aï).
Je ne sais s’ils auraient une grande efficacité combative, mais je sais qu’ils développent là une forme fondamentale de la martialité dans la vie quotidienne.
Peu importe le point d’arrivée, ce qui compte, c’est le chemin parcouru depuis les débuts en Aïkido.
Se connaître soi-même et se modeler pour progresser, c’est paradoxalement, par le respect le plus total de la tradition, de reisiki et la répétition systématique des mouvements que le transfert s’opère et permet d’aborder sereinement les agressions de la modernité.

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Globalité de l’être
Le point le plus important dans cette évolution semble lié au concept de la globalité de l’être. La France, pays de Descartes a créé des spécialités du corps, des spécialités de l’intellect et des spécialités de l’affectif. Certes, l’homme est organisé en trois systèmes :
- le cerveau primaire (le corps)
- le cortex (l’intellect)
- le système glandulaire et hormonal (l’affectif).
Mais, les trois entretiennent d’étroites relations (un choc affectif peut déclencher un cancer. Un enfant qui assimile mal les mathématiques élémentaires est souvent
un enfant qui se situe mal dans sa fratrie).
Pour vieillir harmonieusement, il convient de ne négliger aucun des ces trois systèmes. Que l’intellect ne travaille plus, le corps et l’affectif (sentiments / relationnel/ sexualité) en subiront les conséquences.
L’Aïkido met en place un être global où les trois composants se développent harmonieusement, interagissent et permettent de décupler l’énergie.

gilbert-milliat
 
En guise de conclusion
L’Aïkido exorcise rituellement la violence par une violence codée pour que l’autre ou soi-même puisse apprendre à rentrer dans la vie en esquivant avec amour : changer de place, ne jamais perdre, décourager l’agression et harmoniser.
Cet art le plus traditionnel est certainement le mieux adapté à la modernité.
Traditionnel, parce qu’il revient à l’essence même de l’attitude primitive : se confronter à la vie, sans écran de protection, à mains nues.
On l’avait peut-être oublié avec les jeux virtuels qui donnent l’illusion de la puissance tout en entretenant l’agressivité.
La redécouverte de l’unité perdue passe par la négation de cette paranoïa.
Et, dépouillé de l’agression quotidienne et des nuisances du conditionnement à l’émulation et à la gloire, se retrouver dans la beauté pour se modeler comme un objet d’art spirituel et performant avec les autres : TOUT UN ART
Par René TROGNON (CEN FFAB) dans Seseragi 
 

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Sode Dori

Publié par Steph le 25th novembre 2009

Lors des derniers cours, nous avons un peu taté de cette forme d’attaque que certains ont qualifiée de "rare"…
Peut-être parce que l’on a pas trop l’habitude d’être saisi de cette façon.
Toujours être relâché…Une vidéo sur Tamura Sensei qui illustre bien ce modeste propos… 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Merci à Aikido El Mensah, l’Aïkido en Tunisie…

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Ecobutton

Publié par Steph le 24th novembre 2009

On ne dirait pas comme ca ;o) mais je suis assez soucieux de l’avenir de notre planète aussi j’essaie de faire un maximum de déplacement en transport en commun ou à pied, en plus c’est bon pour la forme.
Je n’ai pas de 4×4 rutilants pour me déplacer dans le Brabant Wallon hyperrrrrrrr vallonné…
L’empreinte écologique est aussi quelque chose qui me turlupine et je tente de la réduire autant que je peux…sans pour autant vivre en ermite…
Dernièrement, j’ai retrouvé un petit objet "publicitaire" que l’on m’avait gentiment offert il y a quelques temps : un Ecobutton.

ecobutton

C’est quoi? (source : le site Ecobutton)
L’écobutton fonctionne comme un rappel visuel très présent et vous pousse à économiser l’électricité chaque fois que votre ordinateur va être inutilisé.
L’écobutton est allumé et se situe sur votre table/bureau près de votre clavier. Il est connecté à votre ordinateur par un câble USB.
A chaque fois que vous vous arrêtez, que ce soit pour longtemps ou non, pour un coup de téléphone, une réunion, etc.., vous n’avez qu’à appuyer sur l’écobutton et votre ordinateur est mis en " écomode" ce qui permet à votre ordinateur et à votre moniteur de consommer la même électricité que s’ils étaient éteints !
Dans des conditions normales, les gens n’aiment pas en général éteindre leurs ordinateurs en raison du temps souvent nécessaire au redémarrage. Cependant, avec L’écobutton, une simple pression d’une touche du clavier (certains ordinateurs ont besoin d’une pression sur le bouton d’allumage), votre ordinateur se remet instantanément là où vous l’aviez laissé.

 empreinte-ecologique1

Il y a également un autre avantage: à chaque fois que votre ordinateur est placé en " écomode", le logiciel intelligent ecobutton™ enregistre la quantité de carbone, d’électricité et d’argent que vous avez économisés en utilisant ecobutton™. Avec le temps, cela peut atteindre des quantités significatives (notamment si de nombreux ordinateurs fonctionnent dans un bureau) et vous pouvez utiliser ces données pour aider à réduire votre empreinte écologique tout comme vos factures d’électricité. J’ai essayé et c’est assez amusant et surtout…effarant de voir ce que ces machines consomment :-( .
On peut commander ce chouette outil via le web
ici ou alors se le faire offrir si vous avez des connections chez des vendeurs informatiques.
Cout port compris : +- 19€.
Alors, un geste pour la planète…

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Un we de Shiatsu

Publié par Steph le 22nd novembre 2009

Notre formation a maintenant atteint son rythme de croisère et les cours aussi différents les uns que les autres se succèdent, tous orchestrés de main de maître par Elisa.
Ce vendredi, nous avons étudié un Do In élaboré par Michio Kushi, très intéressant, j’y ai retrouvé certains mouvements ressemblant au Jikkyo Jitsu, la "gymnastique" traditionnelle japonaise et appliquée par moment par Tamura Sensei.
Nous avons également revu (et c’était nécessaire) les diagnostics des points Shu (ou Bo) et Mu (ou Yu).
Les points Shu sont différents points sur le côté verso (le ventre) et sont reliés aux organes, ils sont plutôt liés à l’état présent.
Les points Mu se situent dans le dos, le long de la colonne vertébrale sur les lignes du méridiens Vessie, ils représentent plutôt le "passé", des aspects héréditaires liés aux organes.

 shiatsu-au-sol

Intéressant également, l’étude des zones Masunaga dans le dos, Masunaga Sensei étant un des grands maîtres du Shiatsu contemporain.
C’était vraiment bien et mieux que le dernier cours que nous avions suivi (ce n’était pas du Shiatsu ;o), enfin c’était juste un sentiment personnel.
Nadia Andries (de l’Institut Lifeforce Shiatsu) nous a donné ce samedi un cours de Oki Yoga, je n’y ai participé que l’après-midi donnant aiki aux enfants le matin. Les exercices étaient travaillés par élément (eau, bois, terre, feu, métal et feu ministre) de façon normale et puis en dynamique le tout entre coupé du makkoho correspondant à l’élément.
Je ne connaissais pas du tout Nadia, juste son école de nom et la réputation de pratiquer un Shiatsu assez costaud…

Un enseignement très dynamique (on n’arrête pas une seconde) non dénué d’humour ce qui toujours agréable. Bon, j’analyse souvent le fait que tout à la même base et que dans les temps reculés, probablement que les Budos étaient associés à des manières de soigner ou de prévenir certains maux.

 sugano-sensei

Ici, j’ai retrouvé à nouveau certains exercices aiki, pratiqués notamment par Sugano Sensei et dont j’ignorais jusqu’à présent la signification (d’autres doivent être dans le même cas ;o). Comme par exemple d’écarter et de ramener les mains vers le sternum, en fait ce ne sont pas les bras qui travaillent mais l’action doit partir du point Renmai 17 lié au méridien du maître du coeur à travers les majeurs, encore une découverte.
Vivement le prochain cours qui portera sur la réflexologie…

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Stage avec Fabrice Somers

Publié par Steph le 20th novembre 2009

Fabrice Somers, 4ème Dan Aïkikai, enseignant de l’Association Francophone d’Aïkido et élève du Doshu et d’Endo Shihan, nous rendra visite le dimanche 13 décembre de 10H00 à 12H15, encore un stage intéressant à ne pas manquer…


fabrice-somers-sakura

 

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La place

Publié par Steph le 18th novembre 2009

Comme chaque année en cours de saison, certains pratiquants nous quittent pour de multiples raisons, parfois parce que l’étude de l’Aïkido est assez lointaine de ce qu’ils pensaient ou par démotivation, il y en a une myriade en fait….
Une élève qui venait de débuter m’a dit qu’elle pensait que notre art ne lui convenait pas car elle éprouvait des difficultés à chuter et n’arrivait pas à "tomber" comme les anciens. Il faut du temps mais les gens ne sont plus patients de nos jours…
Une autre personne m’a dit avoir arrêté car elle ne trouvait pas sa place dans le Dojo mais quelle est réellement la place de quelqu’un dans ce lieu ??? 
 
  tatami1

Le bon fonctionnement d’un groupe, ou d’une société provient du fait que chacun connaît bien le rôle qu’il a à jouer, et la place qu’il doit tenir. Sur un voilier de compétition, il y a celui qui s’occupe de la bôme, celui qui s’occupe du foc, celui qui tient la barre, et le bateau fonctionne bien si chacun tient correctement sa place.
Sur le tatami, les places sont aussi bien définies lors du « Reï » (le salut), les plus anciens se placent sur la droite du tapis (joseki) et cela va en ordre décroissant vers la gauche. Ce placement repris aujourd’hui était très important jadis car l’enseignant savait de quel côté il pouvait placer sa confiance (vers les anciens qui avaient fait leur preuve), le côté gauche du tatami risquait quand à lui de cacher un assassin qui attaquerait à la moindre occasion. Cela s’est un peu perdu de nos jours mais lorsque le professeur se tourne vers le Kamiza, il devrait pivoter vers sa droite ainsi il peut toujours pallier à une attaque surprise (heureusement ce là n’arrive plus à notre époque, enfin j’espère…). 
 
 
 la-place3
 
Connaître sa place est également connaître son « niveau », parfois certaines personnes corrigent une technique d’un moins avancé sans trop savoir ce qu’il faut faire et le mouvement s’en trouve complètement faussé. Evidemment, il y a une différence entre corriger et guider…vous pouvez guider mais ne pas tenter de corriger à tout prix sauf si vous êtes certains de l’application.
Dan la vie, la notion de place est plus délicate, car c’est une notion dynamique. Je veux dire par là que notre place n’est pas figée et qu’elle varie à chaque instant en fonction des circonstances. Et un travail important consiste à trouver sa place juste à chaque instant.
Prenons l’exemple d’un concertiste. L’après-midi il écoute les conseils de son maître, le soir il est sur scène et il joue. Le lendemain s’il va écouter le concert d’un de ses amis, il est assis dans l’ombre et écoute. Un autre jour il enseigne au conservatoire, quand il rentre chez lui, il s’occupe de ses enfants, puis passe une soirée avec sa femme. A chacun de ces moments, il a un rôle différent à jouer, une place différente à tenir, et il est dans des situations différentes pour s’exprimer. Il y a des moments pour parler, et d’autres pour se taire ou écouter. Il y en a d’autres pour se mettre en colère et d’autres pour réconforter.
 
  zanshin
 
Et cela débouche sur une notion importante, celle de « Zanshin» (la vigilance). Être à chaque instant attentif pour savoir quelle est notre place exacte.
En aïkido, le bon placement dans la pratique est celui qui vous permet de ne pas être blessé, de ne pas blesser l’autre, et d’agir de la manière la plus efficace possible. S’il y a une erreur de placement, c’est soit vous soit votre partenaire qui en subiront les conséquences. Et dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas une bonne chose. Il en est de même dans la vie. Savoir trouver sa place juste permet à chacun de vivre harmonieusement l’instant, sans blesser et sans être blessé, ce qui nous permet d’exprimer de la manière la meilleure toutes nos potentialités et d’aller vers une courtoisie qui se perd de plus en plus….

 

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Les genoux

Publié par Steph le 16th novembre 2009

Travailler à genoux…voilà le cauchemar de nombreux pratiquants, même si je trouve, voilà quelque chose que l’on travaille de moins en moins souvent ou moins…longtemps. Je me souviens il y a quelques années avoir passer des leçons entières dans cette position et aussi un stage avec Kanetsuka Sensei qui nous avait bien fait souffrir.

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Personnellement, je pense que les occidentaux que nous sommes ne sont pas trop prêt physiquement et aussi pas fait pour le Suwari Waza. A quoi celà pourrait être dû? Une théorie est que, outre les aspects culturels qui ont fait que les asiatiques se déplacent depuis des millénaires à genoux, il y aussi peut-être…des raisons alimentaires. Nous mangeons certainement trop de viandes, fromages, chacuteries…ce qui à pour effet de durcir nos corps et nous bloquer dans des déplacements difficiles alors que les japonais, par exemple, consomment énormément de poissons, légumes et aussi énormément de soja, ce qui aurait pour effet de libérer le corps et de faciliter ces déplacements pour nous fastidieux (c’est juste un avis perçu après quelques leçons de macrobiotique…).

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Sans vouloir démystifier la pratique de l’Aikido, il est nécessaire de comprendre que l’on travaille Suwari Waza sur nos tapis, non parce que les Samurais se déplaçaient de la sorte (Ce qui ne se fait jamais aujourd’hui dans notre société) mais parce ce type de travail possède des objectifs cohérents et indispensables à l’apprentissage de l’Aikido. Outre le fait qu’il renforce le bas du corps, il oblige le pratiquant à trouver son centre en relaxant cette partie inférieure. Pas de tricherie possible, ni de rattrapage de jambes. Si l’on ne bouge pas par le centre, on reste cloué sur place ou presque.
Au niveau de l’esprit, le travail pratiqué est le même que dans toutes les formes de travail Aikido : Atémi. (Envoyer du Ki). Bouger par le centre dans le sens d’Atémi s’appelle Irimi. L’objectif de Suwari Waza est d’actualiser sans cesse IRIMI. L’exercice majeur est représenté par Kokyu Ho qui consiste à être Atémi Irimi, par le centre puisqu’il n’y a pratiquement aucun déplacement. C’est l’expression pure du point central de l’homme contenant son esprit (Unification). Maître Tohei disait : « Après avoir compris et réalisé l’unification de l’Esprit et du Corps, personne ne réussissait à me renverser en Kokyu Ho, sauf Ô Senseï ».
Pour en savoir plus, voir cet
cet article édité par la FFAB, ancien texte présentant bien la question mais que les moins avancés ne connaissent peût-être pas…

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Le vide

Publié par Steph le 13th novembre 2009

Les motivations qui ont poussé Maître Ueshiba à créer l’aïkido sont sans doute nombreuses, mais parmi elles, il y avait le désir de créer un art martial à l’efficacité la plus absolue possible. La légende dit qu’il est parti méditer sept ans dans la montagne pour atteindre son but. Sa quête l’a conduit à prendre conscience qu’une seule chose au monde est indestructible. Beaucoup de choses sont symboles de force ou de solidité, mais toutes peuvent être détruites. On peut plier une barre de fer, réduire de la pierre en sable, ou des villes en poussière ; même une montagne par la force combinée de l’eau et du vent sera, au fil des siècles réduite au néant. On pourrait multiplier les exemples à l’envi. Et pourtant une chose, une seule, ne peut être détruite, c’est le VIDE.

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Ce qui est paradoxal, car quand on cherche à énumérer des symboles d’indestructibilité, c’est bien la dernière chose qui vienne à l’esprit. Maître Ueshiba se dit alors : « Puisque le vide ne peut être détruit, je vais devenir le vide. » Et c’est sur cet axiome qu’il créa l’art que nous pratiquons. Cette idée dénote un génie incroyable et en tout état de cause est complètement anachronique. Dans une époque où l’efficacité est profondément associée à l’idée d’opposition, de compétition et de violence, Maître Ueshiba a fait preuve d’un siècle ou deux d’avance sur son époque. N’avez-vous jamais remarqué le regard incrédule, ou les réflexions dubitatives de certains néophytes face à l’aïkido. Ils ne comprennent pas, cela ne rentre pas dans leur schéma de pensée : comment peut on être efficace sans lutter, sans s’opposer, sans détruire ? Et même chez les pratiquants d’aïkido, ce qui est plus grave, certains pratiquent depuis dix ou vingt ans, voire plus et continuent, au lieu de chercher à améliorer leur capacité à créer le vide, à utiliser la force pour projeter leur partenaire, ce qui réduit l’aïkido à un ridicule test de force, et est à cent lieues de l’art crée par O’Sensei.

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L’efficacité de l’aïkido, réside donc dans le fait que le partenaire ne rencontre que du vide. L’idée est intéressante, et c’est une des clés fondamentales de l’aïkido: ce n’est pas moi qui fais tomber mon partenaire, mais le vide que je crée. La première conséquence de ceci est que l’agresseur qui subit un mouvement d’aïkido n’a pas l’envie de réattaquer ou de se venger, puisque personne ne lui a fait de tort. D’autre part, il faut bien prendre conscience que le vide que je crée, donc l’efficacité de ma technique, ne dépend ni de ma force, ni de mon poids, mais en tout premier lieu de la qualité de mon esquive et du déséquilibre que je crée. De la même manière que le poids ou la force de mon partenaire sont sans importance, ou bien pas dans le sens que l’on croit, car plus il est fort et plus il attaque puissamment, plus il sera précipité irrémédiablement dans ce vide, si celui-ci est correctement crée. D’ailleurs, le plus gênant pour un aïkidoka qui veut mettre en œuvre sa technique est un partenaire qui n’attaque pas, ou mal.

 vide

Une des conséquences de ce qui précède est que l’aïkido échappe aux catégories de poids que l’on retrouve dans la plupart des disciplines sportives. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, car nos techniques ne sont pas amenées à être pratiquées dans le cadre bien déterminé d’une rencontre sportive, mais doivent pouvoir être utilisées à tout moment, dans n’importe quel lieu, et face à n’importe quel agresseur. Il ne nous viendrait pas à l’esprit face à l’agression d’un gredin qui nous dépasse d’une tête et de 10 ou 20 kilos de lui montrer notre licence, et de lui dire : « Vous ne pouvez pas m’attaquer, nous ne sommes pas dans la même catégorie ! ». Toute chose contient son contraire : c’est justement la modestie de l’aïkidoka qui n’a pas la prétention de vaincre tout le monde qui lui permet d’atteindre une efficacité supérieure à celle qu’il aurait eue s’il s’était maintenu dans le monde du dualisme et des oppositions…

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Green Gym

Publié par Steph le 11th novembre 2009

Eh oui, relâche Aïkido après huit jours de pratique intensive, vendredi cours bokken avec Abdel, samedi et dimanche stage avec Léo et stage enfants toute la semaine…
De plus l’impression d’avoir attrapé la grippe, heureusement, la prévention homéopathique à coup d’ Oscillococcinum a eu raison des miasmes…
Donc ce week-end, jardinage et ramassage des feuilles pendant des heures… D’une "corvée", finalement on peu tirer un enseignement, par exemple le fait qu’au début nous sommes concentrés sur l’action et qu’ensuite nous agissons sans trop penser, les mouvements se font tous seuls. Serait-ce l’"Ishiki" narrée par Léo il y a peu, je ne sais pas trop.
Je me suis aussi demandé pourquoi Maître Ueshiba avait décidé de consacrer la fin de sa vie à l’agriculture et à l’Aïkido dès son installation à Iwama en 1942.
Peut-être qu’il trouvait dans cette activité, outre l’union avec la nature, un état d’esprit et une « conscience » propice à sa pratique martiale.

 ueshiba

En tout cas, voilà un créneau qui me plairait dans l’existence, culture de légumes, Aïkido et Shiatsu…
En faisant quelques recherches sur le sujet, j’ai découvert la « Green Gym ».
C’est quoi? c’est de la gym au grand air combinée au jardinage. Hé oui, cette pratique totalement gratuite, a été lancée en Angleterre pour être répandue jusqu’en Australie! Créer les séances de fitness avec pelles et râteaux, il fallait y penser!

Le nouveau concept "fitness" outre-Manche consiste en effet à faire du sport en plein air en alternant exercices de fitness et jardinage… idée saugrenue? Pas trop car durant une séance hebdomadairedetrois heures, on fait des exercices d’échauffement, on ratisse, on plante, on transporte, on débroussaille et on taille, jusqu’aux exercices finaux d’étirement et de relaxation. Et ce, tout en respirant de l’air pur.

Ainsi, pour entretenir parcs et jardins, la Green Gym, créée en 1998 par l’Organisation de Protection de l’Environnement Britannique (British Trust for Conservation Volunteers), alliée au corps médical et aux collectivités, mobilise des bénévoles et les engage dans des activités de jardinage assez physiques pour que cela corresponde, en même temps, à un bel exercice sportif, promulguée « gymnastique écologique ».

warm-ups

Par ailleurs, les études le prouvent, en plus de la proximité avec la nature, la stimulation du système cardio-vasculaire et le renforcement de la musculature…la pratique régulière de la Green Gym participerait au traitement des dépressions et de l’anxiété! Cette activité regroupe actuellement 10.000 personnes, qui ont trouvé dans cette pratique, un excellent moyen de faire rimer nature, jardinage et activité physique.
Une belle idée pour la retraite…


 

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