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L’homme de Picardie

L’homme de Picardie

Et en fait, il n’y en avait pas qu’un seul mais plus de septante à fouler les tatamis du magnifique "Centre des Trois Doms" de Montdidier sis en Picardie. Et parmi ces quelques dizaines, Jean-Pierre HORRIE qui a magnifiquement organisé ce stage enseignants sous la houlette de Gilbert Milliat, Nebi Vural et Tamura Sensei. Si l’homme est repris au sens d’"humain", on peut également y ajouter les dames présentes dont Dominique, souriante toujours et coorganisatrice de l’évènement. Du grand nord sont également descendus une horde de belges avides de batailles (pacifiques) : Jean-Paul, Claude, David, Wlodek, votre serviteur et mon ami Pierre Manche qui eu la lourde tâche de faire chambrée avec les vieux briscards fous de la 102, mais oui ceux qui liquident les carafes et qui servent un verre à un ami trop tôt disparu…Jean-Yves, tu as du bien sourire de cette coutume.

 tamura-shihan

Nebi Vural
Je ne vais plus présenter Nebi car j’en parle très souvent sur ce blog et chacun sait que je l’apprécie.
J’ai à nouveau été séduit par sa technique et sa vivacité. L’entrée en matière ne fut pas des plus reposantes avec deux heures de Suwari Waza mais celà allait nous être d’une grande utilité pour le travail de nos hanches et de notre centre. L’après-midi, sa pratique du Tanto, très martiale et toujours avec un grand respect du partenaire, a subjugué pas mal de monde, à commencer par ceux qui le découvraient pour la première fois. Quelques questions avaient été posées sur la présence dans la pratique et les relations armes-mains nues et les réponses se trouvaient là, sous notre nez, encore fallait-il les percevoir…De la présence, il faut en avoir lorsque Nebi se met à manier des lames véritables. L’accent fut également mis sur les déplacements et notamment la marche, attitude que l’on pense facile mais qui est vraiment un élément fondamental de la pratique des budos. 

 nebi-vural

Gilbert Milliat
Voilà quelqu’un que je découvrais et ce fut plus qu’une bonne surprise. Sous des aspects de doux montagnard, il possède une énergie énorme mais également une très grande simplicité dans l’enseignement. Ses cours sont vraiment très bien construits. A partir des thèmes principaux, il nous a fait découvrir un grand nombre d’éducatifs partant le plus souvent d’exercices soit bokken ou jo, pratiqués seul puis avec un partenaire pour arriver à l’application technique sans armes avec un uke. L’attachement à l’utilisation du seika tanden est assez primordiale à ses yeux, tout part de là, les mains n’étant que les "tuyaux d’écoulement" de cette énergie. "Respirer par les mains" comme l’on dit en Shiatsu. Travail des hanches et débloquer les appuis, c’était un peu le cheval de bataille des nombreuses explications, une belle suite à l’introduction faite par Nebi.
Voilà un professeur suivant Sensei depuis plus de 40 ans et qui continue à pratiquer avec tout le monde, tournant sur le tatami tantôt tori ou uke pour nous faire ressentir le geste.
"Il faut laisser ses acquis derrière soi si l’on veut aller de l’avant", à retenir et à méditer…

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Michel Prouveze
Le samedi matin après 3 jours de cours intensifs, nous avons déménagé vers Compiègne pour suivre le stage enseignants avec Tamura Sensei. Le matin à 8h30 se donnait un cours Iaido avec Michel Prouveze et nous nous sommes dit "pourquoi pas?". C’est donc nantis de bokkens que les deux belges rescapés ont été à ce cours. J’avais déjà fait un peu d’Iaido il y a bien longtemps et depuis je n’avais plus trop sorti cette noble arme. C’était très intéressant, une pratique vraiment dans le calme, chacun à son rythme avec une belle préparation respiratoire. Il faut dire que Michel est une sommité dans le domaine. Il a débuté en 1978 avec Mitsuzuka Sensei au Japon lorsque il vivait là-bas en pratiquant également à l’Aïkikai de Tokyo.
Michel est 6ème Dan d’Aïkido et nous a fait l’honneur de partager notre pratique lors du stage.
 

 

Tamura Sensei
Même si nous n’arriverons jamais à un millième de ses connaissances, Sensei reste vraiment ma référence en Aïkido. Et on aurait dit qu’instinctivement, il avait perçu ce que nous avions étudié durant des heures; nous démontrant vraiment ce à quoi nous pouvions arriver en appliquant tous les principes évoqués par Nebi et Gilbert.
Wlodek et moi-même l’avons encore plus ressenti le samedi au cours duquel nous avions l’impression de recevoir un condensé de tout ce qui avait été vu lors du stage, oui vraiment qu’il s’adressait à nous à travers la pratique, sensation étrange…

Rencontres et retrouvailles
Après quelques stages profs au cours des dernières années, des liens se créent car nous voyons régulièrement les mêmes têtes. Vivre en symbiose en partageant la pratique, les repas, les discussions et les fêtes fait que nous avons presque l’impression de faire partie de la même famille.
Hormis mes amis belges avec qui j’apprécie de vivre ces bons moments et mon ami Alain Lapierre, il y a aussi à chaque fois les rencontres avec des pratiquants et pratiquantes venant de tous les horizons. Et celà fait la vraie richesse de notre art…

2 réponses

  1. Emmanuelle dit :

    coucou,
    oui, laisser ses acquis derrière soi…aller de l’avant et vivre chaque menue petite chose de la vie comme si elle était non pas la dernière mais la première:-) C’est rigolo, mais je trouve que plus les gens sont avancés dans un domaine, plus il émane d’eux une simplicité tendre et toute pure…
    Oui, l’Aikido est une grande famille…même pour les tortueux dissidents comme …moi:-(
    Bisous et bonne journée!
    Emma

  2. Steph dit :

    Hello,
    Oui, certainement…Lorsque l’on arrive à un très haut niveau, l’ego est coupé et il ne reste que la simplicité.
    Celà crée une belle ambiance sur le tatami.
    Bizzz
    Steph

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