S'asseoir en squat, à l'asiatique

Voilà une assise qui n’est pas trop commune par chez nous et que j’ai toujours du mal à accomplir, manque de souplesse oblige, cheville abîmée et genoux brinquebalants n’arrangeant pas l’affaire.squatCette position est innée auprès des jeunes enfants qui se placent comme cela dans pas mal d’activités et sans difficulté aucune.
Pour les adultes, cela se corse assez souvent, je pense que cela s’est perdu au fil du temps. Et à vrai dire, je vois peu de personnes pratiquant par ici, je me souviens avoir vu cela dans des films, dans des documentaires et aussi chez ma prof de Shiatsu qui apprécie de se tenir dans cette position.squat2Néanmoins, elle est très répandue en Asie, continent dans lequel cette posture se pratique quasi partout que ce soit pour manger, pour attendre le bus, pour téléphoner, etc. Son manque de présence en occident viendrait du fait de l’utilisation de chaises, de fauteuils et de talons, ce qui raccourcirait et raidirait les tendons d’achille. Et sans une souplesse certaine à ce niveau, il deviendrait difficile de pratiquer l’Asian Squat.squat3D’ailleurs, il semble que certains pays asiatiques tournés vers les mauvaises habitudes de chez nous commenceraient à ne plus trop se poser à ras du sol.
Est-ce bon pour la santé? Les avis se partagent à ce sujet mais il semblerait que, paradoxalement cela serait bon pour l’énergie générale et pour les jambes et genoux. Cette position aiderait aussi à vider les intestins lors de….
Il y avait d’ailleurs les « toilettes à la turque » chez nos voisins français qui nous
permettait de travailler cette forme 🙂squat4Et si je me souviens bien, on retrouve une position un peu similaire dans la « Sagesse du corps », ne fut ce que dans les déplacements en « singe ».
Dans l’Aunkai, on tend également à des poses quasi similaires.
Ne reste plus qu’a s’entraîner!!!
Et voici un challenge intéressant par Ido Portal, coach du corps bien connu squat01Et une video de training un peu humoristique 🙂

Du repos, mon oeil!!!

Avez-vous remarqué que votre corps vous donne bien souvent des signaux lorsque quelque chose ne va pas trop bien? Dans mon petit cas, voici le signal donné depuis quelques temps, deux semaines en fait et à répétition. Je sais, ce n'est pas du meilleur effet.

 

Après avoir vu quelques spécialistes, le résumé des avis fait que "on ne sait pas trop quoi" et donc éclatement de veines dans l'oeil. Pas grand chose à faire juste attendre que cela passe et…ca ne passe pas. D'où cela vient-il? Hummm, pas vraiment de réponses mais ce petit problème vient peut-être qu'à trop faire de choses, ne pas trop se reposer, s'impliquer à fond dans des évènements, faire trop d'arts martiaux ;o) etc. viendrait à créer une surpression.
Donc, pas de médocs, mais du repos et encore du repos…

Jeûner, une nouvelle thérapie

J'ai regardé ce documentaire sur Arte jeudi dernier. C'était assez intéressant et passionnant. Je connais certaines personnes qui pratique cela sous des formes différentes et elles ne m'en disent que du bien.
Présentation du documentaire sur le site d'Arte :
Et s'il existait une alternative au "tout médicament" ? En Russie, en Allemagne et aux États-Unis, médecins et chercheurs étudient les effets étonnants du jeûne sur les patients. Une enquête aussi rigoureuse que troublante.

Dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d’hypertension, d’obésité, de cancers se multiplient et la consommation de médicaments explose. Et s'il existait une autre voie thérapeutique ? Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. Réputé pour sa source d'eau chaude, le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995. Atteints d'asthme, de diabète, de rhumatisme, d'allergie… les patients, très encadrés, n'ingurgitent rien à part de l'eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines. Passée la douloureuse crise d'acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures. Remboursé, ce traitement s'appuie sur quarante ans d'études scientifiques, malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l'ère soviétique. Bien qu'elles soient inconnues hors de Russie, des médecins et chercheurs occidentaux creusent aussi ce sillon, même si, aux pays du médicament-roi, ils bénéficient de peu de subventions.

RÉFLEXE ATAVIQUE
Le documentaire nous emmène aussi en Allemagne, à la clinique Buchinger, sur les rives du lac de Constance, où l'on soigne par le jeûne des maladies chroniques et aux États-Unis, où Valter D. Longo, professeur de biogérontologie à l'université de Californie, étudie les effets du jeûne sur des souris atteintes de cancer. À l'aide d'infographies très claires, le film explique les bouleversements complexes qui s'opèrent dans un organisme à la diète. Grosso modo, il réapprend à vivre de ses réserves, un réflexe atavique qui le purge et le rend plus fort. Aussi efficace que troublante, la démonstration de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade incite à réévaluer notre approche de la maladie et du soin. À l'instar des malades de Goriachinsk plus confiants après avoir surmonté l'épreuve du jeûne, on se découvre un corps plus résistant qu'on le croyait, une nouvelle plutôt réconfortante.

Pamplemousse

De plus en plus le monde se (re)tourne vers la nature pour ses qualités thérapeutiques…Un fruit serait-il donc bien plus qu’un fruit ?
Essentiellement cultivé dans les pays tropicaux d’Asie, le véritable pamplemousse est plus gros que celui que nous connaissons et sa forme se rapproche légèrement de la poire. En occident, il est assez rare. C’est le «pomélo» que nous consommons mais l’usage a voulu que le nom utilisé soit «pamplemousse». Quoi qu’il en soit ce n’est pas son nom qui nous importe mais les trésors bien gardés au creux de sa chair : les pépins.

Les plus belles découvertes sont souvent le fruit du hasard. En Floride, dans les années ’80 Jacob Harich, médecin et passionné de jardinage jette des pépins de pamplemousse sur un tas de compost. Après quelques jours, il constate que les pépins ne pourrissent pas. Interloqué il décide de les faire analyser. Depuis, bon nombre d’instituts américains et européens ont peaufiné son travail. Tous aboutirent au même résultat : l’extrait de pépins de pamplemousse a une réelle efficacité d’action pour contrer un large éventail de bactéries, de virus et de champignons pathogènes.
Un «antibiotique naturel»
Leur qualité est de contenir de la vitamine C et des bioflavonoïdes. Contrairement à la majorité des animaux et des végétaux, l’organisme humain est incapable de produire de la vitamine C ; il doit donc la trouver dans l’alimentation. Cette vitamine renforce l’action de bioflavonoïdes qui favorisent l’imperméabilité vasculaire, protègent les tissus de toute inflammation sérieuse, et stimulent le système immunitaire intestinal, l’incitant à produire une large gamme d’anticorps. Grâce a eux, nous sommes mieux préparés contre les attaques de substances nocives et des micro-organismes. Ces bioflavonoïdes sont capables de freiner le développement des bactéries, des champignons et des virus. Tout un programme !

En broyant les pépins et les membranes blanches du fruit, on obtient une pâte homogène blanche qui mélangée à une solution composée d’eau et de glycérol donne de l’extrait de pépins de pamplemousse liquide. Mais, il est aussi possible de le trouver sous forme de poudre en comprimés ou gelules. Son spectre d’action est bien plus large que celui des antibiotiques qui n’agissent que sur les bactéries. Il dépasse aussi celui des antimycosiques qui se limitent aux maladies provoquées par des champignons. Il ne faut pas le confondre avec l’HE de pamplemousse qui est obtenu à partir de l’écorce extérieure [zeste] du fruit.
Concrètement
Il est dit que son action s’étend à environ 800 souches de bactéries et de virus et à environ 100 souches de champignons et un grand nombre de parasites. En plus, il renforce le système immunitaire, c’est dire s’il y a plein de bonnes raisons d’y avoir recours ! L’extrait de pépins de pamplemousse«tue» les agents pathogènes pour que l’organisme entreprenne luimême les phases de guérison.
Son utilisation peut être interne ou externe. En interne, il est le plus souvent utilisé dans le traitement des dysfonctionnements intestinaux et des rhumes. Présentant un goût amer, on le dilue dans l’eau ou dans un jus au moment de l’utilisation. Pour lutter contre un mal de gorge, il suffit de se faire plusieurs fois par jour des bains de bouche composés de 10 gouttes d’extrait dans un verre d’eau tiède. En préventif, 5 à 15 gouttes 3 fois par jour pendant deux mois renforcent le système immunitaire. Quant aux problèmes de digestion, ils sont un mal fréquent dont la cause est souvent le stress, la consommation d’aliments trop raffinés sans parler des parasites, virus ou bactéries. L’extrait de pépins de pamplemousse bloque l’évolution des germes pathogènes et relance le système immunitaire. Pour ces raisons, il devrait jouir d’une place privilégiée dans la trousse de voyage contre les maux intestinaux, surtout dans les pays où l’hygiène laisse à désirer. Petite astuce lors d’un voyage, disons en Inde :10 gouttes diluées dans le verre d’eau tous les jours prévient l’installation de parasites, vers, etc… Sa grande valeur ajoutée est de ne pas détruire la flore intestinale en ne présentant aucune toxicité. Contrairement aux antibiotiques synthétiques, aucun effet secondaire n’a été constaté et pour être intoxiqué il faudrait en ingérer une dose phénoménale.

En externe, c’est l’ami des belles peaux. Ne perdons pas de vue que la peau est une véritable barrière entre notre corps et l’environnement. C’est elle qui en premier subit les effets néfastes de la pollution au sens large. Grâce à l’action désinfectante de l’extrait de pépins de pamplemousse, adieu les boutons et vilains herpès qui ne sont pas esthétiques et sapent le moral. Dans certains produits de beauté, il est utilisé comme seul agent conservateur. Sa présence évite l’utilisation de produits synthétiques et exerce une action positive sur la peau. Il vient aussi à bout des infections de la bouche comme les aphtes ou gingivites. C’est aussi un précieux allié pour la femme, étant efficace en cas d’infections vaginales.

Au-delà des Hommes
Son terrain d’application touche tous les organismes vivants. Dans le monde agricole aussi, ce produit fait ses preuves. Un grand nombre de parasites s’attaquant aux plantes et aux animaux se montrent sensibles à l’extrait de pépins de pamplemousse. Au Danemark, on y a recours pour l’élevage biologique des porcs, des vaches et des chevaux. Il est utilisé sous forme de poudre pour prévenir et/ou combattre les maladies épidémiques et infectieuses. C’est aussi un excellent vermifuge. Utilisé également pour désinfecter les viandes, poissons et céréales avec comme résultat, la multiplication par 3 ou 4 de la durée de conservation. Les pays d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud l’emploient pour conserver leurs produits agricoles et les protéger des bactéries et moisissures. Dans ce domaine, son utilisation constitue une alternative plus qu’intéressante sur le plan hygiénique, sanitaire et aussi économique. Comme quoi, il n’y a pas que dans le cochon que tout est bon !

Vanessa Jansen
Références : «Le pamplemousse : un antibiotique naturel» de Jens Meyer-Wegner chez Gange éditions & www.passeportsante.net
Paru dans l'Agenda Plus N° 234 de Février 2012

Respire

La respiration, faite des deux mouvements fondamentaux que sont l’inspiration et l’expiration, est un des grands miracles de l’existence. Non seulement la respiration donne libre cours aux énergies vitales, mais elle constitue également une voie de guérison qui mène aux plus infimes recoins de notre être (respiration holotropique, respiration consciente, rebirth, Qi Gong). Quand nous inspirons totalement, nous nous emplissons des énergies vitales.

Quand nous expirons totalement, nous nous vidons et nous nous ouvrons à l’inconnu. Et quand nous approfondissons notre conscience du rythme fondamental et toujours changeant de la respiration, nous activons notre propre pouvoir de guérison et découvrons l’énergie de l’intégralité.
Respirer, c’est vivre. Mais respirer totalement, c’est vivre totalement, c’est actualiser toute la gamme et tout le pouvoir de notre potentiel inné de vitalité dans tout ce que nous percevons, sentons, pensons et faisons. Malheureusement, peu de gens respirent totalement. Nous avons perdu la capacité de respirer « naturellement » que nous possédions quand nous étions des bébés et des enfants.

La respiration superficielle chronique réduit la capacité de fonctionnement de notre système respiratoire à seulement un tiers de son potentiel, diminue les échanges gazeux et par conséquent, la production d’énergie dans nos cellules. Elle nous prive des nombreux bienfaits que la respiration peut avoir sur nos organes internes, nous coupe de nos véritables émotions et amène déséquilibre et maladie sur tous les plans de notre vie.
De tous les enseignements anciens et modernes qui ont exploré la signification profonde de la respiration dans la vie des humains, les traditions taoïstes en provenance de la Chine, traditions qui constituent une façon de vivre et non pas une religion, offrent une des méthodes les plus pratiques et judicieuses de l’emploi de la respiration pour accéder à la santé et au bien-être.

Une des raisons à cela, c’est que depuis les débuts du Taoïsme, à l’époque où régnait l’Empereur jaune (Huang Ti), environ 2 700 ans avant Jésus-Christ, les objectifs concernant la santé et la longévité n’étaient jamais dissociés des objectifs d’évolution spirituelle et d’immortalité. Les Taoïstes ont réalisé qu’une vie longue, en santé et pleine de vitalité est non seulement un objectif intelligent, mais également un soutien important pour l’objectif, plus ardu, d’évolution spirituelle et d’indépendance. Avec plus de 4 000 ans d’expériences faites sur leurs propres énergies physique, émotionnelle, mentale et spirituelle grâce à des positions et mouvements précis, des massages, des visualisations, des sons, des méditations, des régimes alimentaires et bien d’autres éléments pratiques, les Taoïstes ont observé que la respiration naturelle – c’est-à-dire la respiration qui s’effectue selon les lois véritables de l’organisme humain – avait une influence énorme sur la quantité et la qualité de ces énergies, et par conséquent sur la qualité et la direction de notre vie.

On pourrait dire, comme l’ont fait certains maîtres taoïstes et d’autres maîtres, que puisque la respiration naturelle est naturelle, tout effort pour respirer naturellement va à l’encontre du but recherché. Selon eux, quand l’esprit se calme et se vide, la respiration naturelle se fait automatiquement. Si l’on s’en tient à cette affirmation, cependant, le problème n’est pas résolu. On se retrouve confronté à une autre question : quelles sont les conditions qui nous permettent de calmer et de vider notre esprit? Que devons-nous faire personnellement pour y arriver? Il est inutile de faire passer le problème du corps à l’esprit ou de l’esprit au corps: la respiration naturelle sous-entend la participation des deux.

Quand la respiration naturelle fait partie de notre vie, il est bien sûr question de ce que nous faisons mais aussi – et peut-être surtout – de comment nous le faisons. Les techniques taoïstes de respiration nous permettent d’explorer les lois physiologiques et psychologiques de notre entité psychocorporelle – par des impressions qui viennent directement de la conscience intérieure claire que nous avons de notre corps. Ainsi, nous pouvons apprendre ce que calmer et vider l’esprit veut dire. Peu importe la façon dont nous vivons ou dont nous faisons (ou ne faisons pas) les choses, nous faisons toujours quelque chose. Nous sommes constamment en train de nous exercer à quelque chose, ne serait-ce que répéter mécaniquement et enfouir encore plus profondément les habitudes étriquées et souvent malsaines de l’esprit, du corps et des perception qui façonnent notre vie.

Pour retirer un réel bénéfice des exercices de respiration, il faut les aborder le plus consciemment possible, prendre soin d’en comprendre le but, d’en ressentir l’essence et de percevoir leurs effets sur tout notre être.
Par la respiration consciente, il est possible de prendre conscience par le senti des nombreuses attitudes étriquées et inconscientes que nous adoptons face à nous-mêmes et au monde, et de nous en libérer. Ces attitudes engendrent du stress et des problèmes dans presque toutes les sphères de notre vie. Ce sont souvent ces mêmes attitudes, profondément enfouies dans notre cœur, notre esprit et notre corps, – et révélées et entretenues par notre respiration – qui réduisent notre niveau de présence, restreignent notre force vitale et nous empêchent de vivre consciemment une vie saine, en harmonie avec nous-mêmes, avec les autres et notre milieu de vie. Selon Lao Tseu, si nous réussissons un tant soit peu à « faire respirer » cette image étriquée que nous avons de nous-mêmes et si nous vivons en fonction de notre totalité, bien des problèmes disparaîtront d’eux-mêmes.

Nous apercevoir et nous libérer de ce sentiment étriqué que nous avons de nous-mêmes, c’est nous ouvrir aux immenses forces de guérison et aux puissantes énergies qui créent et entretiennent la vie en nous. C’est faire nous-mêmes l’expérience de la façon dont les substances alchimiques matérielles et les idées magiques de l’esprit sont liées dans la danse harmonieuse et transformatrice du Yin et du Yang, cette polarité dynamique d’opposés à partir de laquelle toute vie émerge. C’est aussi faire l’expérience, ici et maintenant, du retour au vide et au silence premiers et immenses du Wu Chi, ce grand tout, que certains qualifient de vide quantique, qui est la source de notre être et de notre bien-être. Seule notre respiration peut nous guider tout au long de ce remarquable voyage à l’intérieur de nous.
Alors, on respire?

Manger et pratiquer

Il y a quelques temps, notre ami Léo répondait à un lecteur sur l’alimentation dans la pratique. Voilà un sujet intéressant que j’avais également modestement traité sur ce blog.
Le bien mangé est certainement un des éléments importants d’une bonne pratique. En effet, imaginez-vous le cas extrême qui vous amène à ingurgiter des frites, boulettes, mayonnaise tous les jours et ensuite vous retrouver le soir à faire des roulades sur le tatami, pas trop compatible…quoique j'aime bien les frites aussi…

Dans mon petit cas, je suis passé au cours de ma vie par toute sorte de phase allant du carnivore au « végévore ». De par mon éducation, j’ai été élevé dans l’idée de la viande, du beurre, du lait, etc. ce qui est peut-être la cause des raideurs et de la « non souplesse » que je peine à modifier.
Eh oui, à l’époque, il fallait manger son « steak » pour devenir fort !

Par la suite au gré de rencontres et de lectures, cette philosophie allait peu à peu s’estomper et aller vers une alimentation plus légumineuse, parfois complètement végétarienne et même macrobiotique comme lors de mes quelques années de cours Shiatsu durant lesquelles les enseignements de Frans Copers allaient grandement résonner en moi.

La macrobiotique a énormément de détracteurs et je ne suis pas sûr que manger tout le temps de cette façon soit bon pour l'organisme, ne fut ce que pour le plaisir de manger. Il n'empêche que suivre une cure de céréales sur le modèle de la monodiète vous nettoye bien l'organisme jusqu'au sang qui est purifié d'une certaine manière.

Si cela m’a fait beaucoup de bien, cela a aussi engendré quelques douleurs musculaires, en particulier après la lecture du livre de Jonathan Safran Foer « Faut-il manger des animaux » qui allait me laisser avec un profond dégoût pour le « carné » . Ces douleurs se situaient en particulier aux niveaux des cuisses et mollets. Après avoir un peu lu sur le sujet, j’en suis arrivé à la conclusion (peut-être erronée) que j’étais en déficience au niveau protéines et au niveau de certaines fibres, même si j’essayais de compenser par des substituts végétaux.
Depuis, je remange pas mal de protéines végétales et aussi un peu de viande et ses « bobos » ont peu à peu disparus, j’essaye quand même de manger de la viande biologique ou d‘élevage fermier.


Thierry Marx, le cuisinier samourai

Au fil du temps, je suis donc devenu un peu « flexitarien », croisement entre différentes espèces, qui est végétarien mais qui mange de la viande à l’occasion et je pense que c’est peut-être le meilleur chemin car l’arnaque est partout et on ne sait plus quoi trop manger, même le bio est devenu un grand marché pour les multinationales, il suffit de voir l’huile de palme présente dans quasi tous les produits (pauvre nutella!!!). Arnaque sur les légumes, sur les scampis élevés à coup d’antibiotiques et nourris aux déchets de porcherie, sur les graines germées d’Egypte ou de chine, sur les pommes du Chili, etc.

Et avant la pratique proprement dite ?
J’essaye de manger le plus frugal possible, un peu de miso me convient assez bien ou un peu de pain avec du fromage ou une salade, il vaut mieux éviter les spaga-bolo et autres Mac Do! Il est clair qu'il est plus intéressant de manger "veget" pour ne pas trop bloquer les muscles et articulations et également pour ne pas trop diminuer la souplesse.
Tout ceci n’est évidemment que ma petite expérience, chacun vivant la sienne…

Wake Up...

Un texte qui va mettre en alerte certains qui dorment très peu…tout comme votre serviteur…
Selon une récente étude, le timing du sommeil reflète l’intelligence: les personnes avec des QI (quotients d’intelligence) plus élevés tendent à être plus actifs la nuit et à se coucher plus tard, tandis que ceux avec des QI plus bas tendent à se coucher plus tôt.
Le manque de sommeil peut entraîner l'obésité, l'hypertension et de manière générale réduire l’espérance de vie. La somnolence réduit quant à elle la performance mentale, et est à l’origine de nombreux accident de la route par exemple.

Mais les horaires du sommeil font partie des sujets qui font débat depuis quelques années, plus particulièrement la corrélation entre le moment du sommeil (plutôt le matin ou plutôt le soir) et l’intelligence, écrit le scientifique Robert Alison dans un article du Winnipeg Free Press qui fait un tour d'horizon des nombreuses publications scientifiques dédiées au sujet.
Satoshi Kanazawa et ses collègues de la London School of Economics (LSE) ont mis à jour des différences significatives dans les préférences de timing du sommeil entre les individus en fonction de leur QI. Selon Kanazawa, les humains ancestraux étaient diurnes, et l’évolution vers des activités plus nocturnes est une «nouvelle préférence de l’évolution» qui se retrouve chez les individus plus intelligents et dénote un «niveau de complexité cognitive plus élevé».
Cette étude vient plutôt à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle «le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt», et plusieurs études qui cherchaient à la prouver: En 2008, Marina Giampietro et son équipe avaient trouvé que les personnes «du soir» ont tendance à être moins fiables, moins stables émotionnellement, et plus enclins à souffrir de dépression, d’addictions ou de troubles du comportement alimentaire. Des chercheurs de l'Université de Columbia ont également trouvé que se coucher tard et dormir peu rend les adolescents plus susceptibles de basculer dans la dépression et même de faire des tentatives de suicides.

Le site du Christian Science Monitor propose un quizz pour savoir à quelle catégorie, des oiseaux de nuits ou des alouettes du matin, vous appartenez. Pour rassurer ceux qui se sentent coupables de faire la grasse matinée, le site Wired avait quant à lui déjà listé en 2008 trois avantages de dormir tard: nous avons en général besoin de plus de sommeil que ce que nous pensons, les personnes qui sont «du soir» sont plus créatives (citant encore une étude de Marina Gampietro) et se réveiller trop tôt est plus stressant (l’hormone du stress, le cortisol, est en plus grande quantité dans le corps à 7 heures du matin).

Goji

Tout le monde en parle de ce petit fruit rouge asiatique appelé aussi “fruit du bonheur”. De son nom latin, Lycium barbarum, cet arbuste s’apparente à une vigne et est cultivé principalement dans le nord-ouest de la Chine, dans la province du Ningxia, et au Tibet. La saveur de ses fruits, à la fois douce et légèrement acidulée, est très agréable. On les trouve chez nous sous forme déshydratée dans les supermarchés chinois et dans les magazins bios.

Le plus surprenant, c’est qu’ils battent tous les records au niveau richesses nutritionnelles. Ils contiennent pas moins de 21 minéraux et oligoéléments; 18 sortes d’acides aminés (plus que le pollen) dont 6 essentiels et des vitamines A, B1, B2,B6, E et C. Les graines de goji seraient les plus riches en antioxydants,plus riches en vitamine C que l’orange, plus riches en fer que les épinards,contiendraient plus de protéines que le blé et autant d’oméga 3 et 6 que le poisson, plus de calcium que le lait. Autant dire qu’on leur attribue une panoplie de vertus médicinales. D’abord, c’est un antivieillissement très efficace. Ensuite, elles agissent comme antiinflammatoire dans les cas d’articulations douloureuses (arthrose), préviendraient les troubles oculaires, règleraient les troubles de l’estomac et du foie, réguleraient la tension artérielle, le cholestérol et le diabète.

Pour finir, elles redonnent la pêche et le sourire en combattant le stress. Des graines de goji bio sont actuellement proposées à la vente. Là aussi, la prudence est de mise quand on sait que la Chine ne représente pas un modèle dans ce domaine et que certains insecticides cancérigènes sont notamment utilisés pour la lutte contre les pucerons. Le prix moyen des graines de goji se situe aux environs de 38 ou 40 € les 500 g. Il s’agit donc d’ouvrir les yeux et les oreilles pour obtenir un maximum de garanties. Reste que ajoutés aux céréales du matin, à un yaourt au goûter ou simplement grignotés au cours de la journée, ces petits fruits vous apporteront quelques bienfaits non négligeables.
J'en prends assez souvent en cures de 500 grammes ce qui fait quelques semaines à raison de 2 cuillères à café par jour.
Une dose à ne pas trop dépasser au début car celà nettoye aussi les intestins…
Un petit site pour en savoir plus : http://www.encyclogoji.com/
 

Green Gym

Eh oui, relâche Aïkido après huit jours de pratique intensive, vendredi cours bokken avec Abdel, samedi et dimanche stage avec Léo et stage enfants toute la semaine…
De plus l’impression d’avoir attrapé la grippe, heureusement, la prévention homéopathique à coup d’ Oscillococcinum a eu raison des miasmes…
Donc ce week-end, jardinage et ramassage des feuilles pendant des heures… D’une "corvée", finalement on peu tirer un enseignement, par exemple le fait qu’au début nous sommes concentrés sur l’action et qu’ensuite nous agissons sans trop penser, les mouvements se font tous seuls. Serait-ce l’"Ishiki" narrée par Léo il y a peu, je ne sais pas trop.
Je me suis aussi demandé pourquoi Maître Ueshiba avait décidé de consacrer la fin de sa vie à l’agriculture et à l’Aïkido dès son installation à Iwama en 1942.
Peut-être qu’il trouvait dans cette activité, outre l’union avec la nature, un état d’esprit et une « conscience » propice à sa pratique martiale.

 ueshiba

En tout cas, voilà un créneau qui me plairait dans l’existence, culture de légumes, Aïkido et Shiatsu…
En faisant quelques recherches sur le sujet, j’ai découvert la « Green Gym ».
C’est quoi? c’est de la gym au grand air combinée au jardinage. Hé oui, cette pratique totalement gratuite, a été lancée en Angleterre pour être répandue jusqu’en Australie! Créer les séances de fitness avec pelles et râteaux, il fallait y penser!

Le nouveau concept "fitness" outre-Manche consiste en effet à faire du sport en plein air en alternant exercices de fitness et jardinage… idée saugrenue? Pas trop car durant une séance hebdomadairedetrois heures, on fait des exercices d’échauffement, on ratisse, on plante, on transporte, on débroussaille et on taille, jusqu’aux exercices finaux d’étirement et de relaxation. Et ce, tout en respirant de l’air pur.

Ainsi, pour entretenir parcs et jardins, la Green Gym, créée en 1998 par l’Organisation de Protection de l’Environnement Britannique (British Trust for Conservation Volunteers), alliée au corps médical et aux collectivités, mobilise des bénévoles et les engage dans des activités de jardinage assez physiques pour que cela corresponde, en même temps, à un bel exercice sportif, promulguée « gymnastique écologique ».

warm-ups

Par ailleurs, les études le prouvent, en plus de la proximité avec la nature, la stimulation du système cardio-vasculaire et le renforcement de la musculature…la pratique régulière de la Green Gym participerait au traitement des dépressions et de l’anxiété! Cette activité regroupe actuellement 10.000 personnes, qui ont trouvé dans cette pratique, un excellent moyen de faire rimer nature, jardinage et activité physique.
Une belle idée pour la retraite…


 

Seitai

Le Seitai, vous connaissez??
Il s’agit une méthode de santé japonaise développée par Imoto Senseï. Son plus proche éléve, Olivier Nesmon, installé au Québec tient un blog très intéressant que je vous recommande : ici
Je le parcours souvent car j’y trouve assez bien de parallèles avec le Shiatsu mais également avec la pratique martiale. 
Voici un extrait de conférence donnée dans un dojo de Yoseikan Budo. Comme toujours, les explications sont assez précises.