Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Archive pour décembre, 2009

Merry Xmas

Publié par Steph le 22nd décembre 2009

Pas de feu d’artifice, de Père Noel ou de rennes qui dansent tous seuls, cette année juste des mots : JOYEUX NOEL et BONNE ANNEE mais avec plein d’émotions dedans…
Et un cadeau…b
eauté du geste, tatami immaculé et une merveilleuse nature environnante, que demandez de plus?? Une belle vidéo de Noel…
A l’an prochain, chères lectrices et chers lecteurs…

 

Publié dans Sakura Dojo | 14 commentaires »

Faux Gras

Publié par Steph le 21st décembre 2009

Il n’est peut-être pas trop tard…Une dernière course avant les fêtes, pensez au faux gras
Un mets vraiment délicieux, bio et végétarien qui ne porte pas préjudice à la nature…

faux-gras

 

Publié dans Eco | Pas de commentaire »

Aiki et Shiatsu

Publié par Steph le 21st décembre 2009

Certains et certaines, à la lecture des posts parlant du Shiatsu, m’ont demandé ce que je trouvais dans cet art et ce que celà pouvait m’amener dans l’Aïkido. Difficile de répondre à celà, simplement c’était quelque chose que j’attendais depuis longtemps…
Une petite analyse de la relation entre nos deux disciplines :
Littéralement Aïkido signifie : Voie de l’unification des énergies. Cela suffit à comprendre que nous sommes dans le même domaine, la maîtrise de l’énergie. Mais allons voir un peu plus loin et reprenons le petit lexique du Shiatsu
pour le transposer à l’Aïkido…

aikido-shiatsu

Parlons de «Ki», cette énergie interne que l’on propose de rétablir dans des séances de Shiatsu et que l’on retrouve dans tous les instants de la vie. Ce Ki, situé au niveau du Hara, le centre de l’homme, la naissance de la puissance et de la vitalité, l’Aïkidoka en a bien besoin lorsque l’attaque d’Uke arrive. Mais l’on peut parler aussi de Yin et Yang. L’Aïkidoka n’est il pas soumit lors de sa pratique à de multiples changements, Uke et Tori, unifient leur corps et esprit, avancent et puis reculent, pivotent à gauche et puis à droite, jouent avec le haut et le bas, inspirent et expirent. Ne sont-ils pas habillés de noir et de blanc ? La liste est longue et non exhaustive.

 massage


Regardons également du côté des 5 éléments. Imaginons une technique partant d’une attaque frappée. L’immobilité de Tori dans l’attente du moment idéal à l’esquive ressemble à la  terre, il est enraciné, les pieds vissés au Tatami, l’équilibre parfait. Le mouvement qui suit correspond à une intense émotion car il faut bouger au bon moment, c’est le commencement, la montée du dynamisme, cela demande de l’audace, de l’imagination et une bonne perception visuelle. Tout est clair nous sommes dans le bois.
L’esquive est suivie de la construction d’une technique qui porte Tori dans la sublimation de soi, c’est le point culminant de la technique, la plénitude. Nous sommes maintenant dans le feu. Que cette technique se termine par un contrôle au sol ou une projection, Tori passe à ce moment là dans une phase de terminaison, c’est la descente énergétique, l’expiration, en quelque sorte l’automne, le couchant. Cette fois il s’agît du métal. Enfin, Tori s’éloigne, la technique est terminée, il reprend son calme, c’est la dissolution entre Tori et Uke. La concentration reprend pour une prochaine technique, c’est la fin avant la renaissance, en quelque sorte l’hiver. Nous sommes dans l’eau

 jacques-bardet

Si nous analysons Kyo et Jitsu (vide et plein), il est évident que les différents temps de construction d’une technique passe par ces phénomènes, nous l’avons vu pour les 5 éléments, des moments forts suivent « le laisser faire ». Keiraku (système circulatoire) correspond bien au mouvement décrit par un Taïsabaki ou un Tenkan, ces moments de grande mobilité ou le corps suit une trajectoire bien définie. 
Pour résumé nous pourrions dire que la pratique de l’Aïkido demande, comme pour le Shiatsu, beaucoup de compassion envers son partenaire, et il est remarquablement démonstratif des différents moments de la vie quel qu’elle soit; le calme vers l’activité, de la colère à la sérénité, de la haine à l’amour, de la naissance à la mort et tout recommence infiniment, sans jamais cesser. C’est ce que l’on nomme l’impermanence
….
 

Publié dans Shiatsu | 4 commentaires »

Domino de la fin

Publié par Steph le 19th décembre 2009

 

Publié dans Eco | 6 commentaires »

Learn Aïkido

Publié par Steph le 18th décembre 2009

mcmorbid___aikido_by_rimfrost
Thanks to Lou ;o)

Publié dans Sakura Dojo | 5 commentaires »

Un stage avec Fabrice

Publié par Steph le 16th décembre 2009

Tout le monde le sait, j’apprécie énormément le travail et la personnalité de Fabrice et ce même si c’est parfois un peu éloigné de mon "école"…j’entends par là ma petite manière d’apprendre…
Ce dimanche, au cours duquel le tatami était un peu déserté de par les examens scolaires, a confirmé ce ressenti. Comme très souvent, peu de techniques, celà nous change des stages purement Ikkyo, etc.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas en faire mais, personnellement, je préfère de loin l’approche "travail du corps" et par là même "travail sur l’esprit".
Donc, un peu plus de deux heures d’exercices destinés à placer le corps de la meilleure des façons possibles. Temps que la vingtaine de pratiquants présents allait mettre à profit pour tenter d’oublier l’"efficacité technique", pas facile…car certaines choses demeurent en nous que l’on soit ancien ou débutant.

 calme

Mais chacun a ouvert son coeur et finalement, a essayé de suivre cette voie avec le plus de sérieux possible.
Des mouvements déjà entraperçus dans les vidéos d’Endo Senseï, lors de ses stages d’il y a quelques années et en particulier celui de juin que j’avais admiré du "banc" étant blessé au pied à cette période. Des gestes qui paraissent si simples et qui pourtant nous semblent si compliqués…
Tout d’abord, apprendre à se mettre en seiza correctement, c’est à dire descendre la jambe gauche puis la jambe droite en "ligne droite" dans l’optique de pouvoir toujours dégainer le sabre lors de l’assise.
Vient un pivot du buste, le regard suit, les jambes restent en place. Le travail de l’attaque Shomen un peu différente de ce que nous voyons d’habitude, c’est à dire en "fouettant" et de deux types Gyaku et Hanmi. 

 controle

Je citais plus haut le stage de juin et j’ai été très content de pouvoir étudier en détail la première "technique", à savoir le tori est en seiza, en veillant bien à s’asseoir correctement, l’uke attaque Shomen, on se lève pour éviter l’attaque en appliquant le pivot du corps. La même chose debout et en fait celà allait être le fil conducteur du stage, la relation avec le partenaire, dans le calme et le relâchement.
Plusieurs mouvements "tenkan" viennent se greffer sur le départ, on les applique avec un uke ou plusieurs…
Pour terminer en Jyu Waza après démonstration de Fabrice sur ce à quoi ce travail mènera, jupes et pyjamas puis jupes entre elles ;o) pour reprendre les mots de notre hôtes. Vraiment chouette même si ce n’est pas facile d’appliquer les concepts du jour.
Comme à chaque fois aussi, des retrouvailles avec des amis venus d’un peu partout, même de Marseille, si si…
A la prochaine!

Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »

S’élever…

Publié par Steph le 14th décembre 2009

Il ne fait pas de doute que l’homme doive, jour après jour, tendre vers le haut, c’est le vrai sens de la vie. Cependant, il ne faut pas oublier que le «haut» est défini par et pour soi et non en fonction des autres et en relation de compétition avec l’extérieur
(Tamura Senseï)

portrait_tamura_sensei

Publié dans Pensées | 6 commentaires »

Stage à Herblay

Publié par Steph le 11th décembre 2009

Un stage intéressant avec deux profs de talent. Un peu loin mais on ne sait jamais ;o).

 affiche_stage_dec2009

  

Publié dans Stages | Pas de commentaire »

Respirer…respirer…

Publié par Steph le 9th décembre 2009

Il va sans dire que les êtres humains, les animaux et la nature vivent parce qu’ils respirent. Les êtres vivants inspirent l’oxygène de l’atmosphère et expirent le gaz carbonique de leur système. En aïkido, cette respiration se fait en trois temps, l’inspiration, l’expiration et une phase en apnée ou en suspension plus ou moins prolongée de la respiration. Cette méthode, en trois temps, a une forte incidence sur le pouvoir de concentration de l’individu. La manière de respirer affecte aussi le degré de fatigue éprouvée à l’effort.
Respirer superficiellement ou profondément, retenir son souffle momentanément ou longuement, dépendra de l’effort à fournir pour exécuter un mouvement. Lors de l’exécution d’une technique, de façon générale, il y a l’inspiration avant de l’exécuter, la phase en apnée lors de son exécution proprement dite et l’expiration subséquente lors de sa conclusion.

 tsuda20boken

La tentative de concentrer toute votre puissance sur un point lors de l’exécution d’une technique tout en effectuant une respiration équivaut à faire deux actions en même temps. Il en résultera un affaiblissement de votre pouvoir de concentration. Il faut donc, pour concentrer la puissance en un seul point, que cette action soit effectuée en apnée. Par contre, si vous maintenez trop longtemps la phase d’apnée, vous risquez de produire une saturation de gaz carbonique dans le sang qui vous obligera à une respiration rapide pour récupérer. C’est ce qui cause votre fatigue. Plus courte la phase en apnée, mieux ce sera. C’est pour cette raison qu’en aïkido les techniques doivent être exécutées rapidement : votre pouvoir de concentration atteint son maximum durant un très court laps de temps. Le maintenir durant longtemps est d’ailleurs impossible.

 tsuda

Le rythme de la musique est créé en émettant des sons périodiquement à une certaine fréquence ; c’est la cause du plaisir de l’auditeur autant que du musicien. Le même principe s’applique en aïkido. Le jeu cyclique des trois éléments de la respiration : inspiration, apnée, expiration créé des rythmes complexes selon différents accents et temps que dictent la nature de la technique, le mouvement particulier de celle-ci ainsi que sa vitesse d’exécution. Par exemple, si le rythme de la respiration s’harmonise avec la technique ou la séquence de techniques, elles seront bien exécutées. En d’autres mots, lorsque le corps atteint ce rythme, vous pouvez vous déplacer avec aisance et faire montre d’exhiber un grand pouvoir de concentration augmentant ainsi l’efficacité de vos techniques. Comme décrit plus haut, la capacité à garder son corps en équilibre est directement liée à l’habileté à maximaliser l’efficacité du pouvoir de concentration.
Maîtriser le kokyu, c’est-à-dire les pouvoirs de la respiration et de la concentration, est plus difficile qu’il n’y paraît. Vous devrez apprendre en soumettant votre corps à une pratique assidue. Deux impératifs s’ajoutent à ce qui précède : l’étude de l’interaction entre votre équilibre et les phases d’inspiration d’expiration et d’apnée, avec des déplacements sans heurts de votre centre de gravité et l’harmonisation de votre corps au rythme du mouvement. Ce n’est qu’après avoir acquis cette maîtrise que vous pourrez bouger votre corps avec légèreté et facilité et, ce qui est plus important, vous constaterez une amélioration dans l’efficacité de vos techniques et une diminution de la fatigue. C’est alors que vous réaliserez les bienfaits de l’aïkido et que vous prendrez encore plus de plaisir dans sa pratique.

 00-tsudainseiza

Petite histoire de Itsuo TSUDA Sensei par rapport à la respiration :
Comment comprendre le concept respiratoire sur le plan technique? C’est simple. Lorsque vous êtes saisi par derrière à bras le corps par une personne plus forte que vous qui vous empêche de vous asseoir… que faire? Le projeter pour se dégager afin de pouvoir s’asseoir? Comme il pèse plus lourd que vous, vous ne pouvez le faire. Alors? Itsuo TSUDA Sensei répondait ceci :
« devenir un enfant »…. Je vois un coquillage merveilleux sur la plage et je me baisse pour le prendre. J’oublie celui qui continue à me serrer par derrière. Il y a l’écoulement du ki (expiration) qui part de moi vers le coquillage alors qu’avant le ki était figé à la pensée de celui qui me serre avec tant de force. Il devient alors léger et chute par dessus mes épaules… L’idée de projection provoque la résistance. Dans le geste de l’enfant, il y a la joie de ramasser le coquillage qui fait oublier la présence de l’adversaire…

Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »

Sotai

Publié par Steph le 7th décembre 2009

Ces vendredi et samedi, à nouveau cours de Shiatsu avec Frans Copers, quelqu’un que je considère vraiment comme un maître, pareil à certains rencontrés au cours de ma vie d’Aïkido, j’avais déjà écrit celà dans un précédent article.
Comme à chaque fois, une préparation très intéressante portant cette fois sur des « mudras » effectués en kototama (science des sons japonaise qu’O Sensei utilisait fréquemment dans sa pratique). Ces beaux moments suivis de quelques exercices d’Aïkido, art que notre hôte a pratiqué assez longtemps, allaient nous conduire vers une pratique un peu particulière dénommé le « Sotai ».   

 shiatsu

Le Sotaï est, en fait, un système assez efficace basé sur des exercices très simples visant, entre autres, à corriger les distorsions dans les postures corporelles. Son action peut avoir comme effet d’éliminer les douleurs dorsales, dans le cou ou dans les épaules, et de libérer les raideurs musculaires ou douleurs dans tout le corps. On commence généralement par les pieds et on termine au niveau du cou. Il peut également être utilisé pour libérer les blocages énergétiques dans les méridiens qui circulent à travers le corps. Suivant la médecine orientale, ces blocages empêchent notre ki de circuler librement et de ce fait seraient source de tensions pouvant conduire à la maladie ou un mal-être. 

 sotai1

La pratique se base principalement sur des étirements ou sur des actions donneur/receveur.
Une des grandes particularités est que c’est le « patient » qui dans ce cas travaille en grande partie, le « thérapeute » n’étant que guide ou aidant.
Exemple : Nous avons tous une jambe plus courte que l’autre, ne fut-ce que de quelques millimètres, le receveur tirera la jambe concernée vers son épaule par une action de la hanche, le donneur retenant légèrement le pied (action légère de résistance), le relâchement se fera par la respiration.
Le Sotai a été développé au Japon au milieu du 20e siècle par Keizo Hashimoto, un médecin japonais, à partir des techniques occidentales de kinésithérapie.
Si en Shiatsu, il faut avoir beaucoup de ressenti, ici il faut faire preuve d’instinct et mettre cette maxime japonaise en application :
"Shiatsu no kokora wa haha gokoro" que l’on peut traduire "l’esprit du shiatsu est le coeur de la mère" à comprendre par là : l’instinct d’une mère pour son enfant (merci Léo pour la traduction ;o)…

Publié dans Shiatsu | Pas de commentaire »