Dégénérescence de l'art martial???
La gym à la mode à Tokyo fait appel aux valeurs ancestrales du Japon.
La salle de gym du "Studio Ikejiri" près de Shibuya ressemble à toutes les autres. Parquet au sol, vastes miroirs pour se regarder transpirer et sonorisation digne d’une boîte de nuit. En ce samedi matin règne une ambiance électrique. Les jeunes femmes qui s’y précipitent savent qu’elles vont vivre une expérience unique : la gym version "samouraï". Un exercice physique "new age" qui mêle rythmes techno et maniement du "katana", le sabre traditionnel japonais.
Takafuji Ukon, l’inventeur de la méthode, est la coqueluche des médias japonais depuis qu’il a lancé son cours au début de l’année. A 31 ans, il voue un véritable culte au maniement du sabre. Egalement passionné de danse et de fitness, l’idée lui est naturellement venue de fusionner les deux. Sa méthode serait inspirée de la danse qu’exécutaient il y a plusieurs siècles les guerriers samouraï pour pacifier l’âme des défunts. "J’ai pensé qu’il serait intéressant de marier exercice et tradition japonaise, pour aider les gens à perdre du poids, tout en s’amusant", affirme-t-il. Dès le début de la séance, le ton est donné : "Pied droit en avant, coupez de haut en bas !" scande l’instructeur.
Pendant tout le cours, Takafuji imprime le rythme, enchaînant les combinaisons de mouvements de sabre. Le tempo s’accélère, les habituées suivent, les novices sont dépassées. "Taillez dans vos émotions négatives, votre stress", répète-t-il à l’envi. Maniement du sabre oblige, la séance pourrait rapidement virer au bain de sang. Mais l’exercice est sans danger : les accessoires en question sont factices, aucun risque de se trancher un membre ou de crever un œil à son voisin. Depuis qu’elle connaît la méthode samouraï, Kazuko a abandonné ses cours d’aérobic. Armée de son sabre en toc, cette informaticienne quadragénaire s’est carrément prise au jeu. "J’ai l’impression de trucider des méchants, comme si j’étais une sorte de héros dans un feuilleton télé historique ", dit-elle en riant. Pour son mentor, cela n’a rien d’étonnant. "Cette gym permet à mes élèves de devenir la personne qu’elles ont toujours rêvé d’être", assène Takafuji Ukon.
Alors qu’ils s’adressaient au départ un public d’hommes, a priori férus d’arts martiaux, les cours de Takafuji sont vite devenus exclusivement féminins. Depuis quelque temps, les Japonaises se passionnent pour les chefs de guerre de l’époque féodale. Le moindre "drama" consacré à cette période fait un véritable carton à la télévision. Alors que les femmes se rêvent en guerrières, les sociologues nippons ont identifié une nouvelle catégorie d’hommes : les mâles "herbivores". Ils sont passifs, doux comme des agneaux, et ne s’intéressent pas au sexe. Aux antipodes des "carnivores" de l’après-guerre.
Autant dire le monde à l’envers…
En feuilletant un magazine d’arts martiaux, un article sur le film "Ninja Assassin" m’avait frappé. Il y a longtemps, j’étais fan de ce genre que ce soit les navets avec Michael Dudikoff style "American Warrrior", le film de Chuck Norris "Octogon" et toute la floppée des "American Ninja". Bref, j’aimais bien et j’ai donc regardé celui-là.
Bon ce n’est pas un chef d’oeuvre mais les scènes d’action sont assez bien tournées, il y a du rythme.
Le trailer
L’histoire :
Raizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l’exécution de son amie de coeur elle aussi élève ninja, Raizo est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance… Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur l’agent d’Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite…
L’acteur principal est un chanteur coréen surnommé Rain, une vraie idole dans son pays, il est vraiment bien dans son rôle. De son vrai nom Jung Ji-Hoon, je ne pense pas qu’il soit vraiment expert en art martial. Une star des films Ninja occupe également l’écran : Sho Kosugi dans je vous invite à lire la bio assez marrante sur ce site qui répertorie ce qui touche aux "nanars" dans l’industrie cinématographique…
On en parle partout, 2012 sera la dernière année durant laquelle vous pourrez faire de l’Aïkido. Intéressé par cette terrible nouvelle (pire que mon modem détruit par la foudre, si c’est vrai…), j’ai fait quelques recherches…
Voici le menu de ce qui vous attend et quelques solutions… Et tout d’abord le film prémonitoire :
- Des astéroïdes, peut-être même une nouvelle planète (elle a déjà son nom : Nibiru) cachée pour l’instant dans l’orbite de la Terre,vont venir frapper notre planète ce jour-là. - Système trinaire : Le système binaire arrivant à son terme (exemple : dvd blue-ray) le système trinaire sera apporté par des extra-terrestres et viendra révolutionner et remettre à jour toutes nos connaissances scientifiques et mathématiques acquises jusqu’à aujourd’hui. - Une activité excessive du Soleil va anéantir tous nos systèmes de communications (cela ne se passera pas que le 21 12 2012, mais commencera avant) - La planète Vénus va transiter pour la dernière fois pendant ce siècle dans notre ciel. - Il y aura de nombreuses catastrophes naturelles, tempêtes, inondations, tremblements de terre et super volcan (cela ne se passera pas que le 21 12 2012, mais commencera avant). - Il y aura de nombreuses guerres (cela ne se passera pas que le 21 12 2012, mais commencera avant) - La Terre va changer d’axe. - Les treize crânes de cristal mayas (fabriqués au XIXème siècle) nous délivrerons un message le 21 décembre 2012 s’ils sont tous réunis. - Le champ magnétique terrestre va s’inverser. - Des extra-terrestres vont descendre sur Terre et vont emporter les meilleurs d’entre nous (enfin une bonne nouvelle). - La Terre va quitter son orbite et dériver dans l’univers pendant 26000 ans (peu probable). - Suite à la crise financière, l’argent n’aura plus de valeur et les échanges se feront avec des coquillages, il est préférable de faire des stocks de coquillage dès maintenant.
- Les aikidokas s’entendront et se respecteront sur tous les tatamis du monde (peu probable).
- Les fédérations fusionneront en respectant les différents courants et prendront bien garde de ne pas en imposer un seul (peu probable).
- Les professeurs feront fi de leur égo surdimensionné pour se pencher un peu plus sur le bien-être (ou le mal-être…) des pratiquants…
- Il y aura plein de monde aux stages du Sakura Dojo ;o)
Comment peut-on être sûr que tout cela est vrai ?
- Les Mayas ont prophétisé des événements pour la terre à cette date qui correspond à la fin de leur calendrier. - De nombreux crop circle (dessins faits dans des champs cultivés par des plaisantins extra terrestres) sont des messages d’alertes. - Nostradamus en parle dans ses prophéties. - La bible aussi annonce la fin du monde. - De nombreuses religions parlent de cet événement.
Que faire pour éviter la catastrophe ?
Lançons une pétition pour demander la suppression dans tous les calendriers du 21 décembre de l’année 2012, ainsi le pire pourra être évité. Il reste à convaincre les autorités compétentes de l’utilité de la suppression de cette date maudite.
Conclusion
Si j’étais vous, j’annulerai dès maintenant tous mes rendez-vous (coiffeur, dentiste, garagiste, etc.) pour ce jour maudit que sera le 21 décembre 2012, je prendrai un abonnement à CNN (ou toute autre chaîne d’info) pour suivre en direct dans votre lit (si vous pouvez, faites-vous livrer une dizaine de pizzas, car la journée va être longue) toutes ces aventures palpitantes qui vont secouer le monde.
Note d’espoir pour les survivants de la fin du monde de l’an 2000
Les personnes qui ont survécu à la fin du monde de l’an 2000 ont 95% de chance de plus que les autres de survivre à la fin du monde de décembre 2012. (Ces chiffres ne sont pas officiels)
Les huit génies ou immortels taoistes appelé Pa sien (en japonais Has-sen, les noms japonais sont entre parenthèses…).
Ces êtres, sortes de demi-dieux, sont des humains, parvenus par leur sagesse et leur vertu à posséder quelques pouvoirs surnaturels, principalement celui de se rendre invisibles.
Tous ces personnages sont des imitateurs de Lao Tseu (ro-shi) qui se retirèrent dans les solitudes des montagnes et des cavernes, ce qui les fit appeler "Shen" ou "hommes des montagnes". Il sont très souvent représentés dans l’art chinois en peinture, en sculpture, sur des panneaux en laque et sur la céramique.
"Les huit immortels rassemblés sur le rivage de la mer et se préparant à la traverser pour arriver au paradis taoiste" est une scène fréquemment figurée, elle s’appele en chinois "Pa sien king shou".
Dans l’art chinois, on reconnaît les huit génies aux attributs dont ils sont généralement porteurs :
1. le chef du groupe est Chong-li kwan (sho-ri-ken), il tient un éventail de plumes qui lui sert à ranimer les âmes des morts.
2. lu t’on pin (ryo-to-hin) est considéré comme l’élève du précédent, il reçut un sabre miraculeux avec lequel il est toujours figuré. Né en 755, il parvint à l’âge de 400 ans. Sa principale occupation était de parcourir la Chine en prêchant et en détruisant, avec son sabre magique, les monstres et les fantômes.
Il est considéré en Chine comme le dieu de la littérature.
3. li t’ieh kwai (ri-tek-Kai) est le mendiant boiteux à la béquille de fer, il a comme attribut une gourde magique de laquelle il fait parfois sortir des nuages.
4. lan t’sai ho (ran-sai-kwa) est représenté tantôt comme un vieillard avec un crapaud à trois pattes, tantôt comme une femme tenant un panier de fleurs.
5. han siang tseu (kan-sho-shi), il joue de la flûte, patron des musiciens.
6. ts’ao kwoh-ts’iu (sokok-kyu), il manie une sorte de castagnettes. Protecteur des acteurs.
7. han siang-tseu (ka-sen-ko) est un génie du sexe féminin et porte comme attribut une fleur de lotus.
8. chang kwoh lao (cho-kwa-ro), le dernier des huit génies est un vieillard représenté avec un tube ou un bâton de bambou.
Statue représentant les immortels
Tous ces immortels sont également des sujets très fréquents dans l’art japonais, cependant l’artiste nippon les traite d’une façon plus conventionnelle et plus naturelle, on pourrait dire avec moins de respect pour leur rang. Les attributs dont ils sont porteurs, dans la légende japonaise, sont plus nombreux et diffèrent parfois de ceux qui les font connaître comme ‘Pa sien" dans leur représentation chinoise…
Les papillons (en japonais "cho") jouent souvent un rôle dans le folkore nippon et encore plus dans le chinois. Il représente d’ailleurs très souvent le rêve dans le théatre du pays du soleil levant.
Au Japon, on considère le papillon comme une incarnation de l’âme d’une personne vivante. Ainsi quand une papillon entre dans une chambre, c’est l’indice que la personne, homme ou femme, dont il représente l’âme pénétrera incessament dans cette habitation.
La présence d’un papillon dans une maison est, en général, considéré comme un présage heureux mais parfois ce lépidoptère peut être une image de mort ou l’âme d’une personne qui vient de décéder.
On raconte à ce sujet une touchante histoire :
Un vieux célibataire habitait une petite cabane près d’un cimetière. Il tomba subitement malade et demanda à une de ses nièces de venir habiter près de lui pour qu’elle put le soigner. La nièce vint avec son fils et s’installa dans une maison voisine.
Un jour que le malade s’était endormi, un grand papillon blanc entra dans la chambre et se posa sur l’oreiller. Le fils de la nièce essaya en vain de chasser le papillon qui revenait obstinément se poser à la même place. Enfin, il s’envola par la fenêtre et alla voltiger au dessus d’une tombe puis disparu…
Fortement intrigué, le jeune homme alla au cimetière, examina l’épitaphe sur la tombe et vite que c’était celle d’une certaine Aki-ko, morte toute jeune, à l’âge de 17 ans. Il remarque aussi que cette tombe couverte de mousse qui semblait remonter à une cinquantaine d’années était garnie de fleurs fraîches.
De retour dans la maison, le jeune homme découvrit qu’entre temps le vieillard était mort. Alors, il alla trouver sa mère et lui raconta ce qu’il avait vu. La mère en entendant le nom d’Aiki-ko se souvint que son oncle avait été jadis fiancé à cette jeune fille et que celle-ci était morte subitement peu avant le mariage, le malheureux fiancé avait renoncé au monde en jurant de vivre toujours auprès de la sépulture de son aimée…
"Ce serment, il le tint bien" dit la mère "car il alla chaque jour au cimetière prier pour le bonheur de l’âme de la défunte et lui porter des fleurs. Ce grand papillon, c’est son âme à lui qui s’est envolée vers la tombe de la fiancée d’autrefois pour se réunir avec elle dans l’autre monde…".
De toutes les calamités contre lesquelles le japonais doit défendre sa maison, une des principales résulte de l’action des diables ou "oni". Ce sont eux qui provoquent toutes les mésaventures et les pires maladies, c’est pourquoi la veille de chaque nouvelle année ou plus exactement la nuit qui termine l’hiver et commence le printemps (que l’on nomme Setsu-bun), ces êtres malfaisants sont chassés des maisons à l’aide d’une cérémonie répondant aux noms de "Oni yarai" ou "tsuina".
Cette cérémonie est exécutée par un professionnel "chasseur de diables" (yaku arai) qui va de maison en maison, armé d’un bâton à anneaux (shaku jo) soit par le chef ou le fils héritier de la famille.
En même temps qu’il prononce l’invocation "oni wa soto, futu wa uchi" (que les diables sortent, que le bonheur entre), le chasseur sème autour de lui des pois grillés (kuro mamé) et les diables les plus tenaces fuient devant cette mitraille.
Pour empêcher le retour de ces indésirables, on attache à chaque porte d’entrée un talisman composé d’une branchette de houx et d’une tête de sardine sèche. Cet ornement reste souvent accroché pendant presque une année et s’appelle "iwashi".
Dans les temps anciens, un cérémonial imposant suivait dans le palais impérial la cérémonie d’"oni yarai" à laquelle assistait toute la cour. Un homme habillé en diable devait fuir devant ses poursuivants à travers les jardins et les nobles, assis dans les tribunes, lui lançaient des flèches de roseau tirées par des arcs en bois de pêcher…
Dans l’art japonais, l’"oni yarai" est fréquemment représentée dans tous ses détails, mais plus souvent encore, il est simplement évoqué par quelques objets, comme la boîte aux pois dans laquelle un "oni" épouvanté veut se cacher, un chapeau avec quelques pois dessus et sous lequel un diablotin chherche abri, une tête de sardine avec des feuilles de houx, etc. Dans les troupes comiques, on voit des dieux du bonheur remplir l’office de chasseur ou bien encore c’est la déesse Uzu-mé, un singe ou un poulpe…
Les pois grillés éparpillés pendant la cérémonie "oni yarai" sont, d’après le dicton populaire japonais, des pillules efficaces contre le coup de foudre…
Setsu-bun no wamé wo
hatsu-den ni shoku seba
kaminari ni uratenu
Si, au premier coup de tonnerre
on mange des pois du Setsu-bun
on est épargné par la foudre