Le temps passe, il file comme le vent.
Je me rends compte que si les projets sont toujours là et l’énergie omniprésente pour être sur plusieurs fronts, je me rapproche inéxorablement de la fin et que je me trouve, hélas, plus proche de celle-ci que du début.
Il arrive un moment où on peut plus perdre de temps, je pense en avoir perdu en suivant divers professeurs qui, si ils avaient d’indéniables qualités, ne me convenaient pas et n’étaient pas dans le sens de ma petite recherche.
D’autres ont été des compagnons d’un temps sur ma voie de pratiquant m’amenant un peu plus loin et avec qui j’ai eu beaucoup de joie dans l’apprentissage.
Si j’ai rencontré un très grand nombre d’enseignants, le bilan fait que deux seuls (dans l’Aïkido) ont su me guider, de façon constante, dans un chemin qui me convenait.
Le premier fut Maître Tamura, rencontré il y a bien longtemps, et qui éclairera ma petite pratique. Un enseignement pas toujours facile à saisir et à comprendre et dont je commence seulement à percevoir le sens profond.
Le second est Leo Tamaki que j’ai connu, il y a dix ans en 2007, oui déjà dix ans.
Comme je l’ai déjà expliqué, la première rencontre fut virtuelle par l’intermédiaire du blog qu’il alimentait quasi quotidiennement lorsqu’il vivait au Japon avant de la découverte réelle en janvier 2008 pour le premier stage d’une longue série qui allait suivre.
Dix ans au cours desquels il y a eu de nombreux changements.
Les gens intéressés au départ qui se rendent compte qu’il y aura beaucoup de travail pour saisir cet Aikido là et qui abandonnent préférant rester dans ce qu’ils connaissent.
Les dojos invitants, recherchant peut-être une quelconque reconnaissance, et dont on ne voit plus les pratiquants.
Les enseignants des débuts venant épier, en quête peut-être de Dan, et qui retournent dans leur ombre.
Les maniganceurs cherchant peut-être une gloire éphémère mais qui n’est jamais venue et repartis vers d’autres lumières.
Les détracteurs de toutes sortes mais qui ne peuvent s’agripper car quand la roche est lisse, on ne peut trouver de prise…
Aujourd’hui de tout cela, il reste un solide groupe de pratiquants et de professeurs partageant la meme vision de l’art.
Dix ans de nombreux stages, d’heures de discussions, d’organisations et de bonne humeur en compagnie de cet enseignant que beaucoup voyaient comme atypique car il osait bousculer nombre d’idées établies et souvent non fondées.
Dix ans durant lesquels j’ai pu cotoier des Maîtres que je n’aurais imaginé rencontrer, ni meme parler avec eux et encore moins partager leurs repas et leurs voyages.
Dix ans qui ont vu les recherches de Leo avancer, se développer jusqu’à la creation de son Ecole, le Kishinkai, en compagnie de trois autres excellents pratiquants et enseignants : Issei, Tanguy et Julien.
Un style qui ne reste pas dans le « statique » et qui évolue sans cesse, pareil à la vie.
En veut comme preuve, la creation de nombreux évènements et ce même avant la creation du courant comme la NAMT, les Master Tour, les stages à Valencia, les cours avec divers grands maîtres, les Master Class, les Shochu Geiko et bien sûr le Kishintaikai qui rassemble chaque année quasi tous les enseignants et des pratiquants venus de divers pays parfois bien lointains.
Maintenant, cet Aikido avance en qualité avec sérieux et professionnalisme tout en restant dans un bon esprit et en ne cherchant pas à imposer certains dogmes.
Et c’est devenu ma pratique de principe, celle que j’enseigne modestement maintenant car j’y trouve un sens et un chemin à étudier qui fait le parallèle à mes petites recherches que ce soit en Shiatsu ou en Yoga ou dans l’existence.
Une rencontre, une vie…
Merci du fond du coeur, Leo, ami et maître, maître et ami et à dans dix ans!

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