L’ennemi…

L’ennemi…

Jésus disait, "aimez vos ennemis", ce qui à première vue, semble très difficile, mais je pense qu’il expliquait aussi le pourquoi.
Si l’on prend vraiment conscience que l’on est créateur de sa vie à 100% – chacun responsable à 100% – on comprend vite que tout ce qui nous arrive est là pour une raison que notre être à demandé à vivre.
Mais dans quel but se fait-on souffrir ? Pourquoi recevoir des insultes se faire humilier, trahir ou rejeter ? Es-t-on si bête pour s’attirer autant d’expériences négatives ?
Vivre avec un conjoint dépressif, violent, narcissique ou alcoolique n’a rien de la vie de couple rêvée…
Vivre avec des enfants rebelles, drogués ou qui ne travaillent pas, n’a rien de la vie de famille rêvée..

Vivre l’enfer à son travail avec des collègues jaloux ou des clients méprisants ou agressifs n’a rien non plus à voir avec la vie professionnelle rêvée et nous pouvons ainsi continuer sur tous les aspects de la vie.
Toutes ces personnes que l’on croit être nos ennemies, sont en réalité là pour nous servir d’écho à notre mal-être intérieur afin que l’on se voit réellement tels que l’on est.
C’est le miroir de notre inconscient.
Et tout ceci dans un but louable, nous aider à guérir par l’amour !
Il faut beaucoup d’humilité pour comprendre que l’ennemi ce n’est pas l’autre, mais nous !
L’autre est là pour nous le révéler dans la matière.
Tant qu’une faille, qu’une blessure est activée en soi, elle attire automatiquement une personne ou une situation pour la reconnaitre et la guérir.
Mais trop souvent, la première réaction est d’accuser l’autre voire de le rejeter ce qui est une fuite.
Tant qu’une situation gène, elle se renouvelle et partir ne sert à rien tant que l’on a pas guéri cette blessure par l’amour.

 

Une personne qui a eu des problèmes dans son enfance avec l’image du père, va souvent, au cours de sa vie, attirer des hommes qui lui ressemble pour dépasser la situation. Si le père était faible par exemple, elle va attirer un conjoint, un patron, un collègue faible.
Si la mère était absente ou non démonstrative en attention, la personne va souvent reproduire le schéma et attirer des personnes qui ne seront pas douces et tendres…
Tout ce que l’on construit dans l’enfance se reproduit jusqu’à ce que l’on soit neutre dans notre attitude.
La guérison intervient par l’amour de soi et de la vie et la reconnaissance que ces personnes sont des amies cachées sous des traits d’ennemies.
Dur d’accepter que son voisin qui fait du bruit est là pour nous permettre d’accepter que l’on s’interdit de rire ou de manifester sa joie par exemple…
Dur d’accepter que les enfants qui jouent et crient nous énervent sont là pour montrer que l’on a empêché son enfant intérieur de jouer…
Dur d’accepter que le conjoint qui trompe est là parce qu’on ne se reconnait pas sa valeur ou qu’on ne s’autorise pas de mériter d’être aimé pour soi entièrement…
Dur d’accepter que son meilleur ami nous lâche pour en trouver un autre parce qu’on ne s’accepte pas soi-même comme meilleur ami…
Dur d’accepter que la part d’ombre que l’on voit chez l’autre est l’écho de notre manque d’amour et de nos peurs.
Dur d’accepter que le guerrier en face, est le reflet de notre colère, que celui qui pour nous s’habille mal est le reflet de notre intolérance ou encore que la police qui arrête est le reflet de notre peur d’être puni…
et pourtant.. en analysant vraiment les situations, tout cela est vrai mais trop souvent nié par le mental menteur…

Lorsque l’on comprend que l’on est là dans cette vie pour développer plus d’amour pour soi et les autres, pour la vie et se reconnaitre enfin esprit créateur dans un corps physique, tout cela devient cohérent et de plus en plus facile à accepter et guérir.
Au lieu d’accuser l’autre, la première question à se poser est : qu’est-ce qu’il y a en moi pour attirer cette situation ?
Quelle pensée, émotion, croyance, blessure attire cette personne ou cette expérience ?

 

Une fois trouvé la réponse, il est plus facile de la libérer.
Reconnaitre sa responsabilité est le premier pas vers la guérison.
Le deuxième est de se poser ces questions et d’y répondre avec justesse :
Que puis-je faire pour changer ? Que faut-il guérir en moi ? Quelle vie ai-je envie de vivre ?
Le troisième pas est d’affirmer clairement à son esprit que l’on ne désire plus vivre cela et bien sur de s’envoyer plein d’amour, de respect, de valeur, de confiance en soi… et enfin d’affirmer clairement son nouveau choix.
C’est ainsi que l’ennemi extérieur nous révèle notre ennemi intérieur qui est seul celui à libérer. Une fois libre, il n’y a plus d’écho négatif et les ennemis extérieurs disparaissent comme par enchantement.
L’ennemi se cache au coeur de nos cellules et ce sont elles qu’il est nécessaire de guérir !
Aimer ses ennemis, c’est en réalité commencer à se connaitre vraiment et à se guérir…

 

4 Comments
  • exoseth
    Posted at 14:50h, 25 juin

    Bonjour

    Je parcours le net depuis peu à la recherche de commentaires sur l’Aikido…
    et voilà que j’ai l’heureuse surprise de tomber sur cet article…

    exactement le genre de choses que je cherchais…
    Je ne suis pas sur que tous les aikidoka aient la notion de “Chemin” (au sens où Jésus l’entendait)…
    Ca fait plaisir à lire…

    merci

  • Steph
    Posted at 14:59h, 25 juin

    Bonjour,
    Merci pour le commentaire, j’ai parcouru votre blog, intéressant…et belle recherche…
    A bientôt pt-être sur les tatamis.
    Belle journée
    Stéphane

  • Emmanuelle
    Posted at 23:37h, 27 juin

    Bonsoir,
    un post tout en finesse où sensibilité et intelligence se font écho…Oserais je dire: comme d’habitude en ces lieux??? Oui, j’ose:-)La tentation de l’innocence est toujours une bouée de sauvetage à laquelle on se raccroche la plupart du temps quand on est attaqué. A tort, il est vrai. Le processus d’attaque de l’autre est parfois à étudier et là, on découvre que ce n’est pas arrivé comme cela, sans qu’il y ait eu de signes, des mots, des’attitudes qui auraient du nous interpeller…Mais…C’est dur de ressentir de l’amour pour quelqu’un qui vous veut du mal et qui agit dans ce sens…Au mieux, se préserver de tels individus permet de ne pas trop juger et donc, peut être, de commencer à éprouver de la compassion et donc, un jour, qui sait, de l’amour…
    En tout cas, c’est un très joli post
    Bonne soirée et à très plus
    Emma

  • Emmanuelle
    Posted at 16:46h, 28 juin

    …enfin ceci étant, quand je relis ce que j’ai écrit…suis pas complètement satisfaite:-) Bon, je reprends autrement: en fait, oui, je crois que nous avons énormémément à apprendre de ceux que nous identifions comme nos ennemis, car ils se glissent là où nous n’avons pas réglé certaines choses de nous mêmes, oui. Tamura disait qu’on devait toujours pratiquer et pratiquer et encore pratiquer avec ceux justement qui nous posaient problème. J’ai souvent eu des soucis avec cela…mais en prenant du recul, tous ceux qui me posaient problème…étaient ceux qui se glissaient là où j’avais le plus mal, en effet.:-( MAis je crois aussi que quand il y a conflit, quel que soit le degré, l’erreur est de ne pas nous focaliser sur les raisons intérieures à nous mêmes qui nous ont poussé à nous retrouver là. Nous nous focalisons sur l’autre, sur ses raisons à lui, pas sur les nôtres, c’est là le problème je crois…
    Bon, ben je suis un peu moins insatisfaite de ce que j’ai écrit aujourd’hui:-)
    Bises et bon dimanche sous ce joli soleil de juin
    Emma

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