Sakura Dojo

Aïkido et bien-être à Chaumont-Gistoux

Mickaël Martin en Belgique

Publié par Steph le Mercredi 10. mars 2010

Mickaël Martin sera en Belgique le week-end du 19 mars pour animer trois jours de stage dans trois Dojos différents.
Le vendredi 19 mars de 19h30 à 21h30 : Au Suki Dojo dans les magnifiques installations de l’Ecole Royale Militaire. Attention: l’inscription nominative est obligatoire sur info@sukidojo.be (payement sur place). Repas frites après pour nos amis français et les autres :-)
Le samedi 20 mars de 15h30 à 18h30 : Stage en collaboration avec le Dojo de l’Université de Louvain La Neuve : le Shobukan. Repas le soir dans la région.
Le dimanche 21 mars de 09h30 à 12h30 : Au calme de la campagne, au Sakura Dojo. Un repas est prévu par après au Café de la Poste.

 stage_mickael_martin

Mickaël a débuté l’Aïkido avec Toshiro Suga mais sa rencontre avec Tamura Shihan allait singulièrement changer sa pratique et sa vie. Vivant depuis huit ans comme "élève-professeur" au Dojo Shumeikan de l’Ecole Nationale d’Aïkido à Bras, il y dispense plusieurs cours par semaine et a la chance de cotoier Sensei quasi tous les jours. Il donne des stages dans toute la France mais également un peu partout dans le monde. Considéré un peu comme l’"uchi deshi" de Maître Tamura, il enrichit sa pratique en étudiant avec d’autres enseignants de renommée mondiale tels Kuroda Sensei et Kono Sensei.
Quelqu’un que je connaissais de nom et que j’ai eu la chance de découvrir l’été passé lors du
stage de La Rochelle.
N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations.
Tel : ++.32.473.63.99.30
Mail :
info@sakuradojo.be

 michael1

Si vous venez de loin, il reste un logement dans la région:
Hotel Mercure de Louvain La Neuve
Les chambres d’hôtes sont maintenant complètes.
Si vous ne voyez pas votre bonheur là plus haut, on trouvera une solution…
L’affiche en PDF pour impression : ici


Publié dans Stages | Pas de commentaire »

Des enfants qui n’en sont plus

Publié par Steph le Dimanche 7. mars 2010

Lors d’un dernier cours,je me suis fait la remarque qu’un de mes jeunes elèves avait un hakama trop court ou alors qu’il le portait trop haut ou peut-être qu’il avait un pantalon trop long. J’ai du faire mes commentaires à haute voix car le père du dit-élève m’a fournit la réponse : "ils grandissent". Eh oui, voilà l’explication, et bien que ce ne soit point une raison pour ressembler à un "panda",  celà m’a ramené avec nostalgie à mes débuts d’enseignant enfants. Je me suis dis que j’avais connu certains élèves du Sakura juste sorti de l’état de bébé et maintenant les voilà aux portes de l’adolescence ou en plein dedans. J’ai recherché des photos de cette époque, j’en ai quelques-unes, notamment d’un cours ou l’on voit les débuts de Robin qui vient de passer brillamment son 3ème kyu et portera très bientôt l’hakama. Du garçon timoré de ses débuts, il est devenu un pratiquant assez précis et sûr de lui. Ses deux jeunes frères l’ont par ailleurs suivi sur les tatamis.

 Robin et qqes autres...
Robin au premier plan, Charles, PL, Charles-Antoine et Nathan…

Il en existe aussi de plus vieilles prises en 2002, on peut y découvrir le premier cours donné au Sakura ou nous étions…quatre. Il y avait Pierre-Louis, toujours présent huit ans plus tard en passe de devenir 1er kyu (ceinture marron), Louis qui a hélas arrêté depuis un an ou deux, votre serviteur (avec des cheveux ;o) et Thomas.

 sans-titre-2

Thomas a vraiment été mon premier élève en 1994 dans mon premier Dojo à Perwez, il n’a plus beaucoup pratiqué, occupé par de brillantes études, mais est maintenant de retour faisant un doctorat. Le temps passe… Je suis resté cinq ans là-bas et les jeunes n’étaient pas légion. A cette époque, je donnais cours sans expérience parachuté là-bas par mon professeur. Les leçons étaient très physiques et en fait je me suis rendu compte par la suite que j’enseignais de la même façon que lors des cours adultes subis en semaine. Pas étonnant que peu aient continué….

 
sans-titre-7

En 2000 (jusque 2005), j’ai commencé à donner cours à l’Ecole La Farandole, école avec une population difficile, c’était le mercredi à 16H00 et je recevais des jeunes en situation précaire, la plupart issus de l’immigration, ils étaient là depuis l’heure du midi, autant dire l’état de surexcitation dans lequel ils arrivaient sur le tatami, j’ai remis ce cours à mon amie Thérèse Stragier qui a en plus créé plusieurs sections durant la semaine.

sans-titre-16

Par la suite, j’ai enseigné en tant qu’assistant à l’American School, au Lycée Emile Jacqmain et aussi comme assistant à la Foret de Soignes et à l’Ecole Royale Militaire (cours que nous avons repris depuis au Suki Dojo). En 2002, lorsque j’ai ouvert le Sakura Dojo, j’avais déjà acquis une petite méthode de travail. Je suis fier de mes élèves car ils progressent tous vraiment très bien, les plus anciens font maintenant vraiment de l’Aïkido et ont vraiment un respect de l’étiquette quasi parfait. Des deux du début, nous sommes maintenant à plus de 100 inscrits, c’est dire le chemin accompli. Ces jeunes anciens qui s’éloignent de plus en plus de l’enfance prendront un jour les rennes du Dojo et donneront cours à leur tour pour faire germer les futures graines de l’Aïkido. Ainsi se perpétue le cycle…

Publié dans Sakura Dojo | 2 commentaires »

Vraie richesse

Publié par Steph le Vendredi 5. mars 2010

A la mort de Gandhi, le monde entier fut convié à une très grande leçon d’humilité. Lors de son décès, ses biens matériels se limitaient à une paire de lunettes, une paire de sandales, quelques vêtements sobres, un rouet et un livre.

 ghandi

Partout sur la planète on apprenait qu’un homme, d’une richesse intérieure sans pareille, venait de nous quitter.
Gandhi nous faisait comprendre ce que Henry David avait dit un jour: «L’homme n’est riche qu’en proportion de ce qu’il peut abandonner».
A ce compte, Gandhi était multimillionnaire.
Depuis 40 ans, ou peut-être davantage, nous sommes captivés par le besoin de posséder toujours plus.
Constamment, nous luttons pour notre confort, notre sécurité matérielle, nous convoitons ce que le voisin possède et rêvons au luxe que nous renvoient les images de la télévision.

 ghandi-2

Dans cette course effrénée de possession, nous oublions l’essentiel. Trop pressés, trop fatigués, nous ne voyons plus où se trouve la vraie richesse.
Elle est à l’intérieur de nous-mêmes, de notre famille, elle passe par l’émerveillement de nos enfants, la satisfaction d’avoir réalisé quelque chose d’important, le plaisir de revoir des amis, la joie de donner, le bonheur de pratiquer ou d’enseigner…
En cet instant, nous pouvons choisir que plus rien, ni personne, ne pourra nous empêcher de vivre notre vraie richesse et d’être heureux/se !

Publié dans Pensées | Pas de commentaire »

Niveaux logiques

Publié par Steph le Mercredi 3. mars 2010

Lors d’un stage Hauts Grades à Bras, une question fut posée à Tamura Senseï sur la différence des positions de pieds entre l’Aïkido et les arts martiaux chinois. 

sourire

La réponse donnée avec quelque humour, fut que la Chine était un pays plat et le Japon un pays de montagne. Cette réponse a amené à penser aux niveaux logiques de G. Bateson qui se décrivent ainsi :
Nous vivons tous dans un environnement auquel nous devons nous adapter pour survivre. Les composantes de cet environnement sont physiques (mer, montagne, mégalopole, etc), sociales (famille unie, solitaire, quartier surpeuplé ou petit village de campagne) et historiques (temps de guerre, de famine ou d’abondance). Pour survivre, nous allons élaborer des comportements qui nous permettront d’obtenir de l’environnement ce dont nous avons besoin ou envie (les besoins pour la survie, l’envie pour le "luxe").

 sensei-jan-10

Pour avoir ces comportements, nous devons développer des capacités. Ainsi, si l’environnement se trouve être la brousse, au milieu d’une petite tribu, les capacités de vitesse à la course (pour fuir ou chasser) peuvent être déterminantes. La même capacité pour un cadre d’une multinationale installée à Zurich peut être négligeable.
Pour exercer ces capacités, nous devons avoir des croyances qui nous permettent de développer ces capacités. Pour qu’un sportif puisse réaliser une performance, il doit croire que cela est possible. Pour reprendre l’exemple de la brousse, si un guerrier se trouve face à un lion, il peut ne pas utiliser une capacité comme la vitesse à la course pour s’échapper parce qu’il estime qu’en tant que guerrier, il doit affronter le danger et ne pas fuir. Ainsi les croyances peuvent faciliter ou réprimer nos capacités et même nous amener à ne pas prendre en compte notre environnement. L’ensemble de nos croyances doit s’harmoniser en un tout cohérent, qui constitue notre identité. En effet une croyance qui ne serait pas compatible avec notre identité, serait rejetée, rejetant par là-même les capacités et les comportements qui lui sont associés.

 tamura-sensei-jan-10

Senseï a donc donné une réponse qui se situe au premier des niveaux logiques. Bien sûr d’autres réponses existent aux autres niveaux : Telle position des pieds permet tel type de déplacement ou de frappe (niveau des comportements), ou bien telle position des pieds favorise la souplesse, la puissance ou l’élégance de la technique (niveau des capacités), ou bien encore telle position des pieds détermine telle demarche qui montre l’appartenance à une classe de la société ou l’assurance du guerrier (niveau des croyances), ou pour terminer, un guerrier japonais ne peut se sentir bien qu’avec cette position des pieds (niveau de l’identité).
 

Publié dans Sakura Dojo | 2 commentaires »

Nebi Vural à Tunis

Publié par Steph le Lundi 1. mars 2010

Parfois, le net est le lieu de rencontre entre des personnes partageant le même intérêt et une même vision de la pratique.  Ce qui fait qu’un jour, je ne sais plus trop comment, je suis entré en contact avec Souheil habitant en Tunisie et responsable d’un Dojo là-bas. Les stages qu’il propose sont vraiment intéressants, je me suis promis d’ailleurs d’y aller lorsque j’aurai plus de temps.
Voici l’annonce du prochain stage les 12 et 13 mars à Tunis avec
Nebi Vural.
Du très beau graphisme assurément, aussi si vous passez par là…

 nebi_2010_font_classic

Prochains stages au Sakura Dojo :
Mickaël Martin : du 19 au 21 mars
Aïkido enfants : du 06 au 09 avril
Leo Tamaki : en mai, probablement le we du 01
Aïkido Aid : pour enfants au profit de l’enfance défavorisée le 08 mai à 10h
Stages d’été pour enfants : 12 au 16/07-02 au 06/08-23 au 27/08
Donovan Waite Shihan : en septembre 2010
Plus de stages : 
ici 

Publié dans Stages | Pas de commentaire »

Tamura Sensei et les enfants

Publié par Steph le Vendredi 26. février 2010

Tamura Sensei apprécie vraiment de travailler avec les enfants avec lesquels il fait preuve d’une patience peu commune. Tous les jeunes élèves de notre dojo (et d’ailleurs) qui ont su saisir la chance de passer un moment avec lui en garde un souvenir impérissable. Je m’en rends compte à chaque discussion avec les parents, certains gardent même leur…ticket d’entrée de stage telle une précieuse relique. Voici quelques vidéos intéressantes… 

 
Le "rameur", vous vous souvenez???

 
Le côté yin de l’aiki…


Des pratiquantes aguerries sans aucun doute…

 

Publié dans Sakura Dojo | 2 commentaires »

Ninja Assassin

Publié par Steph le Jeudi 25. février 2010

En feuilletant un magazine d’arts martiaux, un article sur le film "Ninja Assassin" m’avait frappé. Il y a longtemps, j’étais fan de ce genre que ce soit les navets avec Michael Dudikoff style "American Warrrior", le film de Chuck Norris "Octogon" et toute la floppée des "American Ninja". Bref, j’aimais bien et j’ai donc regardé celui-là.
Bon ce n’est pas un chef d’oeuvre mais les scènes d’action sont assez bien tournées, il y a du rythme.
 


Le trailer

L’histoire :
Raizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l’exécution de son amie de coeur elle aussi élève ninja, Raizo est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance… Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur l’agent d’Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite…
L’acteur principal est un
chanteur coréen surnommé Rain, une vraie idole dans son pays, il est vraiment bien dans son rôle. De son vrai nom Jung Ji-Hoon, je ne pense pas qu’il soit vraiment expert en art martial. Une star des films Ninja occupe également l’écran : Sho Kosugi dans je vous invite à lire la bio assez marrante sur ce site qui répertorie ce qui touche aux "nanars" dans l’industrie cinématographique

rain-ninja-assassin
Rain 


Ninja Assassin
Sho Kosugi

 

Publié dans Culture | 5 commentaires »

Thé et Aïkido

Publié par Steph le Mardi 23. février 2010

Le Thé n’est rien d’autre que ceci :
D’abord vous faites bouillir de l’eau,
Vous faites ensuite infuser le thé,
Et vous le buvez comme il convient,
C’est tout ce qu’il vous faut savoir. 

the1

Lorsque celui qui l’interrogeait lui faisait remarquer avec désappointement qu’il "savait déjà tout cela", le Maître répliquait :
"Eh bien, s’il est quelqu’un qui sait déjà tout cela, je serai très heureux de devenir son élève".
Cette anecdote riche d’enseignements pourrait s’appliquer très souvent à bon nombre de pratiquants de notre Aïkido, qui pensent également "savoir tout cela".
Mais au-delà de l’attitude, du mouvement et de la précision, savent-ils qu’il est plus important d’exécuter une technique avec la seule sensibilité de la perception qu’avec l’appui de muscles contractés ?
- Savent-ils qu’un mouvement, qui n’appartient déjà plus au physique, se construit pendant l’inspiration et se réalise pleinement au moment de l’expiration ?
- Que le salut, en dehors du strict cérémonial, doit être un engagement total de l’être. Que non seulement on s’incline devant un symbole qui représente le chemin à parcourir mais également, devant la succession des Maîtres qui ont transmis leur enseignement et devant soi-même !
Non pas devant le MOI égocentrique, futile et mesquin, mais devant le MOI qui cherche à se connaître sincèrement.

 chanoyu

L’Aïkido est en effet avant tout une prise de conscience de soi-même. Aussi importe-t-il de voir ce qui "est", non pas intellectuellement mais d’une façon aussi réelle et actuelle qu’éprouver la faim ou ressentir une douleur. Chacun de nous à une image de ce qu’il croit être ou de ce qu’il voudrait être, et cette image nous empêche totalement de voir ce que nous sommes en fait.
Pour comprendre une chose, il faut vivre avec elle, l’observer, connaître tout son contenu, sa nature, sa structure, son mouvement. Et, si vous vivez avec vous-mêmes, vous avez remarqué que ce vous-mêmes n’est pas un état statique, mais une chose vivante, l’esprit doit, lui aussi être vivant et présent, sans aucune référence à notre passé et à nos souvenirs car alors l’esprit n’est plus libre.
Pour reprendre un exemple significatif, savez vous que même lorsque vous regarder un arbre en vous disant que c’est un chêne, ce mot, faisant partie des connaissances en botanique, a déjà si bien conditionné votre esprit qu’il s’interpose entre vous et votre vision de l’arbre ; pour entrer en contact avec l’arbre vous devez y appuyer la main. Le mot ne nous aidera pas à le toucher.
La réalité est en la compréhension de cela et nous nous rendons compte alors que nous ne pouvons dépendre que de nous.
Ce n’est qu’à ce moment, en tant qu’être humain vivant dans le monde et percevant la nature et la structure de nos rapports avec ce monde que notre mouvement "conscient" engendre une qualité, une certaine forme de valeur de la vie.
C’est pourquoi il est indispensable d’effectuer nos techniques avec une compréhension totale du geste et de sa signification.
Comme pour l’arbre, l’AIKIDO peut être "touché" par notre main…

Publié dans Sakura Dojo | 2 commentaires »

Shimizu Sensei

Publié par Steph le Samedi 20. février 2010

Shimizu Sensei est considéré comme un des élèves les plus proches du fondateur et a été son ultime disciple dans les dernières années de sa vie.
Il donnera un stage exceptionnel à Herblay près de Paris. Pour avoir une idée de sa pratique, vous pouvez consulter le blog de notre ami Léo Tamaki.
Si quelques belges y vont le dimanche 28 et ont une petite place pour moi, je suis partant…

affiche-shimizu-sensei-02-2010_v3_fr_web1
 

Publié dans Stages | Pas de commentaire »

Nettoyer le Dojo

Publié par Steph le Mercredi 17. février 2010

Le nettoyage du dojo fait partie des principes de base que tout pratiquant d’art martial se doit de connaître. Il permet de conserver un endroit propre, mais aussi d’amener le pratiquant à l’humilité. C’est donc un acte essentiel, qui s’est souvent perdu dans nos dojos.
Tamura sensei raconte parfois qu’il avait beaucoup appris lorsqu’il était de corvée de nettoyage des sanitaires. Derrière cette déclaration il ne faut pas voir un goût particulier pour la serpillière, mais plutôt une explication importante du rôle du nettoyage dans un dojo. De nos jours, combien de pratiquants d’aïkido ont déjà, ne serait-ce qu’une seule fois, passé le balai, l’aspirateur, la serpillière, tapé les tatamis pour en chasser la poussière ? Très peu…

 japanese_aikijutsu_dojo

Un petit nombre issu des dojos traditionnels peut être. Il suffit d’aller dans un dojo au hasard d’une ville pour apercevoir des moutons dans les coins, des saletés sur le tatami, ou un vestiaire avec des traces de chaussures. C’est indigne d’un dojo d’art martial qui est un lieu d’études et d’efforts, où le corps transpire, où les poumons respirent à plein régime. Le nettoyage devrait donc être le premier cours d’aïkido de l’année.
Il ne faut pas pour autant blâmer les enseignants du manque d’entretien des dojos, car généralement ce sont eux qui en sont les plus conscients et qui le regrettent le plus. La raison est souvent la suivante : le dojo est situé dans un centre sportif, un gymnase municipal, une association multidisciplinaire, etc. L’entretien n’est donc pas de leur seule responsabilité, surtout quand une salle doit être partagée tout au long de la semaine entre plusieurs cours différents. C’est pourquoi il est du devoir de l’enseignant de réclamer au propriétaire des lieux un nettoyage de la salle aussi souvent que possible.

 japanese_dojo

Pour le reste, il faut réapprendre aux élèves le goût du nettoyage, car celui-ci a des nombreuses vertus. Outre la propreté, le fait de nettoyer permet à celui qui le fait de se sentir mieux. Qui n’a pas eu la sensation d’être plus propre à l’intérieur une fois qu’il a fini de laver sa maison ? Cela lui permet également de développer une énergie positive vis-à-vis de son dojo et de s’en sentir membre bien plus que s’il ne fait que venir suivre des cours. Un dojo n’est pas une cafétéria self-service. Déplacer les objets pour nettoyer, puis les remettre en place permet aussi de développer l’attention.

 dojo1

Laver un plancher, balayer ou aspirer un tatami, nettoyer les vitres, demande un effort qui est un bon exercice physique en soi. Enfin, laver les toilettes et les douches derrière ses partenaires de pratique n’est jamais agréable. Cela demande de se rabaisser au niveau de ce qui ne sent pas bon, de ce qui dégoûte parfois. C’est là un travail d’humilité qui ne peut être que bénéfique à tous les pratiquants afin d’éviter les égos surdimensionnés.
Pour toutes ces bonnes raisons, le nettoyage doit (re)devenir la pratique numéro une, au début du cours et/ou à la fin du cours. Lorsqu’il est fait à tour de rôle et expliqué d’une manière positive, il renforce la cohésion et l’investissement des pratiquants autour de leur dojo. De plus, il donne une image de la qualité de l’enseignement dispensé dans le dojo pour les pratiquants de passage, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour l’enseignement.

Publié dans Sakura Dojo | Pas de commentaire »