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Ouvert à touS

Ouvert à touS

Il y a quelques temps, j’ai eu une discussion avec plusieurs pratiquants d’Aikido sur les stages Kishinkai et Master Class, en particulier sur le fait qu’ils étaient ouverts à tous sans distinction de disciplines.
« Mais alors, ce ne sont pas vraiment des stages d’Aikido? ».
Réduction un tantinet mineure et qui n’est pas dans tous les esprits.

Hino Sensei en séminaire avec des danseurs

Hino Sensei en séminaire avec des danseurs

Il est vrai que pour nombre de personnes un peu enfermées dans des carcans fédéraux et qui, parfois, interdisent même la participation à leurs stages à des pratiquants Aikido venus d’un autre groupe (on croit rêver et pourtant cela existe), cela peut interloquer de prime abord.
Personnellement, je trouve cela très enrichissant de pouvoir confronter sa pratique et son ressenti avec des gens venus d’autres courants, avec une autre approche et clairement une autre vision.

Nicolas suivant les explications de Tanguy

Nicolas suivant les explications de Tanguy

Lors du Kishintaikai à Reims, j’ai échangé avec l’excellent Nicolas Lorber, enseignant de Karaté à Bordeaux et chercheur invétéré.
Je l’avais déjà rencontré l’année précédente à Paris et ses progrès en Kishinkai en un an étaient des plus flagrants.

Stage commun avec Simon et Alex, ouverture...

Stage commun avec Simon et Alex, ouverture…

Je me souviens que nous avions travaillé les attaques Tsuki ensemble. Une « spécialité » du Karaté mais Nicolas les travaillait façon « Aikido » en suivant les conseils de notre maître du jour, ce qui m’a surpris.
A ma question, « cela ne te pose pas trop de problème de faire un stage comme ceci, dans une pratique qui n’est pas du Karaté? », il me répondit que cela partait des mêmes principes et que pour lui, il n’y avait pas de différences, c’était, comme son style de Karaté, du Budo.
Budo, voilà le mot lancé.

Kono Sensei et Shiatsuka

Kono Sensei et Shiatsuka

L’Aikido est-il un Budo, une étude traditionnelle, un art héritée des anciennes traditions japonaises ou un sport régi par des règlements, des reconnaissances de ministères qui gère à la fois le Football, le Tennis et notre art.
A chacun de trancher et de faire son choix.
Pour ma part, le Budo n’est pas un art à proprement parler mais une recherche perpétuelle qui doit être nourrie au contact d’autres styles et d’autres façons.
Alors, le fait d’ouvrir les stages et ateliers à des personnes de tous horizons est vraiment dans cette optique.
Les gens me connaissant un peu savent que j’apprécie grandement les « points ponts » (terme adapté venant du Shiatsu 🙂 ) à travers des parallèles avec diverses disciplines comme justement le Shiatsu et dont l’atelier avec Stéphane Vien au stage d’été fut le meilleur exemple.

Point Pont

Point Pont

L’accent est mis encore plus en avant par le Week-end Corpore qui crée un rassemblement atypique dans notre petite sphère.
Les beaux exemples ou belles rencontres depuis le suivi des stages ouverts à l’initiative de Léo Tamaki et depuis la découverte de cette mention assez neuve sont nombreux.
Tels les musiciens et Shiatsukas aux stages de Kono Sensei, les danseurs et leurs sens incroyable du geste ainsi que des pratiquants de tous styles aux ateliers avec Hino Sensei, les yogi(e)s aux séances avec Akuzawa Sensei, les chercheurs, thérapeutes  et enseignants d’arts chinois aux Master Class avec Allen Pittman.

Yogini et Budo

Yogini et Budo

Et bien sûr, les nombreuses personnes, venues de toute part, rencontrées aux stages Kishinkai et qui me permettent (et qui nous par extension) de progresser dans l’art mais aussi et surtout dans l’humain.
La quête est éternelle et universelle.

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