Pratiquant et enseignant

Pratiquant et enseignant

Au fil des années sur les tatamis, les rencontres furent nombreuses, parfois furtives ou qui allaient durer dans la simple courtoisie ou dans l’amitié la plus sincère.
Et dans ce petit monde de croiser deux types de personnes : les pratiquants et les enseignants.

Pratiquant

Pratiquant

Et bien que l’on puisse être les deux, chacun a un rôle, SON rôle.
Aussi simple que cela puisse paraître, l’enseignant donne au pratiquant tandis que, d’une certaine façon, le pratiquant donne à l’enseignant.
Maintenant, on peut exceller dans un des deux rôles et être moins bon dans l’autre.

Se demandant

Se demandant

On dit souvent que le meilleur uke fera le meilleur professeur, je reste mitigé face à cette affirmation car être un “as” sur le tatami ne signifiera pas forcément que l’on réussira à transmettre ou à retransmettre une information. Bien sûr, celles et ceux qui ont cotoié de près un maître dans le sens véritable du terme seront bien mieux armés que celui qui reste dans son coin.

Observant

Observant

Maintenant, enseigner n’a pas toujours valeur de succès en terme d’élèves car il ne suffit pas d’être “bon” pour attirer du monde.
On peut par exemple se trouver dans un endroit perdu ou être excentré des centres névralgiques. Ou alors être au milieu d’une population qui ne s’intéresse pas aux arts martiaux. Les paramètres qui influent sur la non-réussite quantitative d’un dojo sont nombreux.

Transmettant

Transmettant

Cependant, transmettre son maigre savoir à un petit public est aussi intéressant car un certain esprit se crée alors.
Pour ma petite part, je ne suis plus un très grand pratiquant comme on pourrait l’entendre, le temps des chutes à tout va et des suées sont loin derrière. Et lorsque je me retrouve dans un stage, je sens que la pratique en elle-même n’est pas toujours au firmament et souvent loin de là.

Recevant

Recevant

Peut-être parce que je vais dans les stages comme enseignant et que je suis plus intéressé à ce qui pourra être retransmis par après. Ainsi de parfois juste fixer un placement de pied qui me paraîtra très important et ce jusqu’à l’obsession.
Pour l’ajouter à ma pratique d’enseignant.
Donner cours reste une passion de chaque jour…

8 Comments
  • Andrej
    Posted at 22:14h, 27 février

    And why being a teacher if you know so little?
    Pourquoi être prof si vous savez si peu (mon maigre savoir)?

  • Steph
    Posted at 22:23h, 27 février

    Quelques connaissances quand même après une vingtaine d’années comme professeur ;-). Le savoir est cependant moins important que chez d’autres.
    Et de toutes façons, on peut uniquement enseigner que ce que l’on connaît.
    Merci de la visite 🙂
    Some knowledge even after twenty years as a teacher;-). Knowledge is however less important than others.
    And anyway, we can only teach what we know 🙂
    Thank you for the visit 🙂
    Stéphane

  • Andrej
    Posted at 22:35h, 27 février

    Some say you don’t teach what you know but you are.

    One day a wannabe teacher told me (after he failed executing a technique on me) “Well I can’t do it but that XYZ sensei can”. And here I was wondering “what the heck am I doing here, where is the man?”

    My question was rather (I guess) what is the hidden reward of being a teacher? I have practiced for more than 30 years and when I taught for a while I recognised the positive aspects of teaching in terms of feed back and clarification of our own knowledge.

    At the same time I m very suspicious about any desire to be the “teacher” unless she is like 20 and super hot… (in that case a little “Professor, I need your help…” does the trick for me…).

    Have fun mate.

  • Steph
    Posted at 22:41h, 27 février

    Thanks for your interesting comment, dear Andrej

  • Luc (Rôshinkan zendo)
    Posted at 23:46h, 27 février

    Regarder, incorporer, nommer, partager! Vivre… simplement 🙂 Merci Steph

  • Steph
    Posted at 23:49h, 27 février

    Merci, Luc 🙂

  • Graf Al
    Posted at 14:53h, 28 février

    Hey !

    intéressant comme article. Ça me rappelle l’article qu’avait écrit Léo Tamaki : sortir de sa zone de confort

    Bravo et continuez

    Alain
    http://aikido-colmar.net

  • Steph
    Posted at 19:57h, 28 février

    Merci Alain. La zone de confort, excellent article de Léo, j’ai adoré 🙂
    A plus.
    Stéphane

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