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Le Buto au We Corpore

Le Buto au We Corpore

Mon regard sur la danse Buto :
Littérallement : bu, signifie « danser  » et, tō, « fouler le sol » .
Le mouvement appelé Buto, est né au Japon à la fin de la deuxième guerre mondiale, dans le contexte des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.
Pour Hijkata, un des principaux fondateurs des principes du butoh, la danse ne résidait pas dans une composition linéaire de mouvements mais plutôt dans l’exploration de la profondeur du corps lui-même.

Buto4Il pensait qu’il fallait à la fois « re-découvrir le corps et réinventer la danse ».
L’idée n’était pas de construire un corps qui transmette un message ou qui soit l’instrument de quelque chose, mais de travailler davantage un corps capable de parler par lui-même.
Un corps chair, un corps sensation capable de danser sa propre histoire.
Le butoh ne s’appuie pas sur une technique formelle mais sur l’être dans sa dimension intime et holistique.
Patience et métamorphose sont deux mots qui pour moi illustre la danse butoh. Selon son ressenti, son vécu, son rapport à son corps, etc…,le danseur peut rencontrer des moments difficiles dans le butoh. Ces difficultés sont souvent liés à notre difficulté à nous concentrer sur un moyen-long terme. Lutte perpétuelle entre la machine « moderne » qui stimule l’impatience, créée le besoin et sa réponse et cet art, cette danse ancrée qui se cultive dans l’intention présente.
Chaque instant dansé est une ode au moment présent, à la conscience de soi. Ceci est à mon avis le plus grand défi du danseur butoh, trouver et cultiver ces instants.

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A chaque chemin de danse, un corps nouveau naît, renaît et se cherche en amenant avec lui son vécut. Le travail est avant tout axé sur l’intériorité et à la recherche des fondements essentiels du geste « vrai » (Quelle vérité ? Vrai pour qui ? Vrai pourquoi ? ).

Le butoh est une danse qui vient remettre en question ce qu’est l’art de la danse en lui même. Et qui pousse le butoh au rang d’art- philosophie…

QUI PEUT DANSER BUTOH … ?

Celui qui ACCEPTE d’écouter de son corps peut danser.

Celui qui SAIT écouter de son corps peut danser.

Celui qui accepte L’ÊTRE de son corps peut danser.

Celui qui accepte de REPONDRE de son corps peut danser.

Celui qui offre la LIBERTE de son corps peut danser.

Et donc, Toute personne qui le souhaite est capable de danser à condition d’accepter de se rencontrer face à face avec son propre corps et avec l’état le plus pur de ses émotions. Nous avons le corps que nous avons au moment où nous dansons, il change, se transforme au gré de son histoire…il se libère..Métamorphoses.

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Lors de mes cours & stages, j’aime à me dire que chaque corps dés son entrée dans le groupe, arrive nu, vierge. Chaque personne arrive avec un corps qui possède en lui de l’inné et de l’acquis. Je recherche en chacun la dimension la plus neutre possible du corps pour débuter le cours. Pour trouver, chercher et expérimenter de nouveaux chemins corporels.

Je finirai sur une petite citation qui résume assez bien ma relation à la danse butoh :

« Le but est le chemin lui-même. Prenez plaisir maintenant. L’éternité est ici. » Nashti

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Avec Laetitia Di Labio
Laetitia se forme à la danse à Nanterre auprès de la danseuse & chorégraphe Christelle François. Elle découvre dans la danse contemporaine et afro-contemporaine un terrain qui lui parle. Une approche mixte entre techniques et ateliers corporels qui conviennent très bien à cette danseuse. Moyennement intéressée par la technique académique, Laetitia préfère de loin le travail du dialogue corps-émotionnel.
Pour progresser et s’enrichir, Laetitia n’hésite pas à s’imprégner de l’univers d’autres professeurs & danseurs à travers des stages et ateliers.
Elle y découvrira le monde de la scène, mais surtout celui du spectacle de rue.
Par hasard (si l’en est un), elle découvre la danse butoh et l’attachement de celle-ci pour le corps organique, indéniablement lié à son environnement.
Entre danse et théâtre où le corps est ce qu’il est & ce qu’il veut être.
C’est la révélation pour Laetitia qui bascule et assume ce style peu commun dans un mix des deux types de danses contemporaines. Elle emmènera très souvent sa danse dans des lieux insolites .
C’est tout naturellement, qu’elle crée la compagnie TOFU, compagnie danse-théâtre en 2014. Ces inspirations profondes : H.P Lovecraft, E.A Poe, Kojiki et autres récits mythologiques.
En outre, Laetitia porte une attention particulière au respect du corps, dès qu’elle le peut elle s’ouvre à des stages et des techniques corporels différents du travail chorégraphique (yoga-pilates, arts martiaux & feldenkrais).
Laetitia est également thérapeute naturopathe. Curieuse de toutes les techniques qui peuvent apporter un bien être et une cohérence globale. Elle retient et partage celles qui parlent à sa tête et son corps.
Engagée dans le respect de toutes formes de vie, la cie TOFU s’engage à ne faire aucune création exploitant de près ou de loin les animaux.
En savoir plus via le site Web : http://compagniettf.info

Si vous désirez nous rejoindre du 16 au 18 juin lors du We Corpore à Chaumont-Gistoux (25km au sud de Bruxelles), suivez ce lien : http://www.sakuradojo.be/inscriptions-week-end-corpore/

Retrouvez -nous également via la page facebook : www.facebook.com/ateliercorpore

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