Economie du don

Economie du don

Nous avons beaucoup à apprendre des fourmis. Près d’un million d’individus par fourmilière parfaitement autogérée, sans dirigeant, chef ou ministre. Une vie sociétaire idéale où chaque membre est à sa juste place, accomplissant sa juste tâche, pour le plus grand bien de la collectivité. Par la magie des phéromones et autres substances biochimiques ou plus subtiles, chaque fourmi est «en reliance» à toutes les autres. Qu’une nouvelle source de nourriture ou qu’un danger soit perçu par un membre de la communauté et c’est l’ensemble de la population qui est informée.

 fourmi-noire

Si seulement, à l’image de la fourmilière et de ses citoyennes modèles, l’homme pouvait retrouver sa juste place, accomplissant ses tâches quotidiennes avec soin et efficacité. S’il pouvait l’ espace d’un instant se souvenir de sa vraie place dans l’ Univers, sur la Terre, clans son pays, sa ville, son quartier, sa famille, son couple, son corps… S’il pouvait, à l’image des fourmis, accomplir ce que son intuition et ses affinités lui dictent, son travail quotidien se révélerait être exactement ce qu’il préfère le plus faire.

 fourmi

L’appellerait-on même encore «travail» ? La vie serait échange, à l’image de la Nature dont les fourmis sont le prolongement… et l’Homme aussi. Dans une telle société, la seule Economie serait celle du don. Et lorsque chacun donne, tout le monde reçoit. Finalement, nous avons beaucoup à apprendre des fourmis…

 

4 Comments
  • Laurylyan
    Posted at 08:48h, 30 mars

    Anaha ! S’il est bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas à lire sur ton blog c’est bien l’apologie de la fourmilière. 🙂

    J’entends par là que la fourmilière derrière son fonctionnement “si bien rodé” a plus un fonctionnement type “Régime Chinois Communiste” que du type “Eco-équilibre dans le respect de chacun des individus, de leur aspiration et de la communauté”. Une fourmillière c’est “tu naît à cette place et tu y restes jusqu’à la fin ou sinon tu te fais éjecter de la fourmilière manu militari”…

    Tiens, Robert Siverberg a écrit sur ce thème avec une série, “Le Nouveau Printemps”, en 2 tomes : “A la fin de l’Hiver” et “La Reine du Printemps”. A lire car c’est très intéressant.

  • Steph
    Posted at 11:01h, 30 mars

    Salut Laurylan,
    Euh oui, c’est une forme d’apologie…
    Tout n’est pas rose dans la fourmilière mais la société actuelle est-elle meilleure que celà???
    Il y a peut-être du bon à prendre et du moins bon à rejeter ;o)
    Je ne connais pas ces livres mais je vais m’y intéresser.
    Bizzz et fourmillements 🙂
    Steph

  • Sébastien
    Posted at 22:42h, 05 avril

    Un article digne de Bernard Werber … digne de la trilogie des fourmis.

  • Steph
    Posted at 22:51h, 05 avril

    Bonsoir,
    Merci du comment.
    Euh, je n’ai vraiment pas le talent de Bernard Weber dont j’apprécie grandement les écrits 🙁
    A bientôt, pt-être sur un tatami ou l’autre…
    Stéphane

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