Sakura Dojo

Voici un des enseignants que j'avais le plus envie d'inviter dans notre Dojo. Tanguy Le Vourc'h n'est vraiment pas un inconnu puisque je le connaissais par professeur interposé étant le fils de mon regretté ami Jean-Yves Le Vourc'h. Par la suite, je l'ai rencontré à maintes reprises en tant que pratiquant, en particulier lors de stages avecTamura Sensei et plus tard lors de Master Class avec Akuzawa Sensei et Hino Sensei.

Ces derniers temps, confinement et distanciation venant, nous avons tous eu l'occasion d'éprouver le vide que ce soit dans nos vies, nos activités, notre travail, dans notre famille dont nous n'avons pas vu certains membres, évidemment le manque physique, le manque de toucher de toutes les manières. J'ai ressenti personnellement cela car ces jours se sont, pour la plupart, passés seul avec moi-même et mon chien. L'occasion de faire le point sur les aspects "essentiels" de notre vie (essentiels pour moi mais chacun a ses essentiels…) et de penser au...vide. Le vide dans la pratique Dès les premiers pas sur le tatami, nous sommes confrontés à ce vide, du moins en paroles car arriver à l'amadouer dans la pratique de tous les jours n'est pas si commode. Il m'a fallu bien des années et le polissage d'une pratique à l'origine bien lourde pour arriver à l'approcher. Il n'y a pas de secrets pour l'étudier, il faut pratiquer sans cesse, remettre le marteau sur l'enclume et essayer, essayer. Et puis un jour, le geste "parfait" apparaît et on peut ressentir à ce moment la plus grande des satisfactions. Le vide à l'origine de l'Aïkido Les motivations qui ont poussé Maître Ueshiba à créer l’aïkido sont sans doute nombreuses, mais parmi elles, il y avait le désir de créer un art martial à l’efficacité la plus absolue possible.

Il y a quelques temps, j'ai eu une discussion avec plusieurs pratiquants d'Aikido sur les stages Kishinkai et Master Class, en particulier sur le fait qu'ils étaient ouverts à tous sans distinction de disciplines.