Pratiquer en étant diminué

Pratiquer en étant diminué

Depuis un peu plus de deux mois, j’ai un genou qui me fait des caprices, des douleurs et qui refuse d’obéir aux ordres venus de plus haut (du cerveau !). En fait, il y avait une gêne au genou opposé et je pense qu’en essayant de compenser, j’ai un peu abîmé l’autre. Il faut dire que durant une période, j’ai enchaîné les heures et les heures de cours, ce qui n’a pas arrangé le problème. Après deux visites médicales qui m’ont diagnostiqué l’un une arthrose et l’autre un problème ligamentaire, je me suis pris un peu en main « naturellement » n’étant pas trop adepte du « Voltarene & co » et me disant qu’il était temps de travailler sur moi-même avec les outils appris çà et là, en particulier lors du Shiatsu. J'ai quand même continué à pratiquer en faisant bien attention aux mouvements de l'os.


Genoux en vacances

Après un petit temps durant lequel, mon genou ressemblait à une pastèque (ce qui l’a fait rater un stage intéressant) et aussi à ce fruit emballé d’une genouillère, les soins à base de compresses, huiles essentielles et Shiatsu sur des points spécifiques ont commencé à faire leur effet et je peux maintenant tenir en seiza, ce qui était impossible jusqu’il y a peu, pratiquer à nouveau les chutes et j’ai même pu recommencé certains Makko-Ho, ce qui m’avait grandement manqué. Certains exercices, bien sûr, comme les Maho, Tenchijin et Shiko descendent encore moins qu’à l’accoutumée mais je sens une amélioration certaine.


Argile réparatrice

Je précise que ce blog n’a pas pour but de devenir un journal médical narrant les aventures du « genou » et cette petite douleur n’est rien comparée à ce que d’autres peuvent vivre, surtout en cette période.

Simplement, cette anecdote pose la question de savoir s’il est raisonnable de pratiquer en étant diminué par une blessure ou par la maladie. Certains médecins crieront « au fou » mais je pense que c’est là un moyen de tester son corps et d’éprouver ses limites, à condition que cela ne soit pas trop chronique s'entend. Evidemment, à une époque à laquelle dès le moindre rhume ou la diffusion de « Koh lanta » , on préfère rester chez soi plutôt que d'aller sur les tatamis, il faut pour cela avoir la vraie passion des Budos…

2 Comments
  • Léo Tamaki
    Posted at 17:29h, 01 avril

    Cher Stéphane,
     
    Je te souhaite un prompt rétablissement.
     
    Je crois comme toi qu'il est intéressant, et même parfois bénéfique pour le rétablissement, de ne pas arrêter totalement la pratique même s'il faut parfois faire certains aménagements. Pas question de travailler contre la douleur mais d'apprendre à vivre avec, écouter les signaux qu'elle nous envoie afin de mesurer notre effort, modifier la façon dont nous utilisons notre corps, etc…
     
    Amicalement,
     
    Léo

  • Steph
    Posted at 22:00h, 01 avril

    Hello Léo,
    Merci de ton soutien. Cela n'est vraiment pas grave mais surtout génant. Cela me rappelle que je n'ai plus vingt ans, ni trentre d'ailleurs 🙂 et encore heureusement que j'ai croisé des adeptes du relâchement sinon je passerais ma vie perclu de blessures…
    Je partage entièrement les lignes de ton commentaire et je pense en les lisant à une élève atteinte de la Sclérose en Plaques et qui, pourtant, est présente à quasi tous les cours sauf quand çà ne va vraiment pas, elle reprend souvent les mêmes mots…
    Bon week-end
    Steph

     

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