Stage, courage…

Stage, courage…

Au fil des années, le « paysage Aikido » a pas mal changé dans notre plat pays. Il y a 10, 15 ans, on ne comptait pas beaucoup de stages sur la saison en Belgique, il y avait le Stage de Pâques avec Sugano Senseï à Westende, le stage d’été à Wégimont également avec Sugano Senseï (c’était l’ère avant Christian Tissier…) qui venait accompagné d’un senseï du Hombu Dojo tel Seki Senseï qui m’avait fait forte impression à l’époque, orientant ses cours uniquement sur le travail d’Uke, une pure joie de découvrir tant de facettes…

 
Sugano Sensei

Et aussi, la visite une à deux fois par an d’un « jeune » de l’Aïkikai comme Yokota Senseï (à la fois souple et très puissant, vraiment impressionnant…), Miyamoto Senseï ou Kobayashi Senseï (le sourire permanent). Il y avait bien quelques stages « privés » mais beaucoup moins que maintenant, eh oui à notre époque, on peut faire des stages tous les week-ends, l’offre s’est décuplée…
Et peut-être que trop de stages « tue » les stages…
A moins que ce ne soit les mentalités des personnes qui aient changé, les gens se déplacent moins, est-ce l’effet de la crise ? Je ne pense pas car ce comportement se ressentait déjà auparavant.
Dans le temps, on se tapait Paris ou ailleurs pour…un jour de stage, difficile à concevoir de nos jours alors que l’on peine à réunir des pratiquants lors d’évènements au sein de son propre dojo.
Attitude qui a étonné nos amis français présents lors du dernier stage avec Léo, les personnes présentes le vendredi ne se déplaçant pas les autres jours et vice-versa alors que dans l’hexagone, il n’est pas rare de faire plusieurs centaines de kilomètres (si pas plus) pour étudier.
La pratique au sein du dojo est bien sûr importante mais si vous voulez vraiment progresser, les stages sont primordiaux et enrichiront grandement votre art car vous pouvez y voir d’autres manières de faire et vous confronter à d’autres pratiquants que ceux de votre club (voir le post aller en stage dans lequel pas mal de choses à ce sujet sont mises en détail). Souvent, votre professeur est bien seul lors des stages, même si ceux-ci se déroulent à quelques kilomètres…


Yokota Sensei

L’Aïkido n’est pas un loisir comme le football ou la pêche mais une voie dans laquelle on s’engage, bien sûr il faut tenir compte de différents facteurs comme la santé, la vie familiale (surtout ;o) et tout le monde ne peut pas se libérer en permanence…
Certains quand même font l’effort de se déplacer comme Olivier du Suki Dojo qui est quasi présent à tous les stages.
Et puis il y a Rose qui, mue par sa passion de l’Aïkido, est partie étudier dans ce qui est un peu un « temple » de l’Aïkido, l’ENA de Bras dans le sud de la France; l’école de la FFAB, dans lequel officie rien de moins que Tamura Shihan. Belle leçon de courage que de partir seule en train pour un long périple afin de pratiquer en stage sous la direction de quelques orfèvres en la matière, Senseï bien sûr mais également Brahim Si Guesmi, Mickael Martin et Léo Tamaki que l’on ne présente plus. Voilà quelque chose qui force le respect et fait la fierté d’un professeur.
Puisse ce semis amener d’autres graines…
Pour les intéressé(e)s…, quelques futurs stages sont postés ici

2 Comments
  • rose
    Posted at 20:51h, 13 avril

    je ne vais pas m’etendre car les mots ne sont pas toujours necessaires pour s’exprimer..Merci

  • Olivier
    Posted at 13:46h, 20 avril

    Motivation et envie de progresser en rencontrant sur le tatami des maitres internationaux en espérant saisir un peu de leur vaste savoir. Cela avec le plaisir de rencontrer des partenaires d’autres clubs.
    mais mais la famille est là et il faut en prendre soin 🙂
    à bientôt au prochain stage…

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