Les mains…

Les mains…

Une des premières choses qu’un nouveau né essaye d’attraper est bien souvent la main ou un doigt d’un proche. Un élément merveilleux que cet organe qui nous différencie de bien des espèces vivantes…

La main est un outil qui dans la vie courante sert à échanger, on donne la main pour dire bonjour ou au revoir (bien que maintenant la bise soit plus d’usage…); on tend les mains pour donner ou recevoir.
De même en aïkido la main est un outil qui nous permet de donner et de recevoir. Mais ce que nous échangeons avec l’autre dans la technique de l’aïki, c’est de l’énergie. Et cette énergie, tout naturellement entre ou sort de notre corps par les mains. Quand nous projetons notre énergie par exemple, il est important que la position des mains soit correcte. L’énergie est stockée dans notre hara, s’écoule à travers les bras puis les mains. Les vieux maîtres comparaient notre bras à une lance d’arrosage. Pour que l’eau puisse jaillir il faut que la lance soit ouverte, donc que notre main soit ouverte, les doigts légèrement écartés. Si le poing est fermé, notre bras se crispe et l’énergie ne peut jaillir (attitude quelques fois observée sur le tatami).

Un muscle contracté est comme un bouchon qui empêche l’énergie de circuler. Un bras plié est comme un tuyau d’arrosage que l’on coude pour empêcher l’eau de passer. Un bras tendu n’a pas de souplesse. La position de la main découle de celle du bras. Quand le bras est dans la bonne position, position appelée “Tegatana” qui vient de « te katana » : « main sabre », il est très légèrement fléchi de façon à ce que les muscles fléchisseurs et extenseurs du bras soient non fonctionnels. La main se place alors tout naturellement dans le prolongement du bras, doigts légèrement écartés. Et l’énergie s’écoule par la paume de la main. Maître Kochi Tohei aimait faire l’exercice du bras impliable : la main du Sensei était posée sur l’épaule du partenaire et celui-ci agrippait ce bras à deux mains pour essayer de le faire plier. Si le poing était fermé le partenaire pouvait faire plier le bras, mais si, la main était ouverte, bras en Tegatana, le bras devenait alors impliable sans l’intervention de la moindre force musculaire.

Si vous voulez prendre conscience de cette énergie qui circule en vous par les mains, faite l’expérience de la « boule d’énergie ». Dans un premier temps, placez vos mains devant votre ventre, face à face, à une dizaine de centimètres l’une de l’autre. Vous ne tarderez pas à sentir une chaleur qui peut être intense se dégager dans la paume des mains. Dans un deuxième temps, imaginez que vous tenez entre les mains une boule d’énergie. Malaxez-la, compressez- la, vous arriverez ainsi à la sentir, quasiment d’une manière matérielle.
Finalement, cette énergie est partout…dans le Shiatsu par exemple, le même principe est appliqué, ce ne sont pas les mains, ni les bras qui travaillent mais…le hara à travers les mains….

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